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Sa dernière frasque

juin 30, 2003

«Il est strictement
défendu
de passer sur la pelouse
avec un véhicule
--Le concierge»

Avant de quitter ces lieux, pour une dernière fois: merci...
...Jacques !

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Bières et boîtes

juin 29, 2003

«I was trying to feel some kind of a good-by . . . I don't care if it's a sad good-by or a bad good-by, but when I leave a place I like to know I'm leaving it. If you don't, you feel even worse»
(J.D. Salinger "The Catcher in The Rye" -1951.)

Or donc, j'ai trouvé un nouveau taudis à habiter. Ma compagne verdâtre et moi partons demain.

Tout à l'heure, j'ai marché de chez moi jusqu'à l'arrêt d'autobus en me disant que ce serait la dernière fois. J'ai remarqué des noms de rues que je n'avais jamais retenu en 13 mois. Je savoure mon départ.

Il a été moins long que prévu d'empaqueter mes effets personnels. Tout ce que ça m'a pris, c'est un coup de pied au cul et trois bières : une pour me rafraichir parce que faire le ménage me donnait chaud, une deuxième pour m'encourager à continuer, une dernière pour m'étourdir en contemplant les boites empilées dans le salon.
Pour faire changement, je vais essayer de terminer le tout comme il faut demain. Le déménagement, pas la bière. C'est comme ça.

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Jazzy Taxi

juin 28, 2003

Le jazz est partout, surtout aux endroits où l'on ne s'attend pas à le trouver.
Les taxis, par exemple...

Ces commentaires uniques sur l'ouverture du 24ème Festival International de Jazz de Montréal vous sont gracieusement offerts par le chauffeur de taxi édenté qui m'a conduit jusqu'à mon domicile cette nuit.

« Kankion' parti ça ya une quinzaine d'années (sic) j'espérais que ça allait sanzer, mais non c'est la même ssôze. Ça aurait été l'fun tsé que ça ssange à ssaque année, un festival de rrrrock, un festival de connetréééé ».
« Y'a personne pour promouvouèèèrrre le dzaaazz »
« C'est dur de s'faire une cassette avec du dzaaazz que z'aime, tsé l'affaire c'est que din magasins de disques, y connaissent pas ça le dzaaazz »
« Moué z'y ai dit, dammoué pas d' dzaaazz instrumental, dammoué pas d' dzaaazz pûûûr »
« Moué c'que j'aime c'est quand qui font tsé des remakes de ssansons connues.
Y'en a une santeuse qui fait un nomâââje à Way Tchôlzzze
».

J'aimerais, si seulement c'était possible, vous faire partager son interprétation inattendue de Hit The Road Jack, avec ses «no more no more no more no mooore» enflammés... C'était un très zentil chauffeur, et ça émouvait un peu de voir que, tout de même, ça l'attristais qu'aucun disquaire ne puisse l'aider...
Il fallait que la popularité du jazz lui tienne à coeur pour que, voulant me prouver la pertinence de reprendre des chansons connues dans un style plus marginal, il entonne derechef -de manière maladroite... mais avec tellement de bonne volonté- un extrait de Every Breath You Take, dont le rapidement oublié Puff Daddy nous avait offert une exaspérante version il y a quelques années.

Il me fait plaisir dans ces circonstances d'honorer le souvenir de cet homme (le chauffeur, pas Puff Daddy...) en l'intronisant au panthéon des chauffeurs de taxis.

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Le jeudi de la colère (un texte trop long)

juin 27, 2003

Il me semble avoir déjà évoqué, et ce à quelques reprises, ce que j'appelle les « périodes de pétage de plombs intensives ».
J'ai aussi évoqué la satisfaction que j'éprouvais lorsque je parvenais à ne pas perdre la tête lors de ces périodes qui reviennent à intervalles réguliers.
Or, lorsque les périodes de pétage de plombs intensives se prolongent indûment et que le hasard joue avec nos nerfs, il est de plus en plus ardu d'éviter de devenir complètement débile.

Jeudi matin, j'arrive du travail... pour apprendre que mon pseudo futur ex-colocataire me laisse tomber bêtement... chose qui ne m'a pas surpris dans un sens. Enterré le plan A, je me tourne vers le plan B que, parallèlement, je continuais à faire progresser, c'est-à-dire me trouver un nouvel appartement pour moi tout seul, et non pour deux personnes.

Mais un appart', ça doit se payer: entre deux numéros de téléphone trouvés dans le journal du matin, j'essaie de contacter cet ancien employeur qui me doit toujours de l'argent... mais sans succès.
J'en ressent une légère frustration, qui triplera lorsque je constaterai, après d'obsessifs appels à la banque, que ma paie -celle d'un de mes employeurs actuels- n'a pas été déposée dans mon compte.
Mais bon... Fred. de s'amuser encore à contrôler les pétages de plombs en se disant qu'il n'y a pas nécéssité de céder à la panique, qu'ils comprendront aisément que j'ai besoin de cet argent tout de suite, qu'ils me signeront un chèque, ou qu'ils me paieront cash sur le champ, après tout c'est mon argent je l'ai gagné bordel ce n'est pas comme si je leur en empruntais !

Je fixe un rendez-vous pour visiter un modeste logis -pour moi tout seul- à 16h30 l'après-midi même, et je me dirige vers la ville, souhaitant amasser la fortune -MA fortune- en cours de route.
Première escale, ancien boulot quitté en mai: pas de problèmes, c'est surprenant, on me donne l'argent qu'on me doit.
Seconde escale: je m'aperçois que la paie n'avait pas été déposée dans mon compte bancaire car on m'avait déjà imprimé un chèque. Que je m'empresse d'empocher.

Tout va donc pour le mieux, après les contre-temps de la matinée.
C'est rempli de confiance que je sors de la station de métro Laurier, que je me perds dans le quartier (comme partout où je vais) puis que je retrouve, dans la direction opposée, la rue Berri, où se trouve l'appartement à visiter.
L'immeuble m'apparaît convenable, le quartier respectable et habitable. Je me réjouis déjà d'entrevoir la fin de l'hideuse tendance, tout en attendant ce propriétaire qui doit me faire visiter les lieux...

Quarante-cinq minutes plus tard, je cesse d'attendre, le visage rouge à cause du soleil qui me tape dessus, des 35 degrés celsius, et du sang qui me monte à la tête.
Seul un amour désintéressé pour les locataires du 5305 Berri, que j'ai tous, ou presque, vu passer durant ma longue attente, m'empêchera d'incendier l'immeuble.
Et n'eût été de la présence d'une voiture de police à côté du métro Laurier, j'aurais probablement commis quelques actes de vandalisme sur mon chemin.
Mais le peu de conscience qui me restait m'interdit heureusement de m'attirer des problèmes. Je me suis contenté de blasphémer allégrement jusqu'au métro, où j'ai heurté la porte tant j'étais concentré à maudire l'objet de ma haine. Je blasphémais encore dans le métro. J'ai voulu passer ma rage dans la bouffe, mais je l'ai plutôt passée en blasphémant encore devant les fenêtres barricadées du restaurant Green Stop, sur l'avenue Mont-Royal.
Le Green Stop qui est fermé !!!
MON restaurant Green Stop, avec ses poutines dégueu, ses serveuses pas sympathiques, son hindou qui torchait le plancher, les infos de LCN qui passaient encore et encore à la télé suspendue au plafond, le poster du King sur le mur, les tout petits juke-box à chaque table où je mettais toujours les deux mêmes chansons mais pas trop fort sinon ça distortionnait et on n'entendait plus.
Je me suis défoulé, mais pas assez, dans un appel sarcastique au propriétaire qu'au bout du compte je n'aurai jamais vu.

Puis je me suis tapé quelques heures de déprime. J'ai franchi les 30 heures sans sommeil, et au boulot, on m'a renvoyé chez moi après trois heures pour que je dorme au moins une fois dans ma vie.

C'est en vagabondant lentement jusqu'à une station de métro que j'ai réglé tous mes problèmes.
Le plan A est mort dans la matinée, le plan B dans l'après-midi; et c'est à quelques minutes de la fin de ce jeudi que j'ai conclu le plan E.
J'ai trouvé le nouvel endroit où habiter, pratique, pas cher, pas loin, pas beau.

Si la tendance se maintient, je serai ailleurs dans 4 jours, un peu par dépit... mais pas dans la rue.

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Si la tendance se maintient...

juin 26, 2003

...j'me ramasse à la rue dans 5 jours...

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Un imperméable pour Pandora

juin 26, 2003

La coloc est partie mardi dernier, l'appartement est vide. Enfin... sauf ma chambre...
C'est le glorieux jour du lavage, et pour l'occasion je porte mes plus vieux pantalons d'armée que je ne mets plus parce que les poches sont pleines de trous, ainsi que mon t-shirt old school de Hole -celui avec le coeur argent- qui date de ma 15e année.

Assis sur le tapis gris du salon, je bouffe d'esthétiquement discutables pommes de terre, copieusement arrosées d'une épaisse sauce brune, dont l'esthétisme pourrait également etre discuté.
Le gout aussi, à bien y penser...
Y'a pas à dire, c'est plein de couleurs ici, ça m'inspire, et j'en profite pour faire un peu d'excellente lecture: le Selection du Reader's Digest de janvier 1985.

On y retrouve :
"Vivez à l'heure de votre horloge interne" (p.25)
"Un imperméable pour Pandora" (p.91)
"On peut retrouver le gout de vivre" (p.121)
"Aujourd'hui au pays des cowboys" (p.126)

Malheureusement, le prometteur "Brian Mulroney tiendra-t-il ses promesses?" (p.115) a été arraché.
Le truc de l'horloge semblait bien, mais finalement, j'ai lu seulement les anecdotes dans le bas des pages.

Pour une 4e journée consécutive, il fait plus de 30 degrés. J'ai chaud, mais il vente et c'est toujours ca de pris. Je crois que je vais déplacer mon lit au salon, comme ça je pourrai dormir près de la porte ouverte qui donne sur le balcon.

J'ai un plan A qui stagne, et quelques plans B à mettre en marche.
Pour ce faire, j'ai envisagé de passer une autre journée entière debout, mais ça ne vaut pas la peine.
Je dois dormir. C'est essentiel, car je sens mon moral vaciller, la panique n'est pas loin, et elle me guette.
Je dois posséder le niveau d'énergie psychique maximal -dans les circonstances- afin de faire face à la situation actuelle, et mener à bien cette nouvelle croisade.

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Si la tendance se maintient...

juin 25, 2003

...j'me ramasse à la rue dans 6 jours...

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Si la tendance se maintient...

juin 23, 2003

...je m'ramasse à la rue dans 8 jours...

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(Le retour des) pensées vagabondes

juin 23, 2003

SUGGESTION
Après avoir vu un type étendu par terre, geignant de douleur, un filet de sang s'échappant de sa gorge ouverte par une lame, dans la nuit de vendredi à samedi, j'ai assisté à un fait divers raté, vers 3 heures ce matin, devant le très intellectuel bar L'Axe alors que six véhicules de police sont venus perdre leur temps devant le distingué club de danseuses, sans faire quoi que ce soit sinon discuter entre eux.
Puis, devant le El Zaz, après une arrestation dont je ne connais pas les détails, j'ai été croisé par un criminel en fuite, rue Marianne.
Je ne sais pas si c'est ce somptueux tandou ou l'approche de la Saint-Jean-Baptiste qu'il faut blâmer pour toute cette activité nocturne, mais par mesure de prudence, je propose d'abolir la Fête nationale.

ROY / RIVARD
Sur la rue Rivard, 24 heures après, il y a encore des boîtes de nourriture pour chats, mais pas de chats crottés. Il s'agit probablement des mêmes boîtes qu'hier matin.

IN MEMORIAM
L'écureuil qui s'est fait frapper très tôt dimanche, coin Saint-Laurent et Saint-Jean, est méconnaissable. Il n'a plus de tête, sa fourrure est sale, et le sang en séchant est passé du rouge écarlate d'hier à un bourgogne peu inspirant.
Bref, je ne crois pas qu'il revienne.

POÉSIE BANLIEUSARDE
Trouvé par terre dans le Vieux-Longueuil, coin chemin de Chambly et Quinn, ce poème que je reproduis ici, dans son orthographe originale:

«MC
Tu m'as laissé
pour une fille mal laiché
tu as remplit mon coeur
de tout plein de rencoeur

Tout le mal que tu m'as fait
aucune fille ne l'accepterait
tu veux resté mon ami
mais tout cela c'est trop petit

un jour, connaîtras-tu l'amour
j'espère pour toi que oui
parce que moi mon amour
est parti pour toujours
»
(Poème anonyme, 2003.)
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Rivard / Duluth

juin 22, 2003

Ayant à coeur de faire contre-poids à un trop-plein de hargne et de haine, j'aimerais ajouter qu'aucun moment d'une journée ne peut égaler celui, trop court, qui prend place dans les rues entre 5 heures et 5h20 chaque matin.

C'est à cette heure que le Monde retrouve sa Trop Rare Beauté, et que toute chose perturbante disparait -sauf soi-même.

Il n'existe rien sauf quelques chats crottés se nourrissant à même la boite de nourriture qu'une âme généreuse et inconnue a posé expressément pour eux dans la rue, tout près du trottoir.
Si j'ai à faire visiter un jour mon univers à quelqu'un, la promenade guidée en sera une de 5 heures ou ne sera pas.
Ce n'est encore jamais arrivé, mais cela arrivera certainement.

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Joey, Johnny, Dee Dee, Tommy

juin 21, 2003

Hey Ho Let's Go: the Ramones anthology

Il y a quelques jours, j'ai trouvé dans un magasin de disques usagés une anthologie des Ramones à 26 dollars -avec 58 chansons et un livret de 80 pages- ainsi qu'une sympathique employée avec des gros seins. The KKK can take my baby away, je n'ai plus vraiment de but à atteindre dans ma vie, maintenant.

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L'insoutenable confusion de l'être

juin 14, 2003

Après toutes ces années à me tenir droit au milieu de la confusion de notre monde, je me trouve depuis quelques temps confronté à ma propre confusion.
Je ne sais si je dois considérer celle-ci comme une tare, une fatalité ?
...Un adversaire ou, à l'opposé, le point de départ d'un monde nouveau ?
À cela s'ajoute cette hypothétique question : qui se verra investi de la tâche de me déconfusionner ?

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Détail météorologique

juin 14, 2003

Ce matin, il BRUINE et je suis d'avis que l'on utilise pas suffisamment ce mot.

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How Montreal was won

juin 08, 2003

Ca doit être l'été je crois bien. Les crottés de 5 heures du matin sont revenus.

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Vagabond in the sky with diamonds

juin 07, 2003

Yellow Submarine

Comme si mon subconscient avait cherché à se faire pardonner pour les cauchemars dans lesquels il m'avait lâchement plongé jeudi, j'eus le bonheur de connaître vendredi un sommeil des plus harmonieux.

Le vent entrait par la fenêtre ouverte de ma chambre, et moi les yeux clos je vagabondais dans une cité rassurante, que je reconnaissais par moments, avant de me perdre dans des avenues inconnues qui pourtant ne m'effrayaient pas.

Tout était parfaite synthèse entre paradis urbain et verdure apaisante.
Je me regardais marcher sans but précis, parfaitement calme et détendu avec, pour éviter de m'endormir en rêve sur un quelconque trottoir fictif, des sons discordants mais oh combien familiers en guise de trame sonore.

C'en était presque cucu. Il ne manquait que les chérubins à poil voltigeant entre les branches, la fillette aux cheveux tressés tenant en sa poigne d'enfant une sucette géante blanche et rouge, et pi un nain souriant qui fait du tricycle, et pourquoi pas -un coup parti- un Ringo Starr hilare qui passe au-dessus de ma tête dans un sous-marin jaune.

Sérieusement, c'était parfait.
À mon réveil, il faisait glorieusement beau. Les rayons de fin de journée entraient dans mon salon, d'où je percevais le chant des oiseaux, les cris des enfants du voisinage, la brise secouant les feuilles au sommet des arbres, Ringo échoué dans l'arbre avec son sous-marin volant...

D'accord, peut-être pas Ringo...

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Mauvaise blague du jour

juin 06, 2003

« Scorpion (23 oct. au 21 nov.): (...) Vous entrez dans une période financière très faste ! »
(Montréal Métro, vendredi 6 juin 2003, page 19).

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Angoisse

juin 05, 2003

Tout s'explique... You blow a fuse. Ça doit le poids du monde moderne sur nos frêles épaules, zing boom ou peut-être la mauvaise qualité de l'air dans nos métropoles du 21ème siècle ? You blow blow blow blow blow your fuse. L'abus de caféïne ?
Anyway elle est où l'épée en papier aluminium ?

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Hypocondrik Attak 9

juin 05, 2003

Il y a deux semaines, je recommençais à vivre le jour, après un an à ne voir que la nuit. Voilà que je retourne (déjà) à mon existence nocturne. Du moins pour quelques jours... En essayant de dormir toute la matinée et tout l'après-midi, j'ai malheureusement réussi.
Mes rêves furent peuplés de récits paranoïaques, au sujet de gens que je ne connaissais pas qui mourraient de maladies que je ne connaissais pas, dans des souffrances physiques et morales atroces que je ne veux pas connaître.
On m'amena pour une espèce de visite guidée dans un musée de l'hypocondrie.
Planté devant des téléviseurs, on me forçait à regarder des vidéos sur un tas de gens morts avant leur temps. Des espèces de documentaires glorifiant davantage toutes les maladies mortelles qui nous menacent que les victimes qu'elles avaient fauché.

La visite du musée a pris fin, je me suis réveillé. J'ai tenté de me rendormir, dans le but précis de rêver à autre chose. Ça a fonctionné. À moitié, car je pense encore au rêve d'avant. Notre subconscient sait exactement ce qui nous terrorise et il fait exprès d'envoyer les images les plus atroces possibles durant le sommeil. Quand il y a longtemps qu'il ne vous fait pas le coup, vous pouvez être certain qu'il a profité de l'accalmie pour élaborer des rêves pires que jamais.

Maintenant je ferme les yeux et je m'imagine dans une armure homemade recouverte d'une couche de peinture argent, avec un seau à l'envers sur la tête et une épée de plastique recouverte de papier d'aluminium. Je me bats en duel avec les forces inépuisables de mon subconscient qui décide de m'empoisonner la vie.
C'est comme un bon vieux film de cape et d'épée qui rencontrerait The Legend of Zelda version Nintendo old school 1986, et je me sens bien seul en train de délirer.

The Legend of Zelda, 1986.

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Hérésie

juin 04, 2003

Bon alors j'ai un autre emploi. Je réitère par conséquent ce que j'affirmais hier: «Je prévois donc survivre».

Dans un autre ordre idées, quel ne fut pas mon dégoût d'apercevoir hier, en faisant la lecture de 72 magazines sans en acheter un seul, une horrible photo, dans le jadis perdinent Rolling Stone, de fuckin' Fred Durst (de limpbizkit) pointant son non-moins horrible tattouage.
Peut-être que possiblement que ce n'est pas mes affaires, et qu'il a le droit de se faire tattouer ce qu'il veut sur son abdomen velu, mais je suis outré. Pi en plus y'a du pwel !!!
Elvis !!! Et Kobain !!!!!!
Peut-être ouais que ça ne me regarde pas, mais je ne suis pas le seul à en être découragé:

«I saw a picture in Molding Scone magazine yesterday that made me puke. Fred Durst has a fucking Kurt Cobain tattoo on his chest. He's lifting his shirt and pointing at it, like he's Mr. Integrity, Mr. I Remember, Mr. Goodheart».
(Kate Sullivan's Rockblog, 28 mai 2003.)


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Mourir pour le Canada

juin 03, 2003

Message aux touristes qui franchiront l'Atlantique cet été:
tout secoué encore par ma récente ballade à Ottawa, ma vision du Canaduh s'éclaircit et me révèle une contrée vaste et passionnante, qui déborde de divertissements uniques, d'un océan à l'autre !
Tripoter des oiseaux morts à Montréal, frenchkisser les patients des hôpitaux torontois, déguster du boeuf cru en Alberta...
Un pays merveilleux... vous n'en reviendrez pas.

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Like a rat in a cage

juin 02, 2003

Ils sont beaux les murs chez toi. Tu as eu quatre journées entières pour les contempler.
Et après ces longues heures, tu as cessé de te plaindre du lecteur cd récalcitrant, tu en as profité pour redécouvrir les crushs musicaux de tes 15 ans et tu as fait le travail que tu devais faire, je suis fier de toi.

Alors le plan est simple: tu vas raser ces poils horribles qui te poussent au menton. Les gens, à commencer par toi-même, ne sont pas habitués à voir ça sur ta gueule.
Coiffes-toi, tu as l'air d'un balai, et retires ces grosses lunettes qui te donnent l'air d'un génie stupide.
Arrêtes d'écrire des lettres à Elvis aussi, ça fait bizarre.
Te voilà fin prêt à conquérir le monde, à nouveau. Comme avant.

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Citation du jour

juin 02, 2003

...ou de la nuit: «On a un individu suspect dans le secteur et vous correspondiez à la description». Le policier qui a contrôlé mon identité après m'avoir arrêté à toute vitesse à une heure cette nuit, dans le stationnement derrière chez moi.
Quand j'avais 17 ans, ils envoyaient deux voitures de police pour me demander mes papiers... décidément, on devient de moins en moins important...

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Lettre au roi du rock'n'roll

juin 01, 2003

C'est aujourd'hui le premier jour du mois, j'ai tourné la page de mon calendrier Elvis.
J'aime bien la photo de juin: Elvis y est photographié à l'arrière d'une vieille voiture bien old school qui n'était ni vieille ni old-school à l'époque, en 1956.
Et bien sûr, la photo est accompagnée d'une autre citation stupéfiante du King:

«You got in moods sometimes where you're happy, you get in moods sometimes where you're sad...
I guess everybody feels that way. It's human nature
».

Vois-tu, Elvis, je ne sais pas si on peut parler de bad moods, mais ces temps-ci nous vivons une période de pétage de plombs intensive (trademark). Mais je fais attention car je sais que je pourrais recommencer à devenir bizarre. Je m'efforce de demeurer sain d'esprit, je scrute mes gestes et analyse mes pensées avec la plus grande prudence.

Totalement improductif, je reste assis sur le rebord de mon lit, insensible au monde extérieur, à ce qui se passe hors de la pièce, à la pluie qui tombe encore dehors, au loyer à payer, aux travaux à débuter et au nouveau nid à trouver.
Le lecteur CD veut -exceptionnellement- collaborer. Tu me pardonneras de me taper une orgie intense de citrouilles, c'est juste ce qu'il me fallait...

Tu salueras John Lennon de ma part. Dis lui que Yoko semble bien se porter, malgré ses 70 ans, et que cette semaine, je l'ai vue sur le journal. Dis lui aussi que par les temps qui courent, on aurait peut-être besoin de lui ici-bas.



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Conversations inutiles #0007

juin 01, 2003

Got Useless ?
« A little less conversation... but a lot more USELESS CONVERSATIONS ! »

BAFOUILLEMENTS
UnVagabond dit : je suis tout excité
UnVagabond dit : j'ai un rancaryt
UnVagabond dit : rancaret
UnVagabond dit : rancart
UnVagabond dit : vois tu j'en perds mes mots
Noémi dit : vraiment!!!
Noémi dit : conne chance
Noémi dit : bonne chance
UnVagabond dit : tu es excitée aussi ?

TÉLÉPATHIE
LEO dit : ... j'ai écouté all american rejects tout l'après midi... le bonheur... j'ai pensé à toi d'ailleurs...
Vagabond 3D dit : oh tu as pensé a moi, cela explique sans doute la réaction physique incontrolable que j'ai eu, apparamment sans raison
LEO dit : ah oué??? vers kel heure?
Vagabond 3D dit : oh cela a duré plusieurs heures

DE L'IMPORTANCE DE SE DÉBARASSER DE L'ÊTRE CHER
+PAT+ dit : j'essaie de trouver une façon non-bitch de flusher kekun.... donne-moi ton avis... c'est mieux au téléphone ou par email... ?
UnVagabond dit : email est mon choix personnel
+PAT+ dit : merci c'était aussi le mien
UnVagabond dit : évidemment, engager des durs à cuire offre un taux de succès concurrentiel, mais c'est un investissement plus coûteux

LA MORT VOUS VA SI BIEN
UnVagabond dit : haaaa six pac shakur
=v= - in summer we'll be fine - dit : "YÉ TELLEMENT BOOOOOOOOO"
UnVagabond dit : il l'est moins depuis sa mort.

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Frederic Rappaz © 2002-2008
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