«Drink beer, kick some ass
Drink whisky, kick more ass ! »
(Anonyme punker trentenaire, quêtant cet après-midi au coin des rues Sainte-Catherine Ouest et Mackay).
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?PAS DE FLÂNAGE DANS LA COUR
La cour n'est pas une toilette ok les gars
ni une place pour çe piquer(Affiche placardée sur le mur de la Trappe à BS™, rue Ontario, Montréal)
Parle moins fort, y'a Lao-Tseu qui nous regarde (ou pas).

L'ARTISAN
J.s. dit : que fou tu de ta vie dartisan!? hahah
UnVagabond dit : ma vie d'artisan ??? haha je la consacre au tissage de raquettes en babiche
J.s. dit : ahhahhahahhaha
MOBILIER
P'tain ! dit : y'a une chaise qui a une fente dedans, c du cuir, mais on s'en fout, c'est confortable
UnVagabond : une chaise avec une fente, comme c'est commode
L'ANNÉE DU RAT
UnVagabond dit : comment ça Yannick était content ?
Luz dit : ben... je sais pas, il a dit : «YEAH !!! Fred a vu mon film !»
UnVagabond dit : donc il jubilait comme si c'était l'année du jubilé
Luz dit : il jouissait comme un rat
L'ANNÉE DU CHAMEAU
UnVagabond dit : "Le chameau blatère. Lorsqu'il deblatère, c'est donc qu'il ne parle pas" (Gotlib)
=v= - i am not batman - dit : oh je déblatère souvent, et j'ai deux bosses aussi
=v= - i am not batman - dit : suis-je un chameau?
HOQUET SUR GLACE
5-2 wahou!! dit : t'as regardé le match au complet?
UnVagabond dit : Donaldo Dette etait epousse et toufflant
LE DÉMÉNAGEUR HORS DE COMBAT
noemi dit : t'as pas le gout de venir te faire des muscles cet après midi???
UnVagabond dit : j'ai une crampe à la verge, mes muscles me font déjà mal.
Tel une poule japonaise, chaque matin je ponds un haïku.
Cliquez sur Flanders...

(Image: Sim2K.)
Si ce quartier était une casserole, j'en serais la margarine.
--Oh Jean-Pierre, comment ces volatiles peuvent-ils faire un si intense vacarme ?
--Mais ma chérie... ce sont des ptérodactyles !

Ce monde en est un de souffrances, où chaque bonheur planant, chaque béatitude brûlante nous renvoie plus douloureusement le lendemain dans l'abîme de nos terreurs irraisonnées, de nos espoirs inutiles et de notre insécurité chronique.
Je me dresse sur ce tapis où hier encore je m'aplaventrais. Je débouche la bouteille de vin blanc. Je fais ressusciter sans cesse, des heures durant, la voix de Ian Curtis, déjà sortie d'outre-tombe avant même qu'il ne se pende. Joy Division, vin blanc, fleurs du mal.
Je me suis reclus dans le silence du salon, par une fin de journée radieuse. Je laisse seul le bruit des voitures, seul le rugissement d'un avion, secouer la quiétude des passants. Je leur laisse le bruit, je garde le murmure. Je me vautre.
À-plat-ventrisme sur le tapis violet du salon, sous le regard affectueux et incliné vers la droite de Fern-le-phallus.
Pas de coloc' en vue. Financièrement, je suis dans la pseudo-crotte.
Crotte, oui, mais pseudo.
Pseudo parce que, quand même, je travaille et j'ai un revenu stable, quoique timide. Aussi parce qu'un tattouage, ce n'est pas une dépense d'extrême nécéssité. Ça peut attendre, quoique l'attente me purge et que la blancheur poilue de mon bras gauche m'emmerde.
Couché tard, levé tôt. Blancheur époilée de nuit blanche, prolongée solitaire et ronflant jusqu'à trois heures de l'après-midi.
Personne en vue. Sauf Fern. Maintenant, je tète le thé vert. Je flotte, àplatventré sur le tapis violet du salon. J'ai mal pour Fern. J'ai repoussé au loin les pleins verres et les verres vides, les mégots des cigarettes éteintes. Mes chaussures sont en feu, je suis en feu, je suis une chaussure. J'ai la conscience tranquille, la conscience de me consumer, d'allumer le fil de mes jours et de les laisser brûler langoureusement, longuement en savourant chaque bouffée de vie parfaite, de vie facile.
C'est le succès de la saison, je vous l'ai dit: même lorsqu'ils s'éloignent de leur trappe, et s'effondrent dans quelque autre escalier de ciment, les alcoolos du quartier choisissent majoritairement la Milwaukee's Best Dry.
En petite kékanne bleue !
Ma plante verte, qui me fut gracieusement offerte par la direction du Complexe Desjardins suite à un achat de deux chemises, une blanche et une rayée, ainsi qu'une visite affriolante chez les deux jeunes employées du kiosque d'informations, une Blanche et une Noire, a repris du pwal de la boîte, a déployé ses feuilles, et désormais croît dans mon salon avec une vigueur que je n'espérais pas, juste à la droite de Fern le cactus.
Maintenant, puisque cette plante vivra, je devrais lui trouver un nom...
Bien que le fond de l'air soit frais, que le soleil gratifie les saoulons de raies bien timides, et qu'il soit à peine passé midi, déjà une activité régulière s'entreprend dans la trappe à B.S. .
À la suite de mes observations des derniers jours et/ou soirs, il semble que le succès de la saison sera la Milwaukee's Best Dry dans sa petite kécanne bleue.
Sac en papier ? Facultatif.
Reniant toute logique personnelle, me voici propriétaire d'un télé-avertisseur...
Ça recommence à picoler dans les environs, maintenant qu'est terminée l'ère glacière annuelle de cette vaste contrée, et que l'eau d'érable a conclu son déversement printanier.
La sève («le fruit de nos entailles ») s'est exportée des entrailles de son arbre jusqu'aux chaudières ornementales qui peuplent le fond de nos bois, puis de la chaudière est passée à la canisse hermétiquement fermée puis exportée tout de go en Australie.
Nous sommes tous fiers de notre patrie quand le tandou résurrecte, que les ivrognes de mon quartier dégèlent et les junkies beaucoup moins.
La trappe à B.S. de la rue Ontario (entre Amherst et Saint-Timothée) accueuille de nouveau, depuis le début du mois, quelques colorés personnages, qui savent ramener à la mode l'indémodable king can de bière cheap et le petit sac brun. C'est tout proche du dépanneur, donc plus pratique pour retourner le contenant vide et récupérer ses vingt cents de dépot.
C'est plus propre aussi, pas de déchets par terre, à part quelques humains, et le bureau d'arrondissement de Ville-Marie, encore membré*, vous en remercie.
Cet après-midi, sur Saint-Christophe, un vieillard titubant cachait mal derrière son dos une bouteille de vin blanc, dans son gésier vidée comme vache qui pisse.
Humectant sporadiquement ses entrailles, le poivrot s'excitait un peu, enguirlandait avec grand soin chaque personne croisant sa route.
Ce qui n'eut l'air d'offusquer personne puisque personne ne le comprenait, à part peut-être le cuisinier de la crêperie, qui émergea de ses terrasses pour inviter l'indésirable à indésirer plus loin.
Lorsqu'il fera trente degrés Celsius, j'investirai Hochelaga-Maisonneuve et vous déverserai mon rapport, vous roterai mes conclusions.
* oui, tu dois être québécois(e) pour comprendre la putain d'allusion... désolé...
Désalité fort tard dimanche, j'entreprends une longue errance.
Je commence par le métro, ligne verte vers Angrignon. Puis je me balade à pied, d'ouest en est, du Westmount Square au quartier Centre-Sud, en prenant bien soin de m'attarder, d'arrêter cinq minutes à tous les coins de rues, d'entrer n'importe où, d'acheter n'importe quoi.
Par exemple: un rideau de douche avec des têtes de morts (trouvé chez Qu¿zz, boutique sympathique où, si l'on a de la chance -et j'en eus-, on a la joie inespérée d'ouïr le meilleur album rock de tous les temps, selon mes humbles critères personnels et partials: Siamese Dream des Smashing Pumpkins).
Je rentre chez moi, me tape Machina: The Machines of God, de ces mêmes Citrouilles, et j'en conclus quatre ans après qu'il s'agissait là d'une tentative fort sous-estimée, aussi tristakrevé que les précédentes, ne serait-ce que parce que ce fut le dernier album du groupe, qu'il ne fit qu'effleurer les gloires d'antan sans jamais pouvoir les égaler.
Je manque de punaises pour fixer aux murs les posters tirés des profondeurs nauséabondes de chez Mars, et le rideau de douche neuf sent le neuf.
Mais bon, je faisais quoi déjà dans Westmount ?
«quant à Zinaïda, il lui parlait peu, mais avec infiniment d'esprit et de pénétration »Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?
(Tourgueniev, Premier amour, 1860.)
Comprenant deux étapes, cette astuce simple mais controversée, fut élaborée au Bar Fullum, d'où je ne ramenai d'ailleurs personne et c'est tant mieux :
1) Fonce
2) Enfonce
Le plus bel été de ma vie est prévu pour janvier 2005.
Première intervention bérurière en quinze ans confirmée !
Je te le dit et te l'répète: je ne sortirai plus jamais.
Et si j'ressort, je te l'redis.
Je me suis couché à six heures du matin, l'heure précise à laquelle mon réveil sonne les jours de semaine. Une heure plus tard, j'étais réveillé, déshydraté et en sueur.
Je participe à un concours de calage de verres d'eau à la cuisine, compétition improvisée dont je sors grand vainqueur, puis je retourne au lit, le ventilateur branché, tourné vers moi.
Ça grouille au centre-ville, un premier vendredi soir de beau temps.
De retour dans les faubourgs, ça rode rue Robin, à cinq heures du matin. La rue est en feu.
Que faire maintenant ? Tout de suite.
Quérir un espresso (décaféïné) chez mon pote sur Ontario, sans risquer de rencontrer Alfredo-la-nouille (que du reste j'aime bien), désormais retourné chez lui dans les Zeuropp.
Écrire à Québec, écrire à Houston, écrire à mon camarade d'autobus mexicain qui demeure à Ottawa.
Introduire Inventing Words dans le lecteur.
Me rendre dans le coin du métro Pas-mûr pour acheter des vêtements.
Renoncer à ceux (celles) que je connais pour me concentrer uniquement sur des connaissances futures.
Nettoyer les débris des bouteilles de Snapple explosées dans le parc Émilie-Gamelin.
Draguer dans les dépanneurs, aux zeaurorr, en achetant de la sauce à poutine.
Prononcer de vaines promesses.
Me coucher à six heures du matin, l'heure précise où je me lève les jours de semaine.
Arrêter de parler, possiblement pour toujours. Muter. Écrire.
Okay le foie.
Tu m'aimes pas, et je ne t'aime pas non plus.
Mais passons à travers cette soirée ensemble. Je promets de continuer à te tuer avec de la bière.
Pour conclure, Dali a échoué car il s'est remis à boire.
Bonjour mademoiselle.
Et comment va votre colon aujourd'hui ?
Toujours aussi irritable ?
Cocktail miraculeux. Ça guérit toutes les afflictions. Le thé vert et le zinc.
Les comprimés de zinc, j'veux dire... pas le bar à Matane.
Aux prises avec un mal d'estomac et quelques coliques dont j'ignorais la cause et la provenance. Aux prises avec une guêpe é-nor-me qui s'était coincée entre deux vitres, dans le salon, et qui, suite aux assauts répétés d'un balai prudent (pas question de causer un second Graceland fictif, je manque de posters d'Elvis assez gros) a disparu singulièrement.
Le four aux prises avec le fromage qui fond, coule de la pizza, et grésille dans l'assiette d'aluminium.
Il est 19 heures. Ici on soupe à l'heure des riches et on se couche à l'heure des poules, le ventre plein.
L'homme du vingt-et-unième siècle a compris qu'il n'y a plus rien de beau à créer, plus rien de nouveau à inventer.
L'artiste du 21ème siècle a compris qu'il n'y a que des amalgames, des entrecroisements d'influences, souvent confuses, parfois incertaines, et pas nécéssairement reliées les unes aux autres par un rapport logique.
S'asseoir, placer sa tête entre ses deux mains, avec ses paumes presser ses tempes. Faire jaillir la mixture d'interférences qui polluent le cerveau d'un humain vierge dès la prime seconde de son incarnation.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Activité estivale improvisée numéro 34: regarder un couple se disputer, sur le trottoir de l'autre côté de la rue. Mais assister au spectacle de l'intérieur d'un magasin, les vitrines nous empêchant de comprendre un seul mot de l'engueulade.
L'absence de son donne ainsi à la scène un aspect surréaliste particulièrement efficace, rehaussé par l'impact visuel prenant d'un frisé entre deux âges, mullet-head fier et furibond, qui gesticule, tourne autour de sa blondasse concubine, peste et crache à travers les poils de sa moustache.

Aujourd'hui, assis juste là, à ne rien faire, je me suis caressé le popsicle.
Je suis un tueur de plantes vertes. Ou bien ma musique du diable est un tueur de plantes ?
Ou ma plante se suicide par déshydratation ?

Salvador Dali aurait 100 ans aujourd'hui. S'il est une oeuvre (inachevée) qu'il faudrait peut-être reproduire un jour, ce serait sa tentative de suicide par déshydratation, suite à la disparition de sa musultime, le 10 juin 1982.
Pourtant plongé tête première dans la marge de crédit, suite à mes honteux errements budgétaires de jeudi dernier, puis renfoncé de plus belle par l'achat (essentiel) de mon billet pour les Pixies, samedi, j'ai constaté avec stupéfaction, en ce début de semaine, que mes coffres s'étaient mystérieusement renfloués, et que le découvert de mon compte de banque s'en trouvait effacé.
Remboursement d'impôts providentiel, oeuvre d'un mécène anonyme, ou découverte d'une manière inédite de multiplier ses avoirs de façon exponentielle, tel un Jésus mercantile, un fils de God Money, bénis soient les riches, en vérité je vous le dit et ainsi de suite ?
Aucune idée...
Mais en attendant de trouver la solution à l'heureuse énigme, j'achète, comme prévu, mon billet pour le concert des Darkness.
Ami(e)s et ennemi(e)s de Québec Citi, s'il fait beau le 21 juin vous risquez, au Vieux-Port, à l'extérieur, de vous amusez beaucoup plus que moi, reclus le lendemain soir avec ces headbangers britanniques de mauvaises familles dans un aréna de Verdun-là-où-c'est-Vert-et-Brun, mais peu importe...
Acheté aussi: mon billet pour la visite prochaine, au Café Campus, du groupe emblème de mon passage contemplatif en Alabama, en décembre dernier.
My Morning Jacket aura rendu presque sublime la succession de tous ces villages bucoliques aux patronymes plus alléchants les uns que les autres: Mobile, Montgomery, Troy, Greenville, Tuskegee...
Terminant enfin cette folle orgie de dépenses, je prévois me procurer tout à l'heure Under The Volcano, roman de Malcolm Lowry dont l'action se déroule à Cuernavaca, au Mexique, et que j'ai trouvé en librairie pour cinq dollars, dimanche, mais je n'en avais que trois, alors je suis ressorti avec d'incompréhensibles nouvelles au sujet de l'occupation de la France en quarante-quelque.
L'été, saison pour enfoncer sa guitare dans la gorge du désagréable chansonnier qui chante et/ou beugle d'une voix gutturale et insupportable sur les terrasses du Saint-Sulpice et, plus tard, dans quelque escalier de la rue Saint-Denis, à quatre heures du matin.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?L'été, saison idéale pour regarder passer les filles, et surtout pour regarder la tronche des gros monsieurs laids qui regardent passer les filles.

Si Morgan Spurlock mange du McDo pendant trente journées consécutives, engraisse de 25 livres, filme son expérience, réalise le documentaire Super Size Me, fait la tournée des festivals et la une des hebdos, pourrais-je moi aussi tourner mon propre film où j'absorberais, disons du jus de pruneaux, pendant trente jours ?
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Descente de quelques bières hier en fin d'après-midi au Bar Fullum, qui se serait appelé Panet ou Poupart, voire même Papineau, s'il n'avait pas été situé au coin de la rue Fullum.
Dès notre entrée, un papi serviable me recommande de ne pas laisser traîner mon manteau par terre. Judicieuse précaution, puisque au moins trois clients boîtent, et l'un d'entre eux fera quinze voyages aux toilettes, en se retenant sur ma chaise et/ou sur mon bras, à chaque passage.
Le serveur se choque, blasphème, envoie promener Papi quand ce dernier se plaint de l'éclairage. Mais avec nous, il sera courtois et disponible: un cancer du poumon avec chaque consommation, un coupon de tirage pour un voyage à Cul Bas avec chaque bock de Molseunnex, de la monnaie à profusion pour faire tourner le Greatest Hits de Def Leppard dans le juke-box (et même une p'tite ballade de System of a Down pour faire freaker les piliers de taverne -qui vraisemblablement en ont vu d'autres et ne paraissent pas impressionnés).
Lorsque la radio se remet à jouer, un alcoolique fort gaillard nous interprètera une danse. Je fus le seul à apprécier. Il remarqua mon intérêt et en paru touché. Plus tard, il nous joua à tous un bon tour en revenant coiffé d'une casquette équipée de lumières clignotantes. Personne ne le reconnut avant qu'il ne retourne à sa table, sûr de son coup. Nous étions mystifiés.
Ce matin sur Ontario, alors que je promenais mon décaféiné, je croise un grand disparu, le grand Alfredo, que je croyais perdu sur quelque continent lointain. Alfredo, la nouille fraîchement rentrée d'Asie.
Après avoir visité la Thailande, le Laos, le Vietnam et le Cambodge, il s'en allait déjeuner.
Suicide reporté à une date ultérieure.
Come on pilgrims, ce matin c'est la ruée vers les Pixies.
Deuxième arrivé devant la billeterie du Théatre Olympia, et deuxième servi après quatre-vingt dix minutes d'attente, plus un bogue informatique qui bloque 7000 billets d'un coup. «Don't gimme no shit because I've been tired »... Le type devant veut quarante billets. Keeping low doesn't make no sense...
Je fais face au Drunken' Donuts, au peep-show du Village, j'essaie de me concentrer sur ma lecture, oublier les conversations insipides dans la file derrière moi, «lots of things you've heard about», oublier les résidus urbains de la veille qui titubent en sortant de quelque after-hour, ignorer les quêteux du quartier et le nombre de quidams qui ont craché et/ou vomi par le passé à l'emplacement précis où je suis assis.
Quatre vingt dix minutes d'attente pour quatre-vingt dix minutes de rock music «electrically played» (et peut-être deux minutes cinq secondes de Bossanova). Quatre-vingt dix minutes qui peuvent paraître longues un matin de mai pour quatre-vingt dix minutes qui passeront en un éclair un soir de novembre. N'est-ce pas un peu ridicule quand on y pense ? I think about it sometimes...
C'est comme changer quatre trente-sous pour une piasse: on y gagne toujours vingt cents. Mon billet se débogue, I feel strong, I feel lucky, j'en achète un... and now it's time to go away.
On holiday.
Se plaindre est une forme de créativité, comme la masturbation.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?La gaffe du mois. Je dépose ma paie de la semaine jeudi, et m'aperçoit qu'il se trouve, dans mon compte bancaire, une somme supérieure à celle que je m'attendais de voir. Un relevé d'opérations m'apprend qu'un dépot important a été effectué en début de semaine. Je crois alors avoir reçu un remboursement d'impôts que je n'attendais pas si tôt. Me voilà tout heureux, j'exulte d'être aussi riche, d'autant plus que je venais à peine de prendre rendez-vous pour débuter un nouveau tatouage.
Je me lance, à Place Versailles, dans un magasinage enjoué, négociant un DVD des Pixies (que je n'achèterai finalement pas) par ici, et par là une housse en pwel rouge pour mettre sur le couvercle des chiottes. Tel un p'tit vieux, je fais mes emplettes chu Zelleure. Plus tard, je retourne au centre-ville acheter de nouveaux Converse. Ainsi de suite, et vogue la galère.
L'affaire connait des rebondissements en soirée, lorsque, par un éclair de génie que je ne m'explique pas -et qui aurait dû idéalement se produire bien plus tôt dans la journée- je me rends compte que le chèque du loyer de mai n'a pas encore été encaissé par le propriétaire, ce qui explique cette surabondance d'argent dans mon compte.
Merde... il est 22 heures, trop tard pour téléphoner Monsieur Chose et lui demander de ne pas encaisser le chèque immédiatement.
Un appel n'aurait, de toute façon, rien changé. Le proprio étant passé à la banque, mon compte était ce matin à moins 99 dollars.
J'avais un dépot à donner le jour même pour le tattoo, ce soir j'ai promis de faire acte de présence à un party privé qui m'occasionnera quelques dépenses d'alcool, et surtout, surtout: demain à midi précises, ce sera la ruée pour acheter mon billet pour le show des Pixies. Ainsi de suite, et vogue le découvert.
Bravo. Deux fois bravo. Moi qui m'auto-gratulait de si bien savoir gérer un budget, d'engranger les revenus comme vache qui pisse de l'argent. Parlez-moi d'une auto-gestion royale.
Au moins, si un jour je me retrouve à la rue, j'aurai pour me couvrir une belle housse en pwel rouge, comme celle que l'on pose sur le couvercle des chiottes.
Gone daddy gone, love is gone.
Gone daddy gone, love is gonorrhée.

Let me go on like a plaster in the sun.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?Se mettre en position fécale.
Autant en emportent les vents.
Deux fois plutôt que brune.
Voler de ses propres selles.
Écrit en ces pages le 10 décembre 2003:

Deux rendez-vous...
¤ 21 juin, Agora du Vieux-Port, Québec.
¤ 22 juin, Auditorium de Verdun, Montréal.
Moins de deux mois avant de joindre les forces des ténèbres, motheeeerfuuuuuuckaaaaaaaaaaaas.
Sept semaines pour se faire pousser un mullet.
Vous savez, ce n'est pas facile tous les jours d'être une personne normale.
Partager |Hyperlien | Toi, qu'est-ce t'en dis ?
Ici et là se disséminent les signes que je me transforme en vieux bonhomme. Au retour du travail, mardi après-midi, je me suis tapé une sieste de quelques heures, pour me lever à 21 heures 30, et... partir sur la brosse.
Précaution qui s'avéra d'une justesse inestimable, puisque je ne regagnai pas ma couchette avant 4 heures 15 ce matin, pour me réveiller exactement deux heures plus tard, sans trop me souvenir de mes derniers instants d'éveil, à part le fait que j'ai (plutôt inutilement) retardé d'un quart d'heure la sonnerie de mon réveil.
À sept heures, rêvant d'une soupe aux tomates (remède ultime et personnel contre tout les maux qui existent sur terre, dont évidemment la gueule de bois) que je n'eus jamais le temps de préparer, je me présentai au boulot finement pompette et le sourire facile.
Je m'embourgeoise. Je prévois mes beuveries et m'astreint à une stricte discipline physique et mentale, afin d'assurer le succès de ces dérapages, et assumer avec brio les lendemains de levers de coude.

La programmation du dixième Woodstock en Beauce sera annoncée dans les prochains jours, et je me tiens prêt.
La rumeur persistante amène Bérurier Noir dans la porcherie du rang 8 de St-Éphrem.
Mon pouce me gratte. Mon pouce démange. Mon pouce veut reprendre du service.
Nuits courtes pour journées longues. Incapable de trouver le sommeil, nerveux, atteint d'insomnies qui me sont pourtant à l'habitude épargnées, je suis sorti dans la nuit pour prendre une longue marche de quarante-cinq minutes dans les rues et les parcs du quartier, sous la pluie, et rentrer me coucher -pour finalement dormir- vers deux heures du matin.
Même dans le coin des crackheads, c'était tranquille. Sur Ontario, les policiers n'avaient pas de pute à surveiller, et les rôdeurs motorisés semblaient absents.
Le quartier n'est pas en feu.
The quarter's not on fire.
En vagabondant ici et là samedi après-midi, les poches vides, je suis passé à la banque. Je me suis trouvé un pseudo-rancart, un semi-rancart, pour la semaine qui vient. J'ignore comment je devrais considérer ça exactement, mais pour quelqu'un qui se plaint à longueur de journée de manquer de compagnie, c'est déjà mieux que pas de rancart du tout.
Ensuite j'ai silloné Hochelaga-Maisonneuve d'ouest en est jusqu'à Pie-IX, ce qui m'a laissé tout le loisir d'analyser la question et la signifiance de cette poussée printanière de sociabilité. J'en ai tiré de sombres constats en épiant quelque paroles d'ivrognes sur la rue de Rouen, puis en sniffant les effluves de naphtaline dans les allées du Village des Voleurs.
Je suis rentré chez moi en métro. Arrivé dans mon salon, j'ai déprimé tranquillement et j'y serais encore si je n'avais eu la présence d'esprit d'acheter à l'avance mon billet pour le show de Sloan.
Je serais encore cloîtré chez moi, ou en train de prendre une longue marche pour décompresser, l'âme nauséeuse, sans raison précise et c'est bien ce qui fait la stupidité de toute cette chose.
Message aux émouvants petits couples qui vont ensemble voir leurs artistes favoris en concert. Nos salles ne sont pas si petites, serait-il possible d'aller vous attoucher dans un coin, ou juste un peu en retrait, mais pas en face du band, ni devant ma face.
Ils se pognassent toute la soirée juste devant moi, au lieu de se concentrer sur le show. Ensuite, ils vont ensemble se chercher une bière, puis reviennent exactement au même endroit, se souder l'un à l'autre sans écouter davantage.
La tête leur tourne un peu, ils sont doucement éméchés, donc ils rentrent chez eux pour baiser un coup. Quand c'est fini, ils se disent que c'était bon -et ils le croient- mais ce ne l'était pas.
Dans le cadre de notre serie « Conversations inutiles » ... le spécial langage ordurier !
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RAGE AGAINST THE MACHINE
El Senor Vagabondo dit : fuck ,on clqvier chie
El Senor Vagabondo dit : {#~[{~#|[{|\[\`[|`[^`\``jjdokaa
El Senor Vagabondo dit : les lettres sont inversees q certqins endroits:::
El Senor Vagabondo dit : le q est devenu un a et le , un : et je ne trouve plus le ! fuck lq lettre qpres L
El Senor Vagabondo dit : je fqis auoi lq §§§
El Senor Vagabondo dit : shit
RETOUR A L'ECOLE
Fred Sinatra dit : 422 $... qui mangent de la marde !!!
Fred Sinatra dit : on va oublier ça
noémi dit : ahahaha
Fred Sinatra dit : mieux que ça... 492$ ! Gang de mangeux de marde !
noémi dit : ho!
Fred Sinatra dit : aasssti je suis furieux
noémi dit : tu deviens vulgaire avec l'âge, ma parole
CHASING LEON...
Fred dit : as-tu des news de Léon ?
Luz dit : non, parti dans la brume lui
Fred : quel drame
Luz dit : je sais juste qu'il s'était fait une blonde et il partait vivre avec
Luz dit : après 1 mois
Luz dit : il a complètement perdu le cap
RETOUR A L'ECOLE
Fred Sinatra dit : esti de marde
Fred Sinatra dit : c'est quoi l'hostie de rapport ?? c rire du monde sacraman
noémi dit : ahahahaha je ris de ta rage cher enfant!
Fred Sinatra dit : dis quelque chose, approuve, saint ciboire !!!
noémi dit : 'coutes ben mon homme: ça fait déjà 3 sessions que je suis à l'université....je suis blasée de leur conneries
noémi dit : je ne peut que te conseiller un D.E.P. en mécanique
CHASING LEON...
Fred : on dit qu'elle l'a assassiné
Luz dit : mais elle lui a fait subir les pires tortures
Fred dit : c'est ignoble
Luz : du monde comme ça, ça me dégoute
Fred dit : ouais il méritait de crever, ce saligaud
Fred dit : fuck Léon
Pour terminer, quoi de mieux que de s'amuser grossièrement au sujet d'une vulgaire inconnue, qui, croyant s'adresser à son ami Matt, fait la rencontre du Vagabond Imposteur !
