Quelque part...
Extrait
« Dans un appartement, trois enfants de moins de cinq ans sont retrouvés attachés à leur lit dans une pièce verrouillée avec, pour seule «présence», une caméra plantée comme un troisième oeil devant eux.
Confinés à ce réduit insalubre 24 heures sur 24, les enfants défèquent et urinent à leur guise, avalant ce qu’une main impersonnelle consent à leur tendre par une porte entrebâillée. Mais cette trop rare pitance n’est pas suffisante. Pour survivre, certains enfants devront grignoter les excréments et les immondices qui jonchent les abords de cette prison.
Le jour où la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a investi cette demeure à la suite de pleurs et de cris signalés par les voisins, elle y a découvert trois petites bêtes sauvages, crasseuses, affamées et sans voix, rescapées d’un univers oscillant entre la pauvreté extrême et la folie.
À l’âge où d’autres enfants entrent à l’école, Jérémie, privé de toute stimulation depuis sa naissance, est devenu presque paralysé du côté gauche. Quand la DPJ le sort de cet enfer, il titube plutôt que de marcher, ignore tout du langage humain, sinon quelques mots marmonnés. Pour la première fois de sa vie, Jérémie atterrit au XXIe siècle. »
(Source : Isabelle PARÉ, Le Devoir, 6-7 décembre 2003)
Un quelque part qui s'appelle Montréal, Québec, Canada. Comme quoi la misère n'est pas loin. Hier, les médias révélaient une autre histoire macabre : des personnes ayant des graves problèmes psychiatriques, logées dans une résidence privée recommandée par un hôpital, vivaient dans un logement sans chauffage et crasseux avec de la nourriture avariée dans les frigos.
J'ai cru reconnaitre le duplex du quartier Villeray où des salopards abusaient de ces personnes. Je crois que l'appartement où j'ai vécu deux années à Montréal est situé tout près. Si ça se trouve, je passais parfois devant. On sait que la misère, la pauvreté et l'abandon existent près de soi, mais que simplement des murs nous en séparent est toujours troublant.
Envoyé par - François - le décembre 9, 2003 09:40 AMDans mon cours sur la croissance, on s'est fait présenter le cas d'une jeune garçon qui avait été enfermé pendant 6 mois au fond d'une armoire par ses parents (photos à l'appui). Comment ne pas pleurer quand on voit ça...
Envoyé par: Ebb le décembre 9, 2003 11:08 AMCa me fait penser à Dogstory... Les murs font bien leur travail : les murs du silence.
Envoyé par: Wille le décembre 9, 2003 12:02 PMLa médiatisation à outrance de cas isolés a-t-elle vraiment pour but d'éveiller la conscience sociale et de nous faire réfléchir sur la condition humaine de certaines couches de la société ?
J'hésite énormément à répondre par l'affirmative à cette interrogation.
Je reconnais que face aux quotidiens à grand tirage comme La Presse (ou son substitut québécois Le Soleil) et le Journal de Montréal, Le Devoir fait preuve d'une certaine modération en matière de sensationnalisme. Mais il n'y échappe pas complètement.
Autre dilemme : la société québécoise dérive à droite - ce qui a permis l'élection d'un gouvernement manifestement plus préoccupé par la santé des riches que par la lutte à la pauvreté. Or les groupes sociaux qui n'ont pas encore fait leur credo des valeurs de la droite se croient souvent réduits à devoir prendre les moyens du bord pour atteindre l'opinion populaire, et le sensationnalisme est une arme efficace. L'ennui, c'est la distorsion dans le message.
le plus triste c'est que ce n'est pas un cas isolé.....:((((((
et dire que tout le monde peut faire des enfants....!!!!!!
es ce que tu peux dire les noms des parents de ferdinand magellan ?
Envoyé par: alicia le février 2, 2004 08:07 PMc laid pi ugo est roux