Voilà, tu as un an. Bien entendu, plusieurs s'écrient déjà que ça passe trop vite; moi j'ai plutôt l'impression d'avoir eu l'occasion de profiter de tout ce que tu as expérimenté et découvert depuis ta naissance. J'en ressort grandi, mais surtout plus patiente, plus contemplative de la puissance de la vie.
Dès la première heure de ta naissance, nous avons su que la vie pouvait tenir à un fil, malgré toutes les échographies et tests médicaux. Tu étais si géant dans ton incubateur, seul bébé à terme des soins intensifs, si inacessible à mes bras pendant une trop longue semaine où je pouvais te caresser seulement par une petite fenêtre.
Ton arrivée à la maison nous donna enfin des moments d'intimité en famille, des dodos ensemble, mais surtout un temps pour s'apprivoiser et se connaître.
Dès les premiers temps où j'ai enfin pu te tenir dans mes bras, sans fil, sans oxygène pendus à ton petit corps, tu nichais ton nez dans mon cou pour trouver un place bien confortable; encore aujourd'hui dès que tu as de la peine ou que tu te fais mal c'est là ton endroit de réconfort. Si tu savais combien de fois, j'ai fait la même chose dans le tien à la mort de ma mère ou quand je vivais des moments difficiles. Tu as un odeur unique.
Plusieurs te disent ironiquement que tu es le fils à maman, un bébé de bras, en pensant que tu ne pourras te passer de moi. Moi et ton papa, on te dit souvent de te ficher de ses insolents. Nous sommes persuadés que tu sauras, le jour venu, avancer grâce à une conviction sincère et profonde, celle de l'amour inconditionnel de tes parents. Heureux anniversaire mon fils, profite de ton gâteau, c'est pas tous les jours que ton papa te donne accès au sucré !
J'appelais l'Homme pour lui dire que les médecins me gardaient à l'hôpital parce qu'il fallait que j'accouche le plus rapidement possible. Étant donné que mon col n'était pas dilaté du tout, on me proposa de passer la nuit là-bas afin de mettre un produit pour la dilatation. Selon eux, j'allais pouvoir dormir et avoir quelques légères contractions.
Préférant souffrir seule, j'ai renvoyé l'Homme à la maison avec promesse d'appelé si son fils se pointait plus rapidement que prévu. Quelle traumatisme pour les infirmières ! Comme si on ne pouvait pas choisir de se tortiller dans tous les sens seule sans priver le père de quoi que ce soit ! (Faut dire que mon Homme était très content d'ailleurs que je veuille vivre la première partie des contractions seules, il connaît mon tempérament !)
Je l'ai appelé au petit matin du 5 juin, avec mes contractions aux deux minutes, pour être certaine qu'il ne rate rien (toujours les yeux des infirmières) de l'entrée au monde de ce qui allait devenir notre Précieux, le Gremlin, le Tucson et maintenant le Tucs l'enfant humain.
39 heures de travail plus tard, on décida (enfin !) de le faire sortir par la voie rapide. En 10 minutes, sans pousser, était né notre fils. 5 juin 2004 20h20.
Le CEFRIO va bientôt rendre publique son rapport pour le Ministère du Patrimoine canadien en ce qui concerne les besoins des enseignants en ce qui concerne les ressources en ligne. Je suis très surprise de voir certains des besoins des enseignantes et des enseignants. Très honnêtement, ses besoins me semblent encore une fois démontrer à quel point la culture de réseau est faible dans les écoles. Et je ne blâme pas uniquement les enseignants pour ça ! Mais quand on écrit qu'il faudrait un moteur de recherche uniquement pour eux, je me dis que les enseignants ont rarement écrit le thème de leurs situations d'apprentissage dans Google. Plusieurs autres m'ont surpris dont celui sur les solutions « clés en main », il me semble avoir constaté très souvent que ce type de solution intéressait rarement les enseignants. Encore une fois, je me dis que si on donnait de réelles solutions aux enseignants (un accès à un portable par exemple), il serait en mesure de ne pas affirmer qu'il existe peu de ressources francophones éducatives. Est-ce qu'on espère remplacer le cahier d'exercices par les contenus d'apprentissage en ligne ? Ou encore : est-ce que les Québécois se distinguent du reste du Canada ?