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Occasion unique d'être touché

octobre 29, 2002

8h55, mardi matin, coin Laurier et Saint-Denis.
J'attends patiemment que le bureau de poste ouvre enfin ses portes.
(Bureau de poste, n.m. Établissement où s'exerce le service du courrier pour un territoire donné. -non mais on est en 2002 quand même-).

Les minutes s'écoulent paisiblement et le moment se rapproche où on me laissera pénétrer dans ce sanctuaire d'une époque révolue.


Inconfortablement accôté contre un poteau quelconque, vue imprenable sur une publicité stupide sur un abribus (des barres tendres pour RANDONNEURS !! what the fuck ?) et sur les gens qui sortent du métro.


Je suis justement en train de penser que si j'avais certains des visages que j'aperçois, j'aurais recours à la chirurgie plastique, et vite fait lorsque c'est par derrière que l'on m'agresse. Oui: paranarrière !


Une petite vieille d'apparence inoffensive me tend un feuillet imprimé en bleu, et commence à m'instruire avec ardeur au sujet de son cheminement, de comment elle était une âme égarée jusqu'à ce qu'elle rencontre le vieux pote Jésus qui la sauva du suicide... ainsi de suite...


Elle m'invite à la prochaine séance de discussion sur Lui, ou quelque chose du genre.


Alors, soucieux de transmettre ses informations, puisque j'ai malheureusement quelque chose de prévu ce soir là, je vous mentionne que ça se déroule les 1er, 2 et 3 novembre prochain, à la salle Lions... «AU DESSUS DU CHALET BAR-B-Q».

Heureuse idée: parler du Christ en humant le délicieux fumet du poulet frit. Voici mon poulet livré pour vous !!!


L'adresse du lieu de rencontre est indiqué, mais aucune indication quant à la station de métro la plus proche.

Pas trop commode, me suis-je dit... mais voilà que la réponse est fournie sur le dépliant, je m'en rends compte à présent que je peux déchiffrer les paraboles. Voici le texte intégral:

«Nous désirons vous rencontrer dans une ambiance des jours d'autrefois, où la promesse de Dieu est évidente: "Je marcherais avec toi" »

Eh ben voilà ! On va marcher !

La petite vieille a terminé en me disant: "Tu viendras si ça te tente, et puis... Jésus va te toucher.

S'il n'y avait eu que lui pour toucher les gens, madame, on n'en serait pas là...
J'ai pensé demander à la dame si Dieu pouvait faire ouvrir le bureau de poste, mais je n'avais plus envie de me lancer dans ce genre de discussion.


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Fixation malsaine

octobre 26, 2002

Bon me vla qui change déjà de weblog après une seule journée. Le message intitulé "Jour Un" a été en fait composé le vendredi 25 octobre, sur un autre weblog que j'assassine sans autres formes de procès.

J'ai beaucoup réféchi ces derniers temps aux fixations malsaines de mes contemporains...

Ben en fait, j'ai surtout réfléchi à mes propres fixations malsaines, mais ce n'est pas important d'en parler. Parler de celles des autres est plus intéressant.

Parmi les perversions et déviances rares, mais dignes d'intérêt, soulignont celle qu'un lecteur fidèle désirant garder l'anonymat a bien voulu nous expliquer.

Il s'agit de la marmottophile, déviance bénigne mais néanmoins troublante, qui puise son origine chez les marmottes, ces animaux dignes et fiers.

Les marmottephiles s'insèrent dans les trous de marmottes pour ensuite les souiller.

Rares sont les marmottephiles qui osent évoquer leur perversion, mais je fus en mesure de détecter une de leur conversation que je reproduis ici intégralement:

Stef Temple Pilots || dit :
je suis de marmotephilie je penetre dans les trous pour les souiller
Stef Temple Pilots || dit :
je souffre

Remarquez un autre symptôme de cette confusion de l'esprit... Ce pervers anonyme a commis un lapsus dans sa première affirmation. Les marmottephiles, dans leur désarroi, confondent souvent les mots, ainsi que les attributs mâles et femelles.

En terminant, je voudrais que vous songiez ce soir au sort de toutes ces cents noirs qui sont crissés aux poubelles chaque jour, ou abandonnées dans la rue...
Il est interdit, au Canada, de jeter de l'argent, alors jeter votre fortune aux ordures pourrait vous coûter cher...

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Jour Un

octobre 26, 2002

Premières observations sur ce triste monde tragique: je crois que nous traversons une période de pètage de plombs intensive.

Ça devrait passer sous peu, déjà je me sens un peu mieux.

La nouvelle pertinente du jour: le "sniper"qui terrorisait Washington et les environs depuis le 2 octobre a été arrêté hier, au Maryland. Le ou les "snipers", car deux hommes ont été appréhendés.

Hier après-midi, 24 octobre, il a été facile de dénicher une photo des 2 personnages, et nous allons maintenant en faire l'analyse exhaustive.

Voici la saloperie de photo:

Première constatation: ce type à gauche, le présumé complice du tireur. Le jeune homme ne semble pas porter de pantalons, et il paraît camoufler ses parties intimes à l'aide de sa main gauche, qu'il laisse négligemment tomber devant ses génitoires, comme s'il désirait aguicher de ce geste ingénu un photographe trop prude.

Seconde constatation: le présumé tireur fou de Washington, John Allen Muhammad, ressemble étonnament sur cette photo à l'ancien joueur de baseball Darryl Strawberry -à droite sur l'image:

Ce dernier, toxicomane notoire et grand habitué des tribunaux, peut être vu régulièrement depuis la fin précoce de sa carrière dans un uniforme orange fluo, qu'il arbore lors de ses nombreuses visites aux magistrats.

Il n'est pas difficile de tracer des similitudes entre Allen Muhammad et Strawberry. Le "sniper", ex-militaire, a arboré lui aussi l'uniforme durant plusieurs années. C'est un vétéran de la guerre du Golfe, donc il est passablement fortuné, tout comme Darryl Strawberry, qui durant sa carrière de baseballeur accumula les succès, et par conséquent les millions, malgré des problèmes de drogue.

Enfin, l'on peut considérer la dépendance aux stupéfiants comme étant, d'une certaine façon, un déséquilibre, et l'on peut également déceler certains déséquilibres profonds chez les militaires et, à plus forte raison, les militaires ayant pris part à un conflit armé.

John Allen Mohammad et Darryl Strawberry ne seraient donc qu'une seule et même personne.

Par la même occasion, je crois fermement que d'autres joueurs de baseball à la retraite ont depuis la fin de leur carrière décroché de la société qui a contribué à les enrichir, pour sombrer dans la criminalité et le sadisme gratuit.

Nos enfants ne seront plus jamais en sécurité nulle part, à n'importe quel moment, tant qu'un dividu louche comme Claude Raymond sera en liberté.

Claude Raymond qui, de par son travail d'instructeur chez les Expos de Montréal, et par son ancien emploi de commentateur des matchs télévisés, se retrouve plusieurs mois par année sous la toile orange du Stade Olympique.

Encore ici, le symbolisme du orange est flagrant. D'ailleurs, ce Darryl Strawberry, ce monstre qui a abattu froidement 10 personnes dans les dernières semaines, n'a-t-il pas inauguré, à la fin des années 1980, la toile ORANGE du Stade Olympique par un retentissant coup de circuit qui devait toucher le toit du stade.

Le Stade Olympique que les anglophones appellent "Big O.", "O" comme dans "orange", comme dans l'abréviation de jus d'orange, "o.j.".... les initiales de O.J. Simpson, autre meurtrier notoire qui, tout comme Claude Raymond, n'a pas été puni.

Conclusion de cette premier message: le orange est la couleur du mal et Claude Raymond est un criminel sadique.

Je vous aime.

@ la prochaine...

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