C'est en septembre
Quand l'été remet ses souliers
Et que la plage est comme un ventre
Que personne n'a touché
C'est en septembre
Que mon pays peut respirer
Gilbert BÉCAUD,
Extrait de la chanson C'est en septembre (paroles de Maurice Vidalin)
J’ai envie de parler de l’automne. Septembre arrivé, c’est mettre doucement le pied dans cette saison ; faut alors réveiller, tranquillement, les chandails de laine repliés sur eux-mêmes depuis des mois, secouer les bottes de marche et sortir ce foulard qui pique le cou. Ce mardi 9 septembre, le journaliste du journal Le Soleil, Normand PROVENCHER, m’a devancé en commettant un article assez sympa sur le mois de septembre dans lequel il en évoque les beautés : il y a ce Vieux-Québec débarrassé des hordes de touristes – quoique septembre soit de plus en plus prisé pour les groupes - , la température « juste ce qu’il faut », comme il écrit et les visites aux marchés publics qui regorgent de légumes aux couleurs variées. Et il y a le 11, celui qui a frappé plus que notre imaginaire et qui sera encore souligné cette année. Normal. L’Homme a besoin de se souvenir pour continuer, malgré tout, à répéter les mêmes conneries qui ont mené à ce cataclysme. Je ne poursuis pas là-dessus. Pas envie.
À bien y penser, le septembre que Provencher décrit, c’est plutôt mon octobre. La nature est encore trop timide en septembre ; sortie tout juste de l’été, elle commence à peine à rougir de la gêne de devoir se déshabiller bientôt ; ses odeurs, elles sont peu perceptibles tant que le tapis de feuilles n’est pas à nos pieds ; son froid, il ne mord pas encore le nez.
Un itinéraire d’automne comme un véritable pèlerinage annuel à Québec, c’est une journée de semaine froide et ensoleillée qu’on débute sur les Plaines d’Abraham, en faisant le lien avec la vieille ville par la Promenade des Gouverneurs et qu’on prolonge dans cette dernière. Des odeurs, des sons et une atmosphère que je ne peux décrire, c’est mon automne en ce pays. Le bruissement des feuilles mortes sous mes pieds que je laisse volontairement traîner est une nostalgie. J'espère pouvoir entendre les siens à mes côtés.
Je parle du bruissement des feuilles. C'est le bon mot ? Comment peut-on qualifier ce son ?

Pour moi l'automne, ça évoque les Cantons-de-l'est. Peut-être parce que c'est là que j'ai grandi. Compte tenu de la végétation composée majoritairement de feuillus, les couleurs y sont spectaculaires. Je n'ai qu'à fermé les yeux pour revoir les paysages du haut du Mont Orford, tellement ils sont impregnés dans ma mémoire. Si vous passez par là, faites un détour à l'Abbaye St-Benoit du Lac pour cueillir des pommes et acheter du fromage fabriqué par les moines. Excursion réussie garantie!
Envoyé par: Julie le septembre 10, 2003 10:44 AM... et que dire des magnifiques petites vallées de la Beauce où les érablières apparaissent soudainement un peu partout, de toute beauté!
Envoyé par: Etienne Quirion le septembre 10, 2003 03:09 PML'Abbaye St-Benoit; à moins que je confonde, c'est bien eux qui produisent un bleu tout à fait succulent.
" [...] encore trop timide en septembre [...]
elle commence à peine à rougir
de la gêne de devoir se déshabiller bientôt"
Mais c'est très beau comme image ça, Monsieur Marcotte !!
Envoyé par: Émanuelle le septembre 11, 2003 11:50 AMÀ l'Abbaye St-Benoit, si, on y fabrique du bleu. Mais aussi du chocolat. Miam !
Envoyé par: Francois Marcotte le septembre 11, 2003 12:39 PM