Vient de sonner 3 heures. Quand je dis « sonner », c'est bien vrai : il y a quelques mois, on a rapatrié la vieille horloge de la maison familiale qui dominait la salle à manger et qui se trouve maintenant accrochée à un mur du salon. Elle sonne les heures comme les demi-heures. On aime ou on déteste l'entendre. Moi qui ai une ouïe très développée et qui détecte le moindre bruit, elle ne me dérange pas. D'abord, parce que je ne l'entends presque plus, ensuite, parce qu'en sonnant, elle indique non seulement l'heure qu'il est, mais elle rappelle surtout du beau, un peu comme le parfum d'une passante rappelle cette femme qu'on a aimé.
Des sons, des odeurs et parfois même des images comme des scènes déjà vues et jouées. Des souvenirs. Une sorte de mélancolie ou de nostalgie quoi. Des trucs parfois vagues qui ne me rendent pas toujours triste. Non, rien de maladif. Ça sert parfois de catalyseur à poursuivre notre route.
Y a aussi les mots qui rappellent. Ceux qu'on a écrits et dits. Ceux qu'on nous a dit et écrit. Les dits ne s'effacent pas, tandis que les écrits se brûlent ou disparaissent d'une sélection et d'une touche de clavier.
Envoyé par - François - le novembre 29, 2003 02:58 AMJe l'aime, ce texte.
Ça mérite d'être dit..