La venue de nos collègues de Barcelone nous permet jusqu'à maintenant de beaux échanges en lien avec la mise en place d'une collaboration entre leurs écoles et les écoles de notre réseau.
Les 8 enseignants et leur deux accompagnatrices sont dynamiques, motivés et pour l'instant quatre langues nous permettent de mieux nous débrouiller et d'avancer dans la construction du discours. Le ministère de l'Éducation de la Catalogne les envoie ici continuer à approfondir leur démarche de coélaboration de connaissances. Ce qui est fascinant c'est de voir à quel point les points de levier, les difficultés et les besoins pédagogiques sont les mêmes dans une autre nation et que notre accompagnement garde le même sens (tu confirmes Stéphane ? ;-)). Bien entendu, l'objet partagé est le même : coélaborer dans le KF, mais la principale récurrence demeure le travail avec le programme dans une dynamique socioconstructiviste. Comment l'intégrer avec tous ses savoirs essentiels sans nuire à l'évaluation minitérielle ? Comment assouplir la séquence didactique (surtout au secondaire) ? Comment évaluer la progression des élèves ?
Ce qui me plait depuis leur arrivée : jamais ils n'ont remis la capacité des élèves en question, c'est plutôt leur propre capacité en tant qu'enseignant qu'ils remettent en question. Et c'est plaisant puisque c'est le meilleur moyen d'innover et de se dépasser en tant qu'enseignant. J'ai bien hâte à aujourd'hui, moi !
Envoyé par christine at août 6, 2005 06:37 AMC'est toujours fascinant de réaliser que les gens de d'autres pays ont des préoccupations semblables aux nôtres ! La planète éducation est bien petite...
Est-ce que je dois comprendre de la fin de ton billet que c'est un trait culturel chez eux de se demander «qu'est-ce que je peux faire différemment pour faire apprendre ?» Si c'est le cas, j'aimerais bien que tu vérifies quelles sont les racines de cette valeur (les enfants sont capables ! ou c'est naturel apprendre !) en Espagne (ou en Catalogne) ! Autrement dit : qu'est-ce qui est arrivé chez eux qui explique cette présupposition ?
Envoyé par: Mario Asselin at août 6, 2005 07:13 AMIl faudra que je vérifie plus à fond cette première perception. Nous passons plus d'une semaine avec eux à Québec et Toronto, je pourrai donc valider mes premières impressions.
Envoyé par: Christine Hamel at août 6, 2005 07:26 AM