octobre 30, 2003

Escapade

À l'instar de notre héros voisin du cuistre, je me prépare pour une petite escapade métropolitaine ce weekend, un léger bagage s'impose donc...

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Posted by loupaq at 09:46 PM | Comments (5)

octobre 26, 2003

Oeil de lynx

Lors d'un séjour en Californie en avril dernier, j'ai eu le bonheur, en raison d'une journée passablement maussade côté météo, de visiter une magnifique exposition au Los Angeles County Museum of Art dédiée à Ansel Adams. Célèbre photographe américain et environnementaliste bien connu, il a saisi sur pellicule entre les années 20 et 60 parmi les plus beaux paysages de l'Amérique du Nord pour en produire des clichés noir et blanc d'une beauté rare et d'une poésie quasi magnétique. Ses endroits de prédilection pour saisir toute la quintessence de la nature furent le nord de la Californie (notamment le Parc Yosemite), le mid-ouest américain ainsi que les Rocheuses tant aux USA qu'au Canada.

Cette exposition, donc, relatait plus d'une centaine de clichés originaux et m'a rappelé le vieux principe à l'effet que ce n'est pas l'appareil qui fait d'une personne un(e) bon(ne) photographe, mais la personne elle-même. Ansel Adams ne possédait aucunement le matériel sophistiqué d'aujourd'hui, mais il savait optimiser son oeil perçant et, combiné à une judicieuse utilisation de ce qui était disponible à l'époque, son talent ne pouvait qu'émerger...

Sous le charme total, il me fallait bien ramener avec moi quelques souvenirs de ce grand artiste, sous la forme de photos cartes postales dont j'en ai aujourd'hui fait un montage à l'intérieur de cadres. Mes murs viennent dès lors de s'embellir merveilleusement, ce qui me rappellera aussi qu'il y a tant de belles choses à voir dans ce bas monde. Assez fier de mon ouvrage, avec le recul...!

Ci-dessous un exemple de cliché représentatif du génie du bonhomme...

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Posted by loupaq at 05:30 PM | Comments (5)

octobre 25, 2003

Fétichisme

J'ai récemment vécu une expérience pour le moins troublante avec un matériau que certaines personnes adulent, au point de le porter lors de soirées particulières où les fantasmes sont tout sauf défendus. Je parle en l'occurence du vinyle dont les propriétés moulantes peuvent révéler toutes les courbes corporelles évidentes et, encore plus intéressant, celles que l'on devine.

Je vois déjà poindre les images issues de votre imagination fertile, elle-même stimulée par vos esprits coquins...

Précisons la chose, au risque d'en décevoir certain(e)s, pas trop tout de même j'espère. Le vinyle en question est celui dont sont faits les microsillons, vous savez, les (bons vieux) disques 33 tours qui, avant l'ère du numérique, tournaient à fond les tables et que, maintenant, seuls quelques puristes audiophiles ou les DJ osent encore utiliser.

Eh bien, un de mes bons amis m'a fait écouter il y a 5 jours quelques albums de cet acabit, certains affichant une usure passablement audible, d'autres flambant neufs. Ne riez pas. Il est encore possible de se procurer auprès de compagnies spécialisées et, il faut l'avouer, assez peu nombreuses maintenant, de nouvelles parutions tout autant que des incontournables. Classic Records est une de ces irréductibles ne jurant que par le disque 33 tours, prétextant que le disque compact est encore bien loin de l'idéal sonore... Bon, là on repart le sempiternel débat à savoir quel média reproduit le plus fidèlement la musique, chose que je vais éviter in peto car autrement je serai encore à taper des lignes dans 20 heures...!

Quoiqu'il en soit, l'ami en question était on ne peut plus emballé d'avoir "redécouvert" une sonorité "musicale" à souhait, selon ses dires. Mon esprit, d'abord tapissé de septicisme mais éternellement curieux, m'a conduit à m'exposer à un test comparatif. Nous avons donc retiré de son emballage scellé et avec enthousiasme un monument de Led Zeppelin, The Song Remains The Same. Il faut préciser que Classic Records ne produit que la crème en terme de microsillons, par exemple ces derniers affichent en général un poids de 200 grammes, comparativement à 120 grammes dont se targuaient les albums couramment vendus jusqu'à la fin des années 80. Cela se traduit par un disque d'une épaisseur telle qu'il est pratiquement impossible de le tordre. On send d'ailleurs assez bien la différence lorsqu'on en manipule un, tant sur le poids que la rigidité. Assez impressionnant je dois dire!

Et là... Paf! À mon grand étonnement (et aussi désarroi...), mes oreilles se sont repaissées d'une musicalité hallucinante qui, je l'avoue, m'a déstabilisé sur le coup. Nous avons poursuivi l'écoute avec Surfacing de Sarah McLachlan, Rumors de Fleetwood Mac et quelques autres. Faute de temps, plusieurs Genesis de l'époque de Peter Gabriel n'ont pu se joindre à la fiesta, mais cela ne saura tarder.

Ce qui m'amène au constat suivant: si l'on fait abstraction du côté pratique (manipulation, entretien, usure, durée d'écoute limitée), comment expliquer que le 33 tours, avec tous ses défauts évidents, puisse encore surpasser à bien des égards le disque compact? D'autant plus que le test précédent s'est fait au moyen d'une table tournante bien ordinaire en comparaison d'une source numérique valant plusieurs milliers de dollars. Et malgré cela, il m'aurait été difficile de déclarer le CD gagnant. René Laurendeau, propriétaire de la boutique Rotac, m'assure que, si l'on comparait essentiellement des productions récentes, l'on finirait par découvrir et admettre que le disque compact l'emporte sur le microsillon et que, finalement, le virage aura été bénéfique.

Pour ma part, j'ai tendance à partager cette opinion. Bien des considérations ne me feraient jamais retourner au vinyle. Mais je crois qu'un doute m'effleurera toujours suite à cette écoute, à savoir si on ne s'en est pas fait "passer une" par les manufacturiers. Surtout lorsqu'on sait qu'en Europe, la grande majorité des nouvelles parutions se font encore sur les deux formats...

D'audiophile en aiguille...

Posted by loupaq at 07:34 PM | Comments (6)

octobre 20, 2003

Plein-air derechef

Encore sous l'ivresse de superbes effluves automnales glanées ça et là durant le weekend de l'Action de Grâce, je me suis à nouveau aventuré du côté du secteur de la Vallée de la Jacques-Cartier, endroit maintes fois arpenté s'il en est un, mais toujours aussi charmeur et, qui plus est, ne demande que peu de brûlement de combustible fossile pour s'y rendre. L'écologie à tous les niveaux quoi!

Ce fut pour un séjour d'un tout autre ordre, soit le camping à la fraîcheur. Un petit zéro à moins un degré nous a tenu compagnie discrètement, provoquant quelques précipitations éparses plus ou moins liquides. Conséquence: une émergence fabuleuse de tout l'arôme possible dont dispose la forêt . Superbe! Notre horde de joyeux lurons, au nombre de six, a fait bombance et ripaille tout en refaisant le monde autour d'une des grandes inventions de l'humanité. Et que dire du retour en fin de journée sous un étalage d'immenses flocons taquins. Magique!

Simple, mais très efficace comme ressourcement. Bref, un grand moment!

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Posted by loupaq at 10:09 PM | Comments (1)

octobre 16, 2003

Fils d'Alambic-Dieudonné-Corydon

Achille Talon, alias Chichille, a été, est et sera toujours un de mes héros les plus méritants. Sans doute suis-je, en raison de mon penchant pour la langue de Molière, une proie facile pour cette bande dessinée dont le vocabulaire tient davantage de la synergie du dictionnaire profond et du pur délire que d'une publication des Éditions Quebecor. N'empêche, nul à mon avis ne peut rester indifférent devant ces triple-boucle-piqués linguisitiques pour lesquels Bernard Pivot même ne pourrait accorder autre chose qu'une note parfaite.

Faire l'apologie de cette oeuvre serait presque aussi audacieux que de tenter de rivaliser avec son auteur. C'est pourquoi, modestie (et disponibilité!) oblige, je ne me lancerai point dans une telle expédition et me contenterai, au fil des semaines, de vous entretenir avec quelques extraits judicieusement choisis parmi les albums que je possède. Et puis, quoiqu'on en dise, un texte avec une image est toujours plus séduisant, non?...

Allez HOP!


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Posted by loupaq at 10:29 PM | Comments (3)

octobre 14, 2003

Pause cybernétique

Eh oui, comme bien d'entre vous (nombreux j'espère...), j'ai usé et abusé d'une multitude de belles choses de la vie en ce long weekend, à commencer par cette profusion inespérée de vitamine ensoleillée. Une bonne partie de la charte Pantone s'est retrouvée tantôt sur un érable flamboyant, tantôt sur un chêne discret, l'un des plus opiniâtre face à la bise hivernale en raison de ses feuilles qui tardent à courber l'échine devant la rigueur que nous redoutons tous un peu.

Ce fut également une magnifique occasion de prolonger la saison du vélo, randonnée toutefois plus tumultueuse pour notre Geneviève Jeanson nationale...

Heureux constat: mon clavier ne m'a pas du tout manqué. Ouf!


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Posted by loupaq at 10:47 PM | Comments (3)

octobre 08, 2003

Bois en paix

Habituellement peu enclin à propager sur la Grande Toile les chaînes de lettre, les gags douteux et autres images on ne peut plus faussement véridiques, j'ai reçu aujourd'hui de mon frérot une pensée que je qualifie de "remède facile, mais peu coûteux" et qui m'a fait bien rigoler, au point que je la partage avec vous, cher public attentif.

Ca s'intitule La Paix intérieure. Si vous l'avez déjà lue, eh bien vous en êtes quitte pour une seconde tournée. La voici:

Je te fais suivre ceci parce que cela a vraiment fonctionné pour moi. En suivant un conseil tout simple lu dans une revue, j'ai finalement trouvé la paix intérieure. Ça se lit comme suit: "Pour atteindre la paix intérieure il faut toujours terminer ce qu'on a commencé." J'ai regardé autour de moi pour voir toutes ces choses que j'avais commencées sans les terminer. Donc aujourd'hui, j'ai terminé une bouteille de vin blanc, une bouteille de vin rouge, une bouteille de Baileys, ma boite de Prozac, un grand sac de chips et une caisse de bière. Tu n'as aucune idée comme je me sens bien. Tu peux faire circuler à ceux qui cherchent encore la paix intérieure. Un ami qui te veut du bien.

L'histoire ne fait aucun cas de la suite du programme cependant. Je me demande si sa flore intestinale partage cette même paix intérieure...

M'enfin!

Posted by loupaq at 08:57 PM | Comments (4)

octobre 06, 2003

Mise au point

L'automne est parmi nous et il faut préparer son véhicule en vue de la rude saison qui approche...

Chichille et moi partageons deux choses: la langue française et le même coiffeur.


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Posted by loupaq at 09:48 PM | Comments (1)

octobre 05, 2003

Heureuse découverte

Un collègue de travail m'a prêté ce weekend un livre dont il me fesait l'éloge depuis un certain temps. Qui a piqué mon fromage, traduction française de Who Moved My Cheese, est un best-seller du docteur Spencer Johnson, auteur américain bien connu qui a publié neuf autres ouvrages dont Le Manager Minute. Bouquin d'à peine plus de 100 pages et à la grosseur de caractères aux antipodes de celle de la Bible, il s'agit d'une charmante fable sur le changement et surtout, sur les craintes que ce dernier nous inspire fréquemment. Pas du tout moraliste et empreint de belles métaphores, ce petit bijou se lit d'un trait, nous laissant tout juste le temps de terminer un deuxième espresso...

Un site lui est même dédié. Réactions de lecteurs, produits dérivés et autres menus vous attendent à un clic de...souris!

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Posted by loupaq at 02:05 PM | Comments (2)

octobre 04, 2003

Ah, ces voisins...

En retard comme d'habitude sur la plupart des productions cinématographiques, j'ai finalement visionné hier soir Bowling for Columbine, le documentaire décapant de Michael Moore sur le phénomène de la quasi-libre circulation des armes aux États-Unis. Outre l'effarante statistique sur le nombre de décès par balles (plus de 11000 aux USA à chaque année versus environ 160 au Canada ou une soixantaine en France), il y a un truc qui m'échappe: pourquoi Charlton Heston a-t-il tant tardé à devenir membre de la NRA? Il aurait eu bien plus de facilité à vaincre Messala à la course de chars ou bien à libérer les hébreux d'Égypte, plutôt que de se taper une séparation de la Mer Rouge... Pas efficace le bonhomme tout compte fait!

Parions que sa mise-en-bière sera faite du même bois que les crosses de Winchester et que son fantasme inavoué de toujours aura été Calamity Jane.

"I'm a poor lonesome asshole and a long long way from Hollywood"...

Posted by loupaq at 03:53 PM | Comments (2)

octobre 01, 2003

Le clavier bien tempéré - De quossé...???

Le concept du carnet Web (ou Weblog ou blogue) constitue pour moi, à n'en pas douter, une des plus belles découvertes de l'an de grâce deux mille trois. Un merci sincère à CFD qui m'a initié vers cette voie, flairant subtilement que ce genre d'outil flirterait brillamment avec ma plume hélas trop peu active depuis quelques temps. Voyez-vous, l'écriture a cette extraordinaire double propriété de, non seulement rassembler nos idées de façon cohérente, mais également de révéler la personnalité de chacun(e), où chaque style transforme alors une banale page blanche en un amalgame d'émotions, de descriptions instructives ou de simples propos souvent à propos.

Bon, le titre maintenant. Je subodore le fait que, hormis le rapprochement un tantinet évident avec le périphérique dont tâte nos phalanges (comme en ce moment même en ce qui me concerne), plusieurs d'entre vous vous questionniez sur l'origine de l'expression "Clavier bien tempéré". Je serais fier de l'attribuer à mon propre cru, mais également assez malhonnête. Il s'agit en fait d'une des oeuvres phare de l'immortel Cantor de Leipzig, mieux connu sous le nom de Jean-Sébastien Bach. Cet ouvrage en deux volumes sert de base à la littérature pour clavier. Un de nos plus illustres ambassadeurs musicaux, Glenn Gould, en a fait ses choux gras à maintes reprises. Ce résumé vous en apprendra un peu plus sur le sujet. Google se chargera de vous rassasier davantage si vous êtes encore en appétit.

Le contenu à présent. Les cinq rubriques mentionnées en titre ne sont ni exclusives ni exhaustives, mais seulement des points de repères sur des domaines qui m'intéressent grandement. Il serait tentant de se consacrer qu'à un seul sujet, pour mieux l'approfondir entre autres, mais cette limitation écarterait possiblement bien des gens qui sauront, je l'espère (!!), trouver quelque moment de bonheur et d'évasion à la lecture de ces lignes sans prétentions. Un échantillon plus grand? Pourquoi pas?...

Pour sûr, ce carnet vise d'abord le partage d'idées et d'impressions et se permettra aussi de dérailler un brin, non pas dans un but d'attirer l'attention par des propos vulgaires ou dégradants, mais bien parce qu'il ne faut jamais perdre de vue de ne pas se prendre trop au sérieux, souvent en fait! Le ton moraliste aura également bien du mal à survivre en ces pages.

Le partage étant un concept à double sens, vos commentaires seront bien évidemment appréciés...

Boum, on y va...!!

Posted by loupaq at 11:32 PM | Comments (10)