La semaine dernière, j'ai fait une petite montée sur le gaspillage de l'eau potable alors que dans mon complexe résidentiel, on arrosait abondamment, même après plusieurs jours de pluie. La Ville de Québec a proposé pour adoption un règlement sur l'utiisation de l'eau. Voici en quelques lignes l'essentiel de la proposition :
Le règlement proposé :
- détermine les conditions de l'utilisation de l'eau potable provenant du réseau d'aqueduc municipal pour les périodes d'arrosage, le remplissage des piscines, le lavage de véhicules et le nettoyage des stationnements;
- fixe à 6 litres la quantité maximale d'une chasse d'eau pour tout cabinet d'aisance qui sera installé à compter de la mise en vigueur du règlement;
- interdit l'installation de tout système de refroidissement et de réfrigération ou de congélation muni d'un système de refroidissement à l'eau.
Selon Mme Ann Bourget, conseillère municipale associée au comité exécutif, « la Ville souhaite ainsi se doter d'un des règlements les plus complets au Québec, facile d'application et tout en n'imposant pas de contraintes excessives aux citoyens et citoyennes ».
En vertu du règlement proposé, l'arrosage d'un jardin, d'un potager, de la pelouse, d'un arbre ou d'un arbuste sera permis entre 20 h et 23 h, sauf les samedis :
- les dates paires pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre pair;
- les dates impaires pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre impair.
Autres dispositions réglementaires :
Le projet de règlement R.V.Q. sur l'eau potable propose que le remplissage des piscines soit autorisé en tout temps, sauf au cours des mois de mai et de juin où il sera permis uniquement de 20 h à 6 h, selon le même calendrier que celui de l'arrosage : dates paires, sauf les samedis, pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre pair, et dates impaires, sauf les samedis, pour les occupants des habitations dont le numéro de l'adresse est un nombre impair.
Le nettoyage des entrées, des allées d'accès et des stationnements ne sera permis qu'en utilisant un boyau muni d'une fermeture automatique et uniquement du 1er avril au 10 mai de chaque année lors du grand ménage du printemps ou encore lors de travaux de peinture, de rénovation, de pose d'enduit protecteur ou de nettoyage d'une surface comportant des produits pétroliers ou des substances gommeuses.
En ce qui a trait au lavage d'un véhicule, celui-ci sera permis en tout temps à la condition d'utiliser un boyau à fermeture automatique.
À la refonte des règlements des anciennes villes s'ajouteront d'autres actions de la Ville de Québec pour économiser l'eau potable, dont la recherche et la réparation des fuites sur le réseau d'aqueduc, l'optimisation du traitement de l'eau potable, la gestion de la pression d'eau, l'éducation et la sensibilisation (notamment par sa participation au Programme d'économie d'eau potable de Réseau-Environnement).
(Source : communiqué de presse, Ville de Québec)
Bien hâte de voir les modalités d'application du règlement. J'espère que le baton va frapper fort !
Envoyé par - François - le juin 17, 2003 09:41 AMQue le bâton frappe fort, soit. Mais espérons surtout qu'il y aura une véritable sensibilisation active, et pas seulement quelques éléments de répression. Après tout, l'ÉDUCATION est un élément essentiel pour qu'il y ait "développement durable" des mentalités, pour reprendre une expression à la mode.
Envoyé par: Isa le juin 17, 2003 02:31 PMNote de circonstance :
Aujourd'hui, 17 juin 2003, est justement la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse.
Le thème de cette année est : "Systèmes de gestion durable des ressources en eau".
http://www.unccd.int/publicinfo/june17/sgStatement-fre.pdf
Simone H.
* merci à Émanuelle pour la mise en contact.
Envoyé par: Simone Handke le juin 17, 2003 04:23 PMPuisque certaines personnes semblent éprouver quelques difficultés avec les subtilités sémantiques de la langue française, je me dois d’expliciter quelques éléments de mon commentaire.
Lorsque j’écris « Que le bâton frappe fort, soit » cela constitue une résignation (le « soit » indique un acquiescement) au recours à des éléments de coercition. C’est une déformation flagrante de la sémantique intrinsèque du contenu propositionnel que de prétendre que je m’oppose à la suggestion d’un recours ciblé à une mécanique de pénalisation des infractions. C’est encore plus aberrant d’insinuer que je puisse penser par là à la bastonnade.
Ma seconde phrase se lit comme suit : « Mais espérons surtout qu'il y aura une véritable sensibilisation active, et pas seulement quelques éléments de répression ».
Il est important de noter que j’emploie le terme « SURTOUT », et non pas le terme « PLUTÔT » tel qu’insinué. Il faut lire avec attention, car cela change radicalement le sens.
La sensibilisation active que j’évoque a été ramenée à un désir farfelu de tenir un kiosque d’information. Remarquez qu’il y avait là une belle imagination et un bel effort narratif pour me ridiculiser. Mais là s’arrêtent les qualités de l’intervention… Il y a un nom pour cette stratégie consistant à prêter à l’autre des intentions qui n’ont pas été dites : ça s’appelle un procès d’intention. Et c’est un sophisme !!!
À ce sujet, monsieur François Marcotte (ainsi que Carl Marcotte et le dénommé sexmachine) peuvent consulter le site suivant :
http://pages.infinit.net/jnr/argument/accueil.htm
Il y a même des petits exercices qui vous permettront de constater que les attaques personnelles à l’égard d’une personne pour ridiculiser les idées qu’elle défend, plutôt que le recours à des arguments RATIONNELS, constitue aussi un autre sophisme !
Concernant la proposition de répression par distributions de billets d’infraction, il faut constater que, bien qu’utile, cette mesure n’est pas suffisante. D’ailleurs, il ne pourra pas y avoir des surveillants sillonnant toutes les rues de tous les quartiers… À moins que je sous-estime trop l’apport de la délation entre voisins.
Je suis en faveur d’une mesure de répression, mais pas en faveur de son emploi exclusif.
En quoi est-ce ridicule de réclamer plus d’une mesure pour diminuer la prévalence d’un problème ? Pourquoi réclamer une solution unique à tous les maux ?
Par sensibilisation active et éducation, il faut y voir non seulement la diffusion de l’information, mais aussi des mesures incitatives à la sensibilisation. Que pourrait être ces mesures incitatives ?
Voici un exemple parmi d’autres : DES COMPTEURS D’EAU ! Ce genre de mesure, impliquant des coûts au prorata de l’eau gaspillée, peut inciter à diminuer sa consommation. Aussi, elle réduit les tentatives de gens voulant seulement développer des stratégies pour arroser leur gazon s’en se faire prendre…
P.S. En s'écartant un peu du sujet, ajoutons qu'il faudrait aussi que la Ville de Québec assume ses responsabilités en procédant à la réfection de son réseau d'aquaduc qui, avouons le, est désuet...
Au sujet des compteurs d'eau, voir le mini-débat entre un partisan et un opposant de ce moyen de contrôle.
Protégez-vous, août 2002, p. 18.
It is only the most intelligent and the most stupid who are not susceptible to change.
Envoyé par: Patton Eric le janvier 9, 2004 04:03 AM