Ça crépite, ça craque et ça s'entend. Ça fume, ça brûle et ça réchauffe. Et en plus, ça sent bon. À 11h00, en ce samedi matin gris, le premier feu de foyer de l'automne a été allumé.
Envoyé par - François - le octobre 4, 2003 11:09 AMÇa crépite, ça pollue et ça se sent !
En regardant de quel côté vient le vent, je sais maintenant où tu habites.
Désolé de dépoétiser ton coin de salon, mais les feux de foyer en ville, il n'y a que l'imaginaire pour croire que ça vient du parfum des muses.
C'est vrai que la poésie évolue. Avec un peu d'imagination et l'envie de perpétuer le ver et la rime, on peut toujours trouver de jolis mots qui s'accordent avec micro-particules, composés organiques volatils, monoxyde de carbone.
http://www.ec.gc.ca/science/sandejan99/article1_f.html
Envoyé par: Jean le octobre 4, 2003 02:01 PMSi, ça pollue. Entièrement d'accord.
Je n'ai jamais conduit, jamais pollué avec une bagnole. J'ai toujours été un utilisateur du TEC et je me suis longtemps battu pour sa promotion à Qc. Et dans ce que je vis aujourd'hui, à 30 ans, - je ne ferai pas étalage de ma vie personnelle mais tout de même - ça fait partie de mes petits bonheurs de me la chauffer près du feu... Alors, je n'ai aucun problème de conscience environnementale. ;-)
Mais François, je n'ai jamais voulu t'empêcher de dormir avec ta conscience. Je me demandais simplement si on ne pouvait pas réinventer le vocabulaire poétique des feux de foyer et chercher des rimes nouvelles.
On peut aussi le faire avec les TEC, ceux de Québec du moins. En voyant un vieux Classic bleu et blanc démarrer sur la chaussée crevassée du boulevard Laurier, râlant comme deux matous en chaleur qui se disputent une seule chatte, crachant au firmament un épais panache de fumée noire, on se demande bien avec quoi nos élus font rimer la conscience environnementale.
Alors, restons-en aux petits bonheurs !
Ça fait clic, ça fait crac crac et ça s'entend. Ça se dilate, ça convectionne et ça décolle la poussière de l'été. J'éternue, il commence à faire chaud et clic, et crac crac, ça se contracte. C'est-ti l'eau de la Grande-Rivière, celle de la Manic ou l'uranium de Gentilly qui vient de couler dans mes plinthes électriques ?
Envoyé par: Jean le octobre 4, 2003 06:36 PMMon cher Jean, je n'ai qu'une réponse à ton dernier commentaire : :-)))
Sans blague, en ce qui a trait aux rimes ou toute autre description littéraire des choses, je dirais qu'elles sont infinies. Par exemple, dans La modification de Michel BUTOR, je me souviens que l'auteur faisait une description des plus exaustives d'un simple pépin de pomme sur le plancher d'un wagon de train... Personnellement, quand je m'emporte dans mes mots, certes parfois maladroits, c'est souvent en référence à un instant ou un passé. Bref, la beauté d'une langue est le plaisir qu'on éprouve à la manier...