Dans son article du 4 juillet 2003, le journaliste Louis-Gilles FRANCOEUR s’intéresse à la technologie des toits réfléchissants, « cool roofs » comme disent les Américains, pour rafraîchir les édifices lors des chaudes journées. Une sorte de climatisation douce quoi.
Francoeur note les réticences de l'Association des constructeurs d'habitation du Québec et de l’Association des maîtres couvreurs du Québec pour cette technique somme toute peu coûteuse et efficace. Du côté de Agence de l'efficacité énergétique du Québec qui a édicté la norme Novo climat, on avoue que ce dossier est « embryonnaire » et on s’en remet à l’industrie de la construction et « aux spécialistes de la maison, qui vont étudier le dossier et accoucher de recommandations au cours de la prochaine année. » Peut-être aurait-on intérêt à être plus pro-actif si vous voulez mon avis.
Aux États-Unis, les normes en ce domaine préconisent le rafraîchissement des maisons par les toits réfléchissants mais aussi par les toits verts (végétaux) et l’ombrage des arbres. Grosso modo, selon le journaliste, « l'idée de base consiste à empêcher que les rayons ultraviolets qui frappent un toit soient absorbés par sa surface et transformés en rayonnement infrarouge, qu'on ressent sous forme de chaleur. Dans les parties plus anciennes des villes nord-américaines, plus de 50 % de l'espace urbain est occupé par les toitures de bardeaux ou de membranes d'asphalte, de 20 % à 30 % par des rues asphaltées et le reste par du ciment et un peu de verdure. Or l'asphalte est un des plus puissants accumulateurs de chaleur parce qu'il est noir et très inerte. » (FRANCOEUR, Le Devoir, 4 juillet 2003) À Montréal, deux nouveaux édifices auront droit aux toits réfléchissants, soit le futur édifice de la Gendarmerie royale du Canada et le nouveau pavillon de l'École polytechnique.
Pour en savoir plus, voir Le Devoir du 4 juillet 2003.
Envoyé par - François - le juillet 4, 2003 11:25 AM