mardi, le 30 septembre 2003

L'hiver de force

Le nordique et l'amoureux de l'hiver que je suis se pompe à chaque fois quand j'entends le perpétuel pleurnichage et le complexe dont sont affligés les Québécois par rapport à l'hiver. Les médias y contribuent en se faisant le relais de cette foutue attitude qui m'énerve. Pour preuve, un journaliste du journal Le Soleil parle ainsi du classement de villes québécoises dans le palmarès météorologique dont j'ai parlé sur mon site :

« ...disons que les attributs hivernaux de Québec sont davantage reconnus que ses qualités estivales. » Wow ! Comme on s'instruit ! Québec serait-elle une ville du nord, de neige et de froid en hiver ?

« En fait, Québec arrive première dans une seule catégorie, soit celle, un peu « plate », avouons-le, de la plus grande épaisseur moyenne de couche de neige pour un 31 janvier. »

« À part Québec deux autres localités de la province méritent aussi des premières positions canadiennes peu enviables. Val-d'Or arrive première [...] pour la ville canadienne ayant l'automne le plus enneigé (61,91 cm) et pour le plus grand nombre de jours de neige (103,5).
Source : Le Soleil, 30 septembre 2003, A1-A2

Voilà un petit échantillon de la longue et pénible litanie qu'on entend à l'approche de l'hiver ; à chaque fois qu'il en est question, c'est négatif, pénible et affligeant.

Envoyé par - François - le septembre 30, 2003 10:28 AM
Commentaires

C'est vraiment con, voyons dont un top des villes peu enviables franchement. La seule ville peu enviable en hiver c'est Montréal. Mais dès qu'on sort de la ville, on apprécie les grands champs vierges de traces, les sapins emmitoufflés et la neige qui craque sous les pas dans le silence. :)

Envoyé par: Meriallay le septembre 30, 2003 11:18 AM

En fait, c'est pas un top des villes peu enviables. Le relevé est correct météorologiquement parlant. Le problème est le traitement que des journalistes en font, à toujours voir l'hiver de façon négative.

Envoyé par: Francois le septembre 30, 2003 05:21 PM

Deux problèmes face à l'hiver au Québec :

- nos insipides médias qui croient faire monter leurs cotes d'écoute en perpétuant les litanies bien connues sur l'inexistante misère de nos hivers québécois et ;

- notre architecture, notre urbanisme (un bien grand mot), nos transports, notre organisation de l'animation urbaine qui sont autant de manifestations d'une profonde mésadaptation environnementale.

Tout au plus avons-nous fait de légers progrès en matière de tenue vestimentaire. Au milieu des années 50, la tenue de ville exigeait que l'on porte le paletot décolleté, la petite écharpe de soie, les claques basses (appelées canots ou chaloupes, selon la région), les gants de peau non doublés et le grotesque chapeau de feutre de pépères à Chrysler.

Aujourd'hui, même un gérant de banque trouve de bon ton de porter un duvet Kanuk, un casque de poil remis aux goûts du jour, des bottillons bien doublés et une chaude écharpe de tricot polaire. L'ennui, c'est qu'en s'assoyant dans son gros véhicule utilitaire surchauffé grâce au démarreur à distance, il trouve ça un peu chaud, transpire à souhait et ainsi, en descendant de sa bagnole, grelotte, malgré le confort qu'auraient dû lui procurer ces vêtements très chauds.

D'ailleurs, quels sont les plus grands brailleurs face à l'hiver ? Les bagnolards, vous l'avez deviné.

Envoyé par: Jean le octobre 3, 2003 12:28 PM
Envoyer un commentaire





< br />


Conserver les infos. perso.?




Code de sécurité :