Le cri du coeur de Gilles m'a beaucoup plu puisqu'il est un ode à la beauté de la communication et à l'ouverture. Et j'abonde dans le même sens que lui sur plusieurs points. Je me questionne par contre sur le rôle de l'université dans tout ça.
Je suis d'accord quand il questionne les cours qui sont donnés pour l'intégration des TIC. J'ajouterais même que plusieurs profs d'université n'intègrent pas nécessairement les TIC aux activités d'apprentissage que les étudiants font. Certains le font, mais ils sont marginaux... Par contre (je prêche sans doute un peu pour ma paroisse), à mon université, ce sont plus les étudiants qui se battent pour ne plus avoir de cours de technologie (manque de sens, ils ont raison !) mais en même temps l'utilisation des TIC dans les cours ne les attire pas beaucoup non plus. Et je sais pertinemment que dans leurs stages, les activités qu'ils font avec les TIC sont limitées à la suite Office et à la recherche d'infos, faute de savoir quoi en faire. Je ne dis pas que ce n'est pas la faute de l'université bien au contraire, mais je crois que la culture scolaire nuit considérablement au désir d'innovation et de développement de compétences de certains étudiants. Donc, l'amalgame de la culture scolaire et de la culture universitaire ne porte pas nécessairement à l'intégration, encore moins au développement de la compétence TIC. Je crois toutefois que l'université a un rôle important à jouer : celui de faire connaître plusieurs possibilités technologiques à travers le parcours global de l'étudiant, et ça c'est essentiel. Il sera intéressant de voir ce que Stéphane pourra tirer comme constat avec ses nouveaux étudiants.
Et pour terminer, j'ajouterais que je trouve déplorable que l'éducation soit encore le dernier bastion où l'on se demande encore si il est nécessaire d'intégrer les TIC à l'apprentissage. Je crois qu'à force de parler d'intégration, c'est fait un peu n'importe comment en autant que ce soit fait. Et on perd de vue le plus important : l'ouverture et la proximité que les TIC peuvent créer. Et ça, les jeunes le découvrent autrement parce que l'école, ce n'est pas fait pour ça. N'est-ce pas en stage qu'on nous apprend de toujours se rappeler que l'école est le reflet de la société et qu'il faut s'y coller au maximum pour respecter l'apprenant ?
Envoyé par christine at août 24, 2005 09:54 AMÀ mon avis, l'université pèche surtout dans sa prédisposition à enseigner des formules toutes faites. Quand les stagiaires m'arrivent, ils n'ont qu'une chose en tête : reproduire les modèles qu'on leur a enseignés.
Je ne dis pas que ces modèles sont inutiles. Bien au contraire, ils sont très utiles en ce qu'ils objectivent les théories éducationnelles. Ce que je trouve inacceptable, par contre, c'est qu'ils n'ont pas appris à en sortir. Quelque part, il faut aussi leur apprendre la créativité, l'originalité, l'expérimentation, le surpassement, le risque, l'affectivité, et j'en passe. Parfois, j'ai l'impression que l'université ne tend qu'à l'uniformité, alors qu'universalité et uniformité doivent normalement s'opposer.
Envoyé par: François Guité at août 24, 2005 06:23 PMJe pense que l'université a aussi un travail d'éducation (et non seulement d'instruction) à faire. Prenons des étudiants (au département des sc. de l'éducation) qui sont très résistants aux changements. N'y aurait-il pas lieu de les rencontrer individuellement et de leur faire prendre conscience que les exigences actuelles en éducation demandent de la flexibilité et une grande capacité d'adaptation aux nouvelles découvertes? Et, qu'à cet effet, ils ne sont peut-être pas à leur place? Ne serait-ce pas leur rendre un grand service que de signaler qu'avec une telle résistance, ils risquent d'être très malheureux dans leur travail? Les professeurs ne devraient-ils détecter ces "faiblesses" AVANT d'envoyer les étudiants en stage?
PS. Christine, je n'ai pas trouvé le fil XML associé aux commentaires. Serait-il possible de l'ajouter à votre blogue?
L'université étant l'étape suprême de la transmission de normes et des valeures académiques devrait être une prérogative de tous les gouvernements. Alors que les pays développés se voient développer cher eux une sorte d'analphabétisme liée à la capacité de leur citoyen de pouvoir faire face aux changements dans le monde actuel, les pays du Sud n'arrivent toujours pas réduire leur taux d'analphabétisme.
Ainsi qu'un fossé de plus en plus grand continue à se creuser entre les nations du Nord dit riches et ceux du Sud, les pays pauvres.Les conséquences de ces écarts seront d'autant plus grandes avec les nouvelles ordres économiques mondiales par la libélisations des marchés du Nord et du Sud.Les entreprises des pays riches seront beaucoup plus compétitifs que ceux des pays dont le capital humain est rélativement peu compétitif. Les grandes entréprises gagneront facilement les marchés des pays du Sud.
En tant qu'étudiante à l'Université de Montréal en éducation préscolaire et enseignement primaire j'ai en ce moment le cours d'intégration aux TIC. Il est vrai que dans nos stages les TIC sont peu ou pas exploité. S'il le sont ses par les recherches internet ou les jeux en ligne. Je fais partie sans aucun doute des étudiantes qui auraient aimé ne pas avoir se cours vue mon manque d'intérêt pour les TIC. Toutefois, je dois m'y résigner puisque tout est maintenant relié à l'informatique. Nous avons même maintenant des cv virtuel en ligne qu'on appel le portfolio électronique. Aussi, en reconsidérant ce que j'ai appris je peux qu'affirmer que ma vision s'est nettement élargi et qu'il est possible d'exploiter les TIC dans les écoles primaires à travers diverses activités. Il est bien évident que l'Université à un rôle à jouer ainsi que nos professeurs car si ils ne réussisent pas à nous donner le goût d'en apprendre plus et d'expériementer nous n'allons que répéter ce qui se fais déjà dans la plupart des écoles primaires par rapport aux TIC c'est-à-dire pas grand chose. Voilà toute l'importance de ce cours. Je crois pertinement que dans notre société actuelle il est important d'intégrer les TIC à l'apprentissage.