lundi, le 4 août 2003

Vilnius, Lituanie. Le combat de Marie.

Cet article devait être publié initialement la semaine dernière. En raison d'un problème de serveur, il n'apparaîssait pas sur la page d'accueil mais uniquement dans les archives. Au moment où je l'ai écrit, Marie TRINTIGNANT n'était pas décédée.

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La nouvelle est tombée en début de semaine dans la presse. Dimanche, je crois, c’est Marie qui tombait sous la force d’une main. Pays étranger, hôtel de luxe, tournage sympatique sur la vie de la romancière Colette qu’elle interprétait, l’instant d’une violence inouïe, on ne joue plus. Marie, c’est Marie TRINTIGNANT, actrice talentueuse et fille de Jean-Louis, grand acteur qui joua notamment dans « Un homme et une femme ». Oui, le film du fameux « Chabadabada, chabadabada... » et de cette scène avec Anouk AIMÉE, un joli travelling à l’épaule où on tourne et tourne autour du couple sur la plage.

L’actrice est plongée depuis plusieurs jours dans un long sommeil et ce n’est le baiser d’un prince charmant qui la réveillera. On parle plutôt d’un coma, un coma dépassé comme l’ont affirmé ses médecins en ajoutant du même souffle : « Ses heures sont comptées. »

Bertrand CANTAT, chanteur du groupe rock français Noir Désir, c’est son copain. Selon les premiers résultats de l’enquête, il l’aurait, soit frappé violemment à la tête, soit bousculé et elle se serait fracassé la tête. Peu importe. Sa responsabilité ne fait aucun doute, en plus qu’il a fait une apparente tentative de suicide en gobant médicaments et alcool. Je suis un fan de longue date du groupe : musique parfois décapante, textes acides, discours social et militant ; tous des éléments qui me plaisent, qui prouvent qu’on peut faire un rock intelligent à la même hauteur que les anglo-saxons. Le groupe, Cantat en tête, dénonce la mondialisation, s’en prend à Jean-Marie MESSIER de la multinationale tentaculaire Vivendi et attaque le système. Des objecteurs de conscience pourrait-on dire. Mais voilà, comme ça arrive, les donneurs de leçons sont des faibles. Derrière leurs discours et leur façade de personnage public, il y a parfois des lâches et Cantat l’illustre bien aujourd’hui en méprisant la vie. Tout pour réussir une vie mais tout faire pour la bousiller et entraîner les autres dans son sillage.

Cette histoire est loin d’être unique, car il s’agit de tendre l’oreille et de lire un peu les journaux pour savoir que demain un autre pètera les plombs. La semaine dernière dans la région de Montréal, c’était un père qui pulvérisait sa femme et ses deux belles adolescentes. Ils ont de ces problèmes les pauvres... Des faibles avec leur satanée détresse psychologique momentanée. La vie, ce n’est pas un roman de Danielle Steele où les problèmes se règlent presque par magie à la fin du livre. C’est souvent beau la vie mais faut devenir fort, ne pas se laisser abattre aux coups durs et relever la tête.

Envoyé par - François - le août 4, 2003 10:23 AM
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