Fascinant ce que les « défusionneux » peuvent avancer pour la promotion de leur option...
J'ai entendu il y a plusieurs semaines une bonnefemme témoigner à TQS qu'elle ne se sentait plus chez elle à Ancienne-Lorette (la femme de notre ami Marcel ???) depuis la fusion avec Québec et donnait un exemple négatif de cette fusion :
« La semaine dernière, je suis allée chez Provigo et j'ai appelé un taxi pour revenir chez moi. Le chauffeur ne savait même pas où se trouvait ma rue. »
Et ce matin, à la radio de CJMF, une femme du secteur de Charlesbourg réclamait elle aussi la défusion parce que le gazon du terre-plein en face de chez-elle n'a pas encore été coupé...
Est-ce que j'ai besoin d'ajouter ce que j'en pense ?
Que peut-on rajouter devant de tels arguments... ouf !
Envoyé par: Etienne Quirion le juin 9, 2003 11:08 AMJ'en ai marre d'entendre ce genre de conneries... Même dans le journal de samedi on rapportait que les « défusionneux » comme Wilson et compagnie disaient s'objecter à des projets de la ville comme le tramway ou la promenade Champlain, alors que ce n'est même la Ville qui est derrière ceux-ci comme le faisait remarquer le journaliste du Soleil. De purs imbéciles !!!
Envoyé par: Francois Marcotte le juin 9, 2003 12:25 PMPourquoi faire des projets pour mettre en valeur notre belle grande ville, voyons donc, restons petit, restons sauvage, restons comme le beau gazon à madame... court comme nos idées
Envoyé par: Francis Moisan le juin 9, 2003 12:43 PML'affirmation de soi ou d'une collectivité se caractérise par l'expression de son identité au quotidien. Ainsi, les amis d'Ancienne-Lorette ou de Charlesbourg ont démontré qu'ils ne sont pas dignes d'être considérés comme citoyens de cette nouvelle grande ville.
Envoyé par: Pascal Lacasse le juin 9, 2003 04:30 PMAutant vous prévenir, je ne suis pas un défusionniste.
Cependant, j'ai parfois l'impression que la couverture biaisée des médias face au phénomène (qui ne présentent que de stupides arguments venant des plus bouffons d'entre les bouffons) fait l'affaire de ceux qui ont fait des fusions, la panacée aux problèmes des villes alors qu'au fond, ce n'était qu'une démission du gouvernement québécois face à la nécessité de mettre en place de nouveaux moyens de financer les villes.
Je reste sceptique face à la capacité des fusions de régler les problèmes financiers des centres-villes, tout comme je reste sceptique face à leur capacité d'assurer l'harmonisation des divers territoires qui composent la nouvelle ville.
J'ai craint depuis le début et je crains encore que les fusions aient donné plus de pouvoir à la banlieue et que tôt ou tard, nous assisterons à un nivellement par la bas - ou enfin, un nivellement par la banlieue. La population de la périphérie est fortement majoritaire et l'idée que la région centrale veut se doter de services dont on ne veut pas en périphérie est fortement ancrée dans les mentalités. La majorité se donnera toujours la force politique pour arriver à ses fins.
Nous n'avions pas besoin des fusions. Maintenant que nous les avons, ce serait un effort inutile que de vouloir reculer. Vous remarquerez que le gouvernement libéral n'est pas si pressé de voir les machines à défusion se mettre en marche. On a compris que si ces dernières devenaient réalité, il faudrait s'attaquer à ce que les gouvernements antérieurs n'ont pas eu les couilles de faire : une vraie réforme de la fiscalité municipale.
Envoyé par: Jean Richard le juin 10, 2003 09:59 PM