jeudi, le 18 décembre 2003

Désirs

Y a eu cette période où l’on défonçait des portes à grands coups de pieds, où nos yeux qui voyaient de haut scrutaient au loin un horizon bavard de désirs : ceux qu'on avait dans le coeur et dans la tête et qui exigeaient qu'on se batte parfois à mains nues et exposé aux coups pour les atteindre, mais avec toute cette grande détermination en soi, puis les autres, ceux qu'on cherchait à combler et vers lesquels on approchait d'un pas feutré. Un pas silencieux celui-là, qui s'avançait et qui avancerait encore aujourd'hui avec douceur vers la porteuse de ces désirs pour lui dire les mots. Ce on, c'est ce je bien impuissant.

Envoyé par - François - le décembre 18, 2003 01:12 AM
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