Petite sieste en début d'après-midi en écoutant Radio-Galilée, une station radiophonique religieuse de Québec. Pas pour les prières de monsieur le curé mais parce qu'à certaines heures, on y diffuse une si belle musique classique. On n'a qu'à fermer les yeux et hop, on est parti.
Y avait cette magnifique musique dominée par un violoncelle à l'écho à la fois grave, triste, nostalgique et dramatique je dirais. Ça m'a rappelé une image très forte vue à la télé il y a plusieurs années et qui m'avait pris d'émotions.
Un violoncelliste vêtu d'un costume noir de concert était assis sur une chaise au beau milieu d'une rue qui ressemblait à un boulevard il me semble. Un boulevard sans voitures, sans piétons. Autour de lui, il n'y avait que des ruines et les rares fous qui s'y aventuraient couraient pour sauver leur vie. Le musicien jouait une sorte d'hymne mortuaire, l'Adagio d'Albinoni. Ou peut-être jouait-il à travers des ruines. Je ne me souviens plus exactement. Est-ce si important où il jouait ?
On devait être en 1993-1994. Lui, il était à Sarajevo, à portée de tir des « sniper » cachés dans les collines environnantes qui s'amusaient à voler des vies. Et lui, il jouait, pour défier la mort.
Envoyé par - François - le octobre 3, 2003 05:12 PM