Il a fait tempête. Quand la fureur de la neige et du vent se sont tus à la faveur d'une nuit plus calme que son jour, les Hommes ont alors joué avec ces gros camions pour chasser, souffler, déblayer, ramasser, transporter et éliminer cette neige pour continuer à bouger aussi rapidement. Ces journées, on assiste à un balai incessant qui durera plusieurs heures, voire des jours à certains endroits.
Ce lendemain de tempête, les arbres et le toit des maisons sont plus lourds, tandis que le ciel plus léger laisse apparaître son bleu et un soleil qui aveugle en se reflétant sur la neige. La journée a été tranquille : le calme après la tempête. Vers les quatre heures, le ciel s’est éteint lentement, mais le foyer s’est allumé.
Les tempêtes de neige sont souvent ainsi et s’inscrivent dans une sorte de rituel. Les nôtres, celles qui ensevelissent parfois notre être sous tant de questions, d’ambiguïtés, d’oppositions et de déchirement se produisent un peu ainsi : on s’agite, on se brouille et on se pellete. La neige est toutefois plus lourde.
La descente du soleil