Lorsque des organismes publics comme des municipalités pavoisent de leurs réalisations urbaines, on aime bien publier de beaux documents ou montrer de belles photos style avant-après ou simplement des photos actuels accompagnées d'un texte très « sexy ». Trop souvent, ça ressemble à de belles opérations de marketing pour séduire la population et malheureusement, ça masque parfois une réalité différente.
Examinez l'exemple suivant. La Ville de Québec a procédé dans les dernières années à l'enlèvement presque total du Mail Centre-ville, une structure lourde et affreuse qui recouvrait une grande partie de la rue St-Joseph à Québec. Des millions de dollars plus tard, le résultat est éloquent : les superbes bâtiments retrouvent leur liberté, les gens peuvent déambuler à l'air libre et la fonction commerciale de la rue revit tranquillement. Une belle réussite.
Par contre, y a de ces irritants qui gâchent de bien belles réalisations. On a réaménagé le parvis de la superbe église St-Roch en créant une place urbaine. Sur le site de la Commission de la capitale nationale du Québec, on parle et on présente ainsi le parvis de l'église et sa place, alors qu'un autre coup d'oeil nous montre ceci, une magnifique aire de repos pour les bagnoles. Hum... Deux regards bien différents.
Dommage de constater que de si grands efforts pour revitaliser un secteur urbain peuvent être anéantis par le laxisme de la ville à y prohiber le stationnement.
(Merci à Francis VACHON de Québec urbain pour la photo.)
Envoyé par - François - le septembre 11, 2003 08:25 PM