«Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en 2003, à Toronto. De l'avis général, ils n'y étaient pas à leur place, sortant un peu de l'ordinaire. À première vue, Toronto est, en effet, une ville ordinaire et rien de plus. La cité elle-même, on doit l'avouer,est laide.
(...) on admettra sans peine que rien ne pouvait faire espérer à nos concitoyens les incidents qui se produisirent au printemps de cette année là et qui furent, nous le comprîmes ensuite, comme les premiers signes de la série des graves événements dont on s'est proposé de faire ici la chronique. »
-- extrait de La peste, par Albert Camus (seuls la date et le lieu ont été modifiés).
«Santé Canada a confirmé lundi qu'à ce jour, il y a 129 cas probables ou suspects de pneumonie atypique au pays. »
(LCN, 31 mars 2003)
Calembour politico-sexuel d'un goût douteux, lu sur une pancarte de la candidate du PLQ, dans la circonscription électorale de Taillon:
«Taillon des pipes.Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?
Méfies-toi des vieux. Ça pue et ça raconte n'importe quoi.
Toujours dans la hiérarchie des breuvages, où dois-je situer le Nes-T, qui est aussi du Tégla C ?
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Dans la hiérarchie des breuvages, le Sunny D arrive juste après le Tégla C et bien avant le V8.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?
Le thermomètre indiquait seulement 7 degrés mais après quarante-trois mois d'hiver c'est comme s'il en faisait 37 et je me baladais dans les rues en t-shirt orange, de sorte qu'on me voyait arriver de loin.
Partout les gros messieurs s'assoient dans leur voiture, les fenêtres ouvertes, pour manger en cachette des fudges achetés au dépanneur.
gosses (f.pl): couilles, balloches, bourses, testicules. (Source: Le Glossaire québécois)
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Métro, 24 mars 2003, 7h15 du matin:
--Vous venez de finir de travailler vous !
--Oui
--Ça parait...
--Comment ça ?
--Vous êtes pas de la meme couleur que les autres

«So called facts are fraud
They want us to allege and pledge
And bow down to their God
Ignorance has taken over
No More Lies
No More Lies
No More Lies
No More Lies
No More Lies »
Vous disposez d'environ 6 heures pour lire ce post ou pour quitter le pays avec vos fils.
IDÉES NOIRES
La confusion hypocondriaque qui m'a assailli la semaine dernière m'a donné de curieuses idées.
Par exemple, j'envisageais d'attendre plus souvent le métro aux extrémités du quai, augmentant de ce fait mes chances de voir quelqu'un se jeter devant le train.
Ceci implique, cependant, le devoir moral, beaucoup moins tentant, d'intervenir auprès des personnes suicidaires avant qu'ils ne commettent l'irréparable geste.
DÉCOMPTE
Simple rappel...
Nombre d'attaques terroristes en sol américain depuis le 12 septembre 2001, inclusivement: zéro.
IDÉES NOIRES (II)
Éventuellement, à force d'observation et au bout de quelques suicides réussis, je pourrais en arriver à une certaine expertise en la matière, ce qui me permettrait de repérer plus aisément les désespéré(e)s susceptibles de se lancer devant le wagon du métro en marche.
Chaque journée m'offrirait un quinze minutes de garde, posté au bout du quai.
Mon rôle serait de sauver le monde chaque soir en allant travailler, et chaque matin en rentrant chez moi pour dormir.
«And I’m standing on the edge of some crazy cliff. What I have to do, I have to catch everybody if they start to go over the cliff–I mean if they’re running and they don’t look where they’re going I have to come out from somewhere and catch them. That’s all I’d do all day. I’d just be the catcher in the rye and all. I know it’s crazy, but that’s the only thing I’d really like to be. I know it’s crazy. »
(J.D. Salinger The Catcher in the Rye, 1951.)LA QUESTION IRA?IENNE
C'est l'heure des choix: Irak ou Iraq ?
D'une façon claire et précise, votre vote !QUESTION STUPIDE, RÉPONSE STUPIDE
Jean Dussault (animateur): «Votre slogan, c'est: "Nous sommes prêts". Qu'est-il arrivé du vieux slogan "Réinventer le Québec" ?»
Jean Charest (chef du PLQ): «...Mais nous sommes prêts à réinventer le Québec !».
(entendu sur les ondes de Radio-Canada, à La Tribune du Québec du 19 mars 2003). Êtes-vous prêts à réinventer votre façon de perdre vos élections, Monsieur Charest ?Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?
CRIME ET CHATIMENT
Barbara dit : Mais c'est ouvert 24hres???
UnVagabond dit : pkoi pas ? est-ce un crime ?
SEMENCES
UnVagabond dit : ça veut dire quoi "Sow" ?
The Girl Who Sow The Confusion dit : sème
The Girl Who Sow The Confusion dit : comme semer
The Girl Who Sow The Confusion dit : semer le trouble
The Girl Who Sow The Confusion dit : faut tous semer ds la vie
The Girl Who Sow The Confusion dit : on peut semer des patates
CRIME ET CHATIMENT (encore)
Barbara dit : Bon tu voulais quoi ? m'appeler ?
UnVagabond dit : appeler
Barbara dit : Disons ce soir ou ce pm?
UnVagabond dit : je ne puis dépenser en appels interurbains
UnVagabond dit : on me l'interdit
UnVagabond dit : c'était la condition pour quitter Guantanamo
BIEN BONNE DU JOUR
UnVagabond dit : on m'a dit que tu étais architecte ?
The Girl Who Sow The Confusion dit : ouioui jaime bien Archie
UnVagabond dit : hahahahahaa
UnVagabond dit : tu es l'architecte de ton malheur
UnVagabond dit : ....mais tu as bousillé mon gag...
The Girl Who Sow The Confusion dit : c'était koi ?
UnVagabond dit : l'architecte de ton malheur gni gni gni
The Girl Who Sow The Confusion dit : elle était bien bonne
BIEN BONNE DU JOUR (part II)
UnVagabond dit : salut l'architecte
Barbara dit : L'architecte de quoi?
UnVagabond dit : l'architecte de ton malheur !
Barbara dit : Pourquoi ? Je sème la paix zo 4 vents.
UnVagabond dit : bon...une autre qui sème...
Barbara dit : Bah, c'est la saison des pluies.
BIEN BONNE DU JOUR (part III)
The Girl Who Sow The Confusion dit : comme tu es architecte
DeDoUnE dit : ouin comment ca architecte?
The Girl Who Sow The Confusion dit : l'architecte de tes malheurs
DeDoUnE dit : hein
The Girl Who Sow The Confusion dit : c'était une bien bonne blague n'est-ce pas?
DeDoUnE dit : bah confuse mais popir
DeDoUnE dit : lol
The Girl Who Sow The Confusion dit : popir?
Pour célébrer la Saint-Patrick, fête nationale de l'Irlande, voici un beau conte somptueux... de confection irlandaise !

Des centaines de milliers de personnes (600 000 selon les organisateurs) ont assisté dimanche au 179e défilé de la Saint-Patrick à Montréal...

Bien sûr, les joyeux fêtards ont copieusement arrosé leur journée avec la meilleure bière au monde...

«Malheureusement, quelques heures après la fin du défilé, il y a eu du grabuge. Quelques centaines de personne se sont attardées dans les rues du centre-ville et de nombreuses bagarres ont éclatées.
Dans un bar de la rue Crescent, trois personnes, dont un employé de l'établissement, ont été poignardées. »
(RadioCanada, 16 mars 2003)

Enfin, ça s'est termine dans la disgrace la plus complète!

Joyeuse Saint-Patrick (et bon mal de bloc).
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?«7440 des Ormeaux, l'adresse d'un idiot»
(wagon du métro de Montréal, tout à l'heure)
Y'a des volontaires pour aller voir ?

Je n'ai malheureusement pu mettre à jour ce site depuis mardi dernier. Absorbé dans la contemplation des flocons tombant sur la ville, je complotais allégrement afin de déterminer la façon idéale de m'estropier au travail, ce qui me permettrait de retirer sans aucune honte les précieux dollars que m'accorderait la CSST, et qui me seraient grandement utile pour me rendre à Tijuana.
Me servant d'un bâton brun en guise de paille, je sirotais un thé brun légèrement sucré de sucre brun, et je complotais toujours, embrassant du regard ma main droite brûlée par cet autre thé brun qui sû m'ébouillanter, mais de manière imparfaite, une heure plus tot.
Si seulement, me disais-je, le verre brisé avait pu se planter solidement dans ma main. Apres tout, tenir un cocktail sur une terrasse mexicaine peut se faire avec la main gauche, ou avec une paille. Ou encore avec un bâton brun en guise de paille.


J'entreprends aujourd'hui une série de chroniques sur les films d'horreur du début des années 1980, cette époque de morosité économique, où la musique new wave dominait le monde, où la jeunesse occidentale, enfin débarassée des barbes touffues des années 1970 et des horribles sandales Birkenstock, désespérait que les désaxés qui voulaient tuer Lennon aient plus de succès que les désaxés qui voulaient tuer Reagan.
Voici le synopsis de ce premier film-culte que vous ne verrez jamais:
«Doué et réservé, le jeune Andrew Williams est toujours la cible des blagues de ses confrères de classe. Ils sont bien loin de se douter qu'il est en fait le démon Lucifer incarné dans le corps d'un humain».
Ce film met en vedette Stefan Arngrim dans le rôle d'Andrew Williams, qui est en fait le démon Lucifer incarné dans le corps d'un humain. On y voit aussi évoluer une vieille folle aux longs CHFEU blancs qui doit être morte aujourd'hui, et «pour ses débuts à l'écran» Kathleen Rowe McAllen, qui, si elle n'est probablement pas morte aujourd'hui, n'en a pas moins été fort discrète à l'écran ces 20 dernières années.
Cependant, la vedette est à mon avis un certain Daniel Eden, dans le rôle de Tony, un jeune blouson noir chevelu, amateur d'armes à feu dont il ne se servira d'ailleurs jamais, sauf pour en glisser le métal froid entre les cuisses de sa compagne, dans une scène que je considère comme une métaphore à peine voilée.
Tony nous offre les plus belles répliques du film:
«C'est pas un joint qui te fera pousser les robaires».
ou encore...
MARIE (découvrant un revolver dans le coffre à gants): Qu'est-ce que c'est que ce truc là ?
TONY: De quoi ç'a l'air ? D'un tampax ?
ou enfin, le classique:
TONY: C'est pas un peu de came qui te fera pousser les seins, tu l'sais bien !
Regarde Marie: elle a juste deux oeufs sur le plat et pourtant elle était encore pucelle qu'elle fumait des joints
QUIDAM (en arrière-plan): huh huh ça fait donc si longtemps !
Ce fanfaron de Tony était pourtant loin de se douter que ses propos irréfléchis le mèneraient à la tombe.
Dans la dernière partie du film, Andrew, capable de modifier son enveloppe charnelle vu qu'il est en fait le démon Lucifer incarné dans le corps d'un humain, déchirera devant Tony sa chemise, exhibant deux suprenants robaires.
Tony périra en beuglant: «Va t'faire foutre, j't'emmerde...»
Selon l'endos de la boîte du film, «Effroi» (version française de Fear No Evil) est une «histoire palpitante qui vous colle à votre siège jusqu'à la scène finale».
Je n'oserais les contredire, et je vous suggère de regarder au moins jusqu'à la scène où le père d'Andrew, saoul comme une bourrique, entre au bistro pour se mettre à hurler: «Mon fils est un démoooooon», jusqu'à ce qu'un client excédé lui étampe la gueule contre le juke-box en criant: «Ta gueule vieux saoulard !».
«Avec la musique de B52's, Boom Town Rats, Ramones, Sex Pistols, Patti Smith et Talking Heads».
1981, Couleur (!), Durée: 90 minutes, Adultes (on voit kek' robaires).
Particularité: Selon le générique final, Joe LaLoggia, probablement le frère du réalisateur Frank LaLoggia, apparaît à l'écran durant quelques secondes, dans le rôle d'un ivrogne...
Psycho killer, qu'est-ce que c'est?
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