jeudi, le 12 juin 2003

Parvenir à un développement urbain durable

Mercredi, je me suis amusé à explorer le site internet de la Ville de Québec question de voir ce qu’il a dans le ventre. Je suis allé un peu partout en cliquant ici et là. En entrant dans la section Communiqués de presse, mon attention a été attirée par le communiqué Vers un développement durable. De 2002 à 2005, au-delà de 225 millions $ investis dans Limoilou . Je m’y suis arrêté, car j’ai toujours trouvé drôle la manière dont on traite cette notion. On dirait que dès que c’est vert, les acteurs publics parlent de développement durable et on remarque des mots qui sonnent souvent et qui reviennent presque à tout coup. Le texte n’y fait pas exeption : qualité de vie, amélioration de l’environnement, planification, gestion, positif et concertation. Bref, le développement durable c’est chic, à la mode et surtout fourre-tout. Je retiens surtout le dernier mot : concertation. Et qui dit concertation, dit processus de consultation, mais aussi son aboutissant, la prise de décision.

La ville est une communauté aux intérêts divers que les pouvoirs en place doivent concilier et en ce sens, le développement durable appelle à l’idée de la gouvernance pour son succès. L’Observatoire universitaire de la Ville et du Développement durable de Suisse publiait dans son journal Vues sur la ville un dossier intitulé Gouvernance urbaine et durabilité qui rend compte de l’importance de la gouvernance dans la conciliation des valeurs et des intérêts mis en cause par le développement durable, mais surtout dans leur arbitrage.

D’abord, deux approches sont populaires dans la gouvernance. La première, dite normative, renvoie à une approche style management (normes, analyse des politiques, efficacité de l’action) tandis que celle analytique privilégie l’évaluation des transformations de l’action publique territoriale. Elle permet de comprendre la coordination des actions et leur acceptation chez les différents acteurs.

En ce qui a trait spécifiquement à la gouvernance urbaine, l’auteur précise que « ce qui est en jeu [c’est] la possibilité et la capacité des acteurs urbains à mettre en œuvre des politiques, en particulier de développement économique, mais aussi d’aménagements urbains, à travers leur capacité à intégrer les divers groupes sociaux et politiques et à produire des visions partagées du développement urbain. » (LERESCHE J.-PH.) Bref, privilégier la gouvernance c’est chercher l’adhésion du plus grand nombre.

Noble ambition qu’est le consensus ! Mais à mon humble avis, la gouvernance urbaine a ses limites. Par exemple, accoucher de compromis est parfois néfaste, car ils peuvent compromettre la qualité des décisions. On sait que le développement durable nécessite des changements dans nos « façons de faire », des changements douloureux pour certains et qui demandent des efforts. Pensons seulement à notre type d’habitat disséminé et éparse, l’étalement urbain ou notre dépendance à l’automobile. D’où l’idée d’avoir des citoyens et des décideurs éclairés qui se feront les apôtres de changements de valeurs.

Je faisais mention ces derniers jours du forum sur l’avenir de Québec qui s’est tenu en fin de semaine dernière. Parmi les premiers constats on parle de l’importance d’un aménagement urbain intégré ou si vous préférez, de planifier la ville comme un système où les décisions prises dans un domaine ont un impact sur un autre. C’est peut-être ça en partie le développement durable et que la Ville doit assimiler et appliquer. Loin d’être une mince tâche, j’en conviens, mais il s’agit de semer pour pouvoir éventuellement récolter.

Observatoire universitaire de la Ville et du Développement durable : Vues sur la ville. Dossier gouvernance urbaine et durabilité, no. 3, juin 2002.

Envoyé par - François - le juin 12, 2003 02:42 PM
Commentaires

Bonjour,
Je suis en phase d'initiation dans la recherche. En effet j'ai l'inttention de préparer un DEA .
je suis Ingénieur en géographie et aménagement du territoir option urbanisme, j'ai découvert votre article lors d'une recherche sur Internet car je voudrais travailler sur le thème du développement urbain durable et le projet urbain en Algérie je voudrais rester en contacte avec vous si vous le permettez ? je pense que celà nous permettra d'échanger de multiple réflexions

Merci pour votre collaboration

Envoyé par: Boutaira le avril 20, 2004 10:11 AM

Bonjour , je suis une Doctorante Algerienne, je m'interesse dans ma recherche, a l'Identite urbaine et le developpement urbain durable dans les villes arabo-musulmanes, j'ai lu votre article, et c'est interessant de mettre une note sur ce qui se dit sur le developpement durable et le role de la gouvernance.
J'espere qu'on reste en contacte.
Merci pour votre attention

Envoyé par: Makhloufi Fahima le décembre 8, 2004 07:56 AM

bonjour, je suis entrain de prepré un DESS sur le developpement territoriale est le sujet du developpement urbain m'anteresse beucoup
je souhaiterai bien qu'an change d'idées concernant se sujet
promis moi de resté en contacte
merci

Envoyé par: khaled soltane le juin 9, 2005 05:51 PM

je suis architecte et je prépare un magister en urbanisme option FAITS URBAINS et actuellemnet je travaille sur le théme " participation et la citoyenneté pour une ville durable" ; alors s'il y a des informations sur ce sujet j'aimerais beneficier de ces derniéres et essayer d'analyser l'experience concernant différents pays

Envoyé par: BETINA SABRINA le février 2, 2006 06:08 AM

Bonjour , je suis une Doctorante Algerienne, je m'interesse dans ma recherche, sur l'oimpact de la végetation dans la création des ambiances confortable dans les espaces urbaine et le developpement urbain durable dans les villes des région à climat chaude et sec, j'ai lu votre article, et c'est interessant de mettre une note sur ce qui se dit sur le developpement durable .
J'espere qu'on reste en contacte.
Merci pour votre attention

Envoyé par: louafi samira le septembre 23, 2006 08:34 AM
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