mercredi, le 25 juin 2003

Je ne suis qu'un être violent et haineux

J’ai bien aimé les petits commentaires de monsieur P. et d’Isa à la suite à mon article du 24 juin. Me suis bien marré quoi ! Voici une petite réplique à chaud :

Pour monsieur P., le Marcel dont je fais allusion est un maire ou plutôt un ex-maire... Peut-être croit-il que je me payais la tête de l’ex-maire de St-Augustin, Marcel Corriveau. Si monsieur P. avait lu l’article du 4 juin, il aurait peut-être compris que je me moquais de citoyens, dont l’un se prénommait Marcel et qui était cité dans le journal Le Soleil... Même la référence y est. Mais si vous préférez Pierre, André ou Alfred, je n’ai aucune objection. Quant à vos leçons de savoir vivre, sachez que je n’en ai pas à en recevoir. Je n’ai diffamé personne et je me sens à l’aise d’utiliser le style qui me plaît, selon mes humeurs.

Par contre, si ça peut vous rassurer, je n’ai pas l’intention de consacrer tout mon temps à dépeindre les personnes qui ne pensent pas comme moi comme des connards, des imbéciles, des retardés ou le sobriquet que vous préférez. Dans votre cas, celui qui vous répugne le moins. Pas mon genre. Mais alors, dîtes-moi comment vous appelez ces personnes qui se sont réellement objectées à la construction d’un foyer de personnes âgées et d’une coopérative destinée aux ménages à faibles revenus en argumentant mille et une conneries ? Je n’invente rien. C’est arrivé récemment sur le territoire des anciennes municipalités de Loretteville et de Val-Belair.

Monsieur P. me dit : « Doit-on en conclure que c'est parce que vous n'avez pas la capacité d'émettre des interventions constructives, articulées et nuancées. »
Où étiez-vous monsieur P. quand j’ai parlé des questions de gouvernance urbaine, de développement durable ou j’ai glissé un mot sur la notion d’espace vécu ? Avez-vous nourri la discussion ? Je n’ai pas vu l’ombre d’une de vos interventions. C’est certainement plus facile pour vous de jouer à la petite vierge offensée.

Enfin, Isa parle de son aversion pour ceux qui osent « exercer de la violence verbale », que mon carnet n’est qu’un « prétexte servant à diffuser une haine ». Comme vous avez la peau courte ! Je me souviens de votre commentaire en réaction à mon article sur la nouvelle règlementation sur l’eau potable envisagée par la Ville de Québec où vous insistiez sur la nécessité de sensibiliser et d’éduquer les citoyens, plutôt que de brandir le bâton comme je le suggérais. Dans un tel dossier, vous êtes sûrement du genre kiosque d’informations ou prospectus trois couleurs broché, alors que n’importe quel quidam sait que le gaspillage coûte cher. Moi, dans un tel dossier comme d’autres, je considère que c’est plus que tout le portefeuille qui aura raison des gaspilleurs. Pour ce qui est de la petite erreur que vous soulignez dans l’article du 13 juin, vous trouvez le moyen de faire deux fautes stupides dans deux courts paragraphes : profesionnalisme (sic) et faite (resic !). Alors les p’tites donneuses de leçons ! Il m’arrivera encore d’en faire des erreurs. De simples coquilles comme des mots de trop, à mon grand malheur.

J'ose espérer que tous ceux et celles qui m'ont vilipendé sauront aujourd’hui bonifier le contenu de mon site et faire de moi un être pacifique et plein d'amour. Tous les commentaires sont bienvenus. Plus sérieusement, j'ai toujours l'intention de lancer parfois mes coups de gueule au gré de l'actualité. Cependant, je vous assure que je ne perds pas de vue mon objectif de faire découvrir les territoires. Pour moi, un territoire n'est pas seulement quelque chose de physique qu'on touche du doigt mais surtout la somme des actions humaines qui le modèlent, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Ce qui est bon ou mauvais demeure mon point de vue et je n’ai pas la prétention d’avoir raison. Si vous n’êtes pas d’accord, non pas avec mes opinions mais avec mon approche de cybercarnet, je vous suggère un joli site où « tout le monde il est beau, tout le monde il est fin ». Le territoire du merveilleux quoi !

C’est !

Envoyé par - François - le juin 25, 2003 01:32 PM
Commentaires

Je profite de l'ambiance réactive pour en faire autant; c'est déjà plus facile de plonger. Je demeure bien lointaine de la substance discutée mais je ne peux qu'applaudir ces multiples contributions au monde virtuel de l'échange, qu'elles soient ou non légitimes.
Générer des réactions me semble déjà plus près du but que de constater le vide.
Des sensibilités ont été touchées... cela signifie que le sujet n'est pas sans importance.

Dans un autre ordre d'idée, je lance une perche à qui aurait bien du temps à "perdre". Je lis actuellement le livre "Bulles" de Sloterdijk. Il est question d'une théorie de l'existence portée sur le concept de sphère.... Cela semble sans doute bien loin "des territoires" mais c'est une conception des relations qui imbrique le concept d'espace. Peut-être quelqu'un pourra m'accompagner dans cette lecture?

Envoyé par: Catou le juin 25, 2003 08:52 PM

Ben moé je trouve ça plate, y avait hier dans les nombreux commentaires que t'a enlevés des gens qui émettaient des opinions pis qui travaillaient en relation internanional, en droit environnemental pis en sciences politiques.
Des vrais professionnel qui avaient un pouvoir de décision. Pas juste des ti-counes comme toé pis moé.

Pis là, il visiterons plus ce site pis tu continu d'ajouter des insultes pour être sûr que tous le monde intelligent va fuir le site.

Moi, j'aime ton style qui envoi chier à tour de bras tout l'monde qui pense pas comme nous autre, mais j'aime aussi André Arthur pis Jeff Filion (je pense que t'es presque aussi bon qu'eux) mais eux y avait pas l'air des aimer. Pourquoi ?

En passant, mon père (Clément) avais posé plein de questions à propos de l'aménagement de promenades le long du fleuve pis t'a pas encore répondu aux questions. Tu dois ben connaitre ça toé pourtant. C'est quoi l'problème ?

En tk lache pas mon Frank, nous autre on continu de te lire parcq'on te mérite pis tu nous rejoins ben gros.

P.S. traité moé pas de ptit gars de village juste parce que j'aime les articles de Frank Marcotte qui torchent. Je reste dans Saint-Jean-Baptiste avec mon père. ok là

Envoyé par: sexmachine le juin 26, 2003 09:07 AM

Ouf... Comme ça sent le commentaire de petit ou petite frustré jouant au populo... Un ou une mauvaise travesti peut-être ?
Je n'ai enlevé aucun commentaire ici...
Si on ne me croit pas, contactez ixmedia.com
Est-ce que j'ai envoyé chier quelqu'un ici ? Ai-je insulté personnellement un de mes visiteurs ?
Et s'il-vous-plaît, point de comparaisons avec les Arthur et Filion de ce monde. Je me sens bien au-dessus de ces personnes.
Quand même pas drôle de vivre aussi frustré comme vous semblez l'être. Je vous plains...

Envoyé par: Francois Marcotte le juin 26, 2003 11:13 AM

Je profite aussi de l'ambiance réactive pour en faire autant. On en a rien à branler des décideurs, des avocats en droit de l'environnement et autres notables. Qu'ils aillent tous se faire voir ailleur.

Moi aussi je suis un grand amateur d'André Arthur et de Jeff Filion et je considère que François Marcotte est un de leur digne représentant. En tout cas, j'aime bien son style qui n'a pas peur des mots. En passant, continue à relever tous les propos de Isa pour la ridiculiser comme tu fais ! Ça torche au max que tu te paie sa geule comme ça.

En passant, moi aussi j'habite dans Saint-Jean-Baptiste. On devrait peut être se rencontrer pour rire des mauviettes de banlieue.

Envoyé par: Carl Marcotte le juin 26, 2003 11:14 AM

Par définition, un carnet web n’est pas tout à fait neutre. Il est normal de voir l’auteur d’un carnet ajouté des opinions et commentaires aux liens qu’ils proposent et aux analysent qu’il effectue. Les commentaires de François étaient-ils trop virulents? Tout dépend de celui qui les lits.

Il faut cependant remettre les propos de François dans leur contexte. Les connards auxquels il fait mention, ce sont ceux-ci (http://www.quebecurbain.qc.ca/2003/01/29.html#a414), ceux-la (http://www.quebecurbain.qc.ca/2003/02/05.html#a429) et même, pourquoi pas, celui-ci (http://www.quebecurbain.qc.ca/2002/10/17.html#a232). À vous maintenant de voir si le terme «connard» était trop fort... ou trop faible!

Francis Vachon, Québec urbain

Envoyé par: Francis Vachon le juin 26, 2003 11:34 AM

Je dois avouer que je m'étais prononcée beaucoup trop rapidement en faveur de votre site. Je l'avais recommandé presqu'immédiatement après qu'une amies de confiance m'ait fait part de l'ouverture de votre cybercarnet (elle même avait pris connaissance de l'annonce de l'ouverture de votre cybercarnet Magellan sur le site de Québec Urbain, un site qu'elle tiens en haute estime et pour lequel je partage aussi son enthousiasme constant).

Je m'étais donc prononcée trop rapidement sur votre site. Cependant, je dois dire qu'un aspect intéressant de votre carnet me semblait résider dans la possibilité de démocratisation des connaissances sur les territoires, ainsi que dans la possibilité d'une dynamique discursive autour de projets...

À cet égard, relisons par exemple votre présentation initiale où vous stipulier :
"Je m’appelle François MARCOTTE et j’ai une formation en géographie et en urbanisme.
J’ai conçu ce cybercarnet comme une fenêtre ouverte sur ces disciplines afin de faire découvrir des initiatives ou des projets qui ont une incidence sur la mise en forme de l’espace et des territoires. Mes centres d’intérêts se portent particulièrement sur le développement durable, l’urbanisme qu’on pourrait qualifier de climatique - surtout en ce qui a trait aux villes nordiques - et la planification intégrée ou stratégique."

N'y at-il pas un aspect éducatif lié à cet énoncé de principe ?

Est-ce que je me trompe où il n'y a pas maintenant de votre part, par exemple, un reproche à Isa de souhaiter qu'il y ait sensibilisation sur les enjeux environnementaux qui sont sous-jacent à certaines mesures législatives ?

J'aurais, il est vrai, due attendre davantage avant de référer ce site, pour constater plus concrètement comment allait être réalisée la "fenêtre ouverte sur ces disciplines afin de faire découvrir des initiatives ou des projets"...

Au début, il y avait un coup de coeur littéraire sur un ouvrage qui, justement, rend palpable "l'espace vécu" dont vous avez fait mention (la notion d'espace vécu est souvent trop peu considérée dans le domaine des territoires)...
mais lorsqu'on relit cet article avec le recul, force est d'avouer qu'au fond le ton polémique y était déjà latent, au détriment du "pédagogiques" et du discursif, qui seraient pourtant utiles pour une véritable démocratisation des disciplines (et de concepts tel que l'espace vécue) que vous disiez pourtant vouloir faire connaitre...

Simone Handke

Envoyé par: Simone Handke le juin 26, 2003 11:37 AM

Shit ! Est-ce que ça veux dire qu'il y avait du monde impliqué dans des processus décisionnels qui étaient susceptibles de considérer ce qu'on disait, pis que là les gens important nous lirons plus ?

Est-ce que la géo et l'urbanisme c'est des sciences où c'est seulement un affrontement entre diverses idéologies et opinions ?

Envoyé par: Clément le juin 26, 2003 11:39 AM

Je persiste à croire que l'existence de ce carnet est en soi une contribution. Que les discussions "dérapent" parfois, témoignant de l'authenticité de certaines sensibilités (et désirs de changement) m'apparaît presque souhaitable... C'est de l'anti-indifférence!
Sur une autre idée (je m'excuse d'avance de mes commentaires très éloignés du quotidien) mais je souhaiterais recommander la lecture d'un article à ceux qui s'intéressent au phénomène d'étalement urbain et de ses relations avec la mobilité. Marc Wiel a écrit un article "Comment gérer la transition urbaine" (revue RTS: recherche - transport - sécurité, no 58 - 1998) dans lequel il discute notamment du rôle de la politique d'habitats, de la mobilité facilitée et de ses effets sur la spécialisation fonctionnelle du territoire, de l'espace. Wiel fera une présentation aux Entretiens Jacques Cartier qui se tiendront à Lyon (décembre 2003) lors du colloque spécifique sur "Les villes ont-elle achevé leur transition?". Pour info:(http://www.inrets.fr/services/manif/montreal.htm). Ces questions m'intéressent grandement et suis prête à en discuter, constructivement!

Envoyé par: catou le juin 26, 2003 12:59 PM

Au delà de la moquerie, de l'insulte, de la pensée dichotomique et de la démagogie entourant le relevé des commentaires de celles et ceux qui ont participés à ce site pour les retourner contre eux, ce débat avait, sauf erreur, pour source la question des fusions et de ses implications au niveau socioculturel ainsi qu'au niveau de l'administration municipale.

Pour celles et ceux qui ont un intérêt pour ces questions, signalons qu'il y a un échange sur le même sujet, traité avec sérieux, sur le site du quotidien Le devoir.

Voici un extrait de l'un de ces textes, paru dans l'édition du vendredi 27 juin 2003 du Devoir :


"Les intellos et le cul-de-sac des fusions"
Jean-Paul Gravel
Économiste, urbaniste et coauteur de la section économique du rapport Poitras


"[...] Récemment, Le Devoir a publié quatre articles sur les fusions. Le premier, celui de Peter Trent, défend une position sur les fusions qui s'appuie en tous points sur les principes fondamentaux de l'économie du bien-être, qui repose sur le respect des individus pris un à un. C'est, à ce propos, la position sur laquelle repose le rapport Poitras.

Marie-Claude Prémont a répondu à l'article de M. Trent. Dans un élan éperdu, elle y établit une position clairement et purement organique face aux fusions. Piqué par cet article, François Des Rosiers n'a pu s'empêcher d'y répondre, ce qu'il a fait selon un langage et une critique orthodoxe (c'est-à-dire dans le respect des principes d'analyse de l'économie du bien-être).

À ce point des échanges, l'honnête lecteur ne voyait pas très bien ce qui pouvait être utilement ajouté. Mais, signe évident que ni M. Trent ni M. Des Rosiers n'avaient compris ce qui se passait, l'article de ce dernier a fait l'objet d'une attaque cette fois olympienne et passionnée par Luc-Normand Tellier (on remarquera qu'en vertu de ma nature «naturellement» anarchiste, je n'ai associé à aucun des intervenants les titres nobiliaires, gagnés de haute lutte, qui établissent sans équivoque le respect et les multiples avantages socioéconomiques de tous ordres que leur accorde un Québec encore virilement inégalitaire).

M. Tellier inaugure son envolée en n'y allant pas avec le dos de la cuillère. Il réduit par l'absurde la position de M. Des Rosiers en imaginant un processus de défusion qui spirale vers la myriade de plus petits communs dénominateurs, soit les villes anciennes. Mais qu'arrive-t-il à sa logique si on spirale vers le haut plutôt que vers le bas, comme son approche nous invite à le faire ? Ne devrait-il pas défendre la logique d'«une région métropolitaine, une ville» ? Ou la logique de la nécessaire et inconditionnelle domination du fédéral sur les provinces ? La critique de M. Tellier n'a rien à voir avec la logique de l'analyse économique du bien-être ni avec celle de l'analyse économique tout court. Il est engagé dans une autre voie, qui est aussi celle de Mme Prémont et celle des héritiers bureaucratiques non cléricaux de la Révolution tranquille.

Pour les tenants de la bureaucratie d'État québécoise et ceux qui la défendent, la question des fusions n'est visiblement pas une question de l'ordre de la science économique.

Les éclaircissements que se donnent mutuellement et charitablement les tenants du rapport Poitras et leurs critiques tournent à vide. C'est éminemment une question d'ordre politico-social qui vient jouer dans les «tripes» les plus profondes des héritiers de la société organique cléricale transformée en société organique non cléricale. Or, et c'est ce qui permet de jeter un peu de lumière sur l'«affaire Poitras», cette société organique non cléricale est une héritière qui s'ignore des thèses sur la doctrine sociale de l'Église revues par le père Lebret.

Peu de gens au Québec connaissent le père Lebret. Ses thèses sur le bien commun, qui traite de la responsabilité et du pouvoir irréductible de décider des responsables sociaux et politiques selon leur niveau de contrôle dans la structure hiérarchique de la société, se retrouvent sans modifications, à l'état pur pourrait-on dire, dans les discours qui ont donné lieu aux fusions de même que dans les discours de ceux qui en défendent le principe avec une foi désarmante. [...]

On peut poser, sans trop de risques de se tromper, que la question des fusions soulève des passions qui touchent à des valeurs similaires à celles qui sous-tendent les mouvements fondamentalistes. Peut-être, dans ce contexte, est-il préférable que les intellectuels québécois se taisent. Car, l'intellectuel québécois étant aussi un intellectuel nord-américain, il se demande sûrement si une critique des fusions en vaut la proverbiale chandelle. Si on en juge par l'interrogation qui termine l'article de M. Fournier, la réponse est claire, c'est non."

Envoyé par: Me A. V. le juin 27, 2003 09:49 AM

Merci de votre contribution Me A.V.

L'article dont vous nous faites part est fort intéressant et j'acquiesce particulièrement avec l'auteur lorsqu'il fait état de cet espèce de conflit de valeurs qui sous-tend le débat fusions-défusions.

Quant à moi, je confesse avoir traité de façon plutôt légère, sarcastique, voire bon enfant les événements récents sur les défusions mais vient un moment où la coupe est pleine. Entendre bien des gens ramener ce débat à l'éternelle question des taxes en évitant les enjeux d'aménagement du territoire, d'environnement, de développement économique ou pire, en les ridiculisant, me rend soucieux et c'est ce qui a guidé le ton de mes derniers propos. Malheureusement, on ne peut construire de dialogue avec beaucoup de ces personnes, tant simples citoyens qu'élus. Et puis que certains furent outrés de mes propos ne m'indispose nullement. Par contre, ces mêmes personnes m'ont prêté des idées absurdes en associant mon discours à certains imbéciles qui tiennent le micro radiophonique à Québec. Là est ma limite.

Du défoulement pour un instant, peut-être ... Mais un défoulement qui fait foutrement du bien ! Je crois que plusieurs personnes auraient parfois intérêt à le faire, ça les décoincerait. Quant à moi, la boucle est maintenant bouclée.

Envoyé par: Francois Marcotte le juin 27, 2003 11:58 AM

Le sens de mes propos ayant été insidieusement altéré (volontairement ???) et puisque certaines personnes semblent éprouver quelques difficultés avec les subtilités sémantiques du langage, je me dois d’expliciter quelques éléments de mon commentaire paru suite à l'article intitulé "combattre le gaspillage" - lequel commentaire est ici déformé pour servir une campagne de démagogie à mon égard.

Lorsque j’écris « Que le bâton frappe fort, soit » cela constitue une résignation à un recours ciblé à des éléments de coercition(le « soit » indique un acquiescement). C’est une déformation flagrante de la sémantique intrinsèque du contenu propositionnel que de prétendre que je m’oppose de la sorte à la suggestion d’un recours cohérent à une mécanique de distribution de "tickets" pour les gaspilleurs. C’est encore plus aberrant d’insinuer que je puisse penser par là à la bastonnade.

Ma seconde phrase se lit comme suit : « Mais espérons surtout qu'il y aura une véritable sensibilisation active, et pas seulement quelques éléments de répression ».

Il est important de noter que j’emploie le terme « SURTOUT », et non pas le terme « PLUTÔT », tel qu’insinué. Il faut lire avec attention, car la substitution de ces deux mots change radicalement le sens de la phrase.

La sensibilisation active que j’évoque a été ramenée à un désir farfelu de tenir un kiosque d’information. Remarquez qu’il y a là une belle imagination et un bel effort narratif pour me ridiculiser. Mais là s’arrêtent les qualités de l’intervention… Il y a un nom pour cette stratégie consistant à prêter à l’autre des intentions : ça s’appelle tout simplement un procès d’intention. Et c’est un sophisme !!!

À ce sujet, monsieur François Marcotte, ainsi que Carl Marcotte et le dénommé sexmachine, peuvent consulter le site suivant :

http://pages.infinit.net/jnr/argument/accueil.htm

Il y a même des petits exercices qui vous permettront de constater que les attaques personnelles à l’égard d’une personne pour ridiculiser les IDÉES qu’elle défend, plutôt que le recours à des arguments RATIONNELS, constitue aussi un autre SOPHISME de vous faites preuve !

Concernant la répression par distributions de billets d’infraction, il faut constater que, bien qu’utile, cette mesure n’est pas suffisante à elle seule. D’ailleurs, d'un point de vue pragmatique, il ne pourra pas y avoir des surveillants sillonnant toutes les rues de tous les quartiers… À moins que je sous-estime trop l’apport de la délation entre voisins ; peut-être ai-je tort de ne pas espérer un grand nombre de délateur agissant non pas parce q'il sont sensibilisés adéquatement mais par simple soumission à l'autorité ?

Je suis en faveur d’une mesure de répression du gaspillage de l'eau, mais pas en faveur du recour exclusif à la seule mesure coercitive.

En quoi est-ce ridicule de réclamer plus d’une mesure pour diminuer la prévalence d’un problème ?

Pourquoi réclamer une solution unique à tous les maux ?

Par sensibilisation active et mesures éducatives, il faut y voir non seulement la diffusion de l’information et la mise en perspective des enjeux concrets (pas seulement monétaires, mais environnementaux aussi), ainsi que des mesures incitatives à une plus grande sensibilisation pour la préservation de l'eau douce.

Que pourrait être ces mesures incitatives ?

Voici un exemple parmi tant d’autres : DES COMPTEURS D’EAU ! Ce genre de mesure, impliquant des coûts au prorata de l’eau "utilisée", est susceptible d'encourager la diminution de la consommation d'eau potable et le gaspillage. Aussi, cette mesure INCITATIVE complémentaire aux mesures RÉPRESSIVES a l'avantage de rendre futile les tentatives de gens voulant seulement développer des stratégies pour arroser leur gazon s’en se faire prendre (il y aura sans doute quelques boyeaux d'arrosages bien dissimulés sous terre si on vise seulement la perspective coercitive)…

Enfin, il serait souhaitable que ce site soit bonifié de commentaires. Mais ceux qui sont susceptibles de le faire sont maintenant conscient que c'est à leur risque et péril... vous nous avez clairement démontré que vous n'avez pas de scrupule à ressortir des citations déformées pour tenter de discréditer quelqu'un ayant une approche différente de la vôtre...

Envoyé par: Isa le juin 27, 2003 04:53 PM

Juste un petit mot pour préciser que le « Clément » auquel il est fait référence plus haut n'est pas celui qui oeuvre au développement d'une grappe de carnets personnels de qualité sur le site d'iXmédia.

Envoyé par: Clément Laberge le juillet 1, 2003 11:55 PM