Je cherche beaucoup le sommeil ces jours-ci. Samedi, je suis tombé sur un article très intéressant qui traite de la complexité du sommeil et de toutes les phases qui le composent. J'en ai retenu plusieurs extraits.
Les secrets de Morphée
Extraits
Alors que nous tentons de rejoindre les bras de Morphée, notre système nerveux central réduit progressivement son activité pendant les 90 minutes qui suivent le coucher. La respiration s’apaise. Le rythme cardiaque et la circulation sanguine ralentissent. Le métabolisme basal et la température corporelle diminuent. Nous traversons d’abord une phase de transition durant laquelle les idées continuent de vagabonder dans notre tête […].Cette période d’endormissement, nommée stade I, ne dure généralement que 10 à 20 minutes et ne monopolise que 5% de la nuit totale de sommeil. Lui succède le stade II, ou sommeil lent léger.
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Au bout de 40 à 50 minutes, nous entrons dans un sommeil lent profond (stades III et IV), qualifié ainsi parce que le réveil y est plus difficile et que nous sommes souvent confus quand nous émergeons de cette phase, toutes nos fonctions vitales étant ralenties, y compris la circulation sanguine.
Puis, soudainement, environ 90 minutes après avoir posé la tête sur l’oreiller, le système nerveux s’emballe et retrouve une activité comparable à celle de l’éveil. Le coeur bat la chamade et son rythme est ponctué de pauses. La respiration, aussi, est très irrégulière. Tout se passe en effet comme si nous étions éveillés sauf que la plupart de nos muscles sont paralysés, d’où l’expression de sommeil paradoxal qu’ont adoptée de nombreux scientifiques pour désigner ce cinquième stade durant lequel surviennent la majorité des rêves.
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Étant donné que les régions responsables des émotions et de la mémoire — soit l’amygdale, l’hippocampe et certaines aires du cortex cérébral — sont activées, certains neurobiologistes supposent que nous irions piger dans notre banque d’émotions et de souvenirs ce qui s’apparente le plus aux pseudo-sensations qui sont projetées sur le cortex.
L’une des fonctions du sommeil paradoxal est de stimuler le système nerveux central (SNC) afin d’en favoriser le développement […]. Le sommeil paradoxal sert aussi à emmagasiner les connaissances acquises durant la journée.
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Quant au sommeil lent profond, il sert à restaurer les fonctions corporelles et physiques. Durant cette phase réparatrice du sommeil, l’organisme sécrète l’hormone de croissance et accroît la synthèse de protéines dans divers tissus, tandis que le système immunitaire se met en branle.
Source : Pauline GRAVEL, Le Devoir, 13-14 décembre 2003, p. B6.
Envoyé par - François - le décembre 14, 2003 01:16 PMIl semblerait que ces cycles s'appliquent également à l'attention d'un conducteur. À l'exception que nous devons remplacer sommeil profond par période de distraction intense ou profonde (je me souviens plus du juste mot).
J'aime mieux ne plus y penser... J'aime la neige, mais je n'aime pas rouler pendant qu'il neige... Encore moins lorsque je suis fatigué. J'ai trop conduit distrait entre Montréal et Québec. Tellement trop, que j'avais peur de moi-même sur la route. Bref, rien de mieux qu'une bonne période de sommeil lent profond ce soir, avant de repartir pour Québec demain encore une fois..........