Je trouve toujours douteux et louche ce type de projet : une entreprise spécialisée en incinération de déchets toxiques veut installer une usine loin d'où originent ces déchets.
Dans la Baie des Chaleurs, du côté acadien, la société Bennett Environmental envisage de construire un tel établissement. L'un des hics, c'est que les rejets, poussés par les vents, se retrouveraient du côté québécois. À raison, y a un vent de contestation qui souffle dans cette partie de la Gaspésie, les gens s'inquiétant pour la pêche, l'agriculture et la santé.
Déjà, une telle usine existe à Saint-Ambroise, à 15 kilomètres au nord-ouest de Chicoutimi. Elle accueille des déchets toxiques en provenance des États-Unis dans son parc industriel depuis 1996. La filiale québécoise de Bennett Environnemental, Récupère-Sol, y est installée en plein bois, face à des champs de patates.
Voyons ce qu'on en dit :
« Les cendres sont enfouies dans un site de la MRC Lac Saint-Jean-Est. D'autres sont mêlées à de la terre et servent de recouvrement ou de remplissage. Lorsque les résidus toxiques dépassent les normes, les cendres partent vers un des 23 sites d'enfouissement de déchets toxiques et de sols contaminés autorisés par le ministère de l'Environnement du Québec (MENV), par exemple ceux d'Horizon Environnement, à Grandes-Piles, ou d'Enfouibec, à Bécancour, en Mauricie. Le 10 avril 2001, le directeur régionale de la santé publique du Saguenay-Lac Saint-Jean, M. Andy Kennedy, a informé Récupère-sol et la municipalité de la présence de plomb, mercure, cadmium, dioxines et furannes dans les sols forestiers avoisinant l'incinérateur de Saint-Ambroise. La direction de la santé publique a demandé un plan de suivi environnemental. La municipalité et l'entreprise n'ont pas répondu. » Source : http://www.mediasol.org/
Non seulement la question environnementale me préoccupe, mais mon problème ici est qu'on fait miroiter des emplois - 35 ici - et des retombées économiques à des régions où le taux de chômage est élevé et en leur faisant croire que c'est du développement économique.
Pour en savoir plus, cliquez ici. On peut écouter un reportage vidéo sur la question.
Envoyé par - François - le août 21, 2003 12:33 PML'important de nos jours, c'est l'économie. Un des bons indicateurs est le taux de chômage. Ce projet, à défaut de créer beaucoup d'emplois, tuera peut-être quelques chômeurs, des morts contaminés. Bref, la statistique ne s'en portera que mieux !
Envoyé par: Pascal Lacasse le août 21, 2003 03:42 PMEt en ce sens, vrai que certains politiciens se réjouiraient d'au-moins un bilan positif si le chômage recule.
Envoyé par: Francois Marcotte le août 21, 2003 03:49 PMJouer sur la corde sensible de la création d'emploi permet des excès non négligeables. Comme le dit Pascal Lacasse, c'est l'économie qui prime. À titre d'exemple, je me ne demande plus pourquoi le Québec refuse de reconnaître les effets hautements cancérigènes de l'amiante...
Envoyé par: JB le août 22, 2003 10:36 AMCa me rappelle ce méga incinérateur que l'on voulait construire dans l'est de Montréal pour bruler les déchets provenant de l'ouest de la ville (tout à fait vrai). Les vents dominants vont de l'ouest vers l'est. Curieusement, aucun site potentiel pour l'incénérateur n'avait été retenu à l'ouest de ville Saint-Laurent. La même source (mon grand fréro) me dit que cette même compagnie qui veut volatiliser ses déchets toxiques dans l'air du N.B. l'a longtemps fait dans le four de la cimenterie ... à St-Constant (sud de Montréal).. avec l'accord tacite du ministère Env. sans étude d'impact - Et de toute façon, les études d'impacts c'est de la foutaise, c'est rire des citoyens en pleine face ou plein rapports de 6000 pages bidon, dirigé et payé par la firme polluante .
Envoyé par: neige le août 24, 2003 04:31 PMmrhrhriririhiirrrziirizrizrirzizrirzi!!!!
Envoyé par: Scrotum le février 6, 2004 09:31 AM