jeudi, le 18 décembre 2003

Temps fou

L'hiver officieux et même officiel perd souvent son nord ici. Un grand froid la semaine dernière qui était le bienvenu pour tester mon nouveau manteau, une tempête de neige lundi qui nous laisse près de cinquante centimètres, la journée suivante radieuse, toute de ciel bleu et de soleil, ensuite de la pluie une nuit parce que plus chaude que le jour et qui se poursuit le lendemain et enfin, aujourd'hui, du vent, de la neige et de la poudrerie. Pas de place à la monotonie. C'est parfois déroutant et déconcertant, mais loin d'être ennuyant.

Envoyé par - François - le décembre 18, 2003 03:51 PM
Commentaires

Cinquante centimètres de neige ?

Ça ne veut plus rien dire !

Je vais vous expliquer. Jadis, ce sont des employés d'Environnement Canada qui avaient pour responsabilité de mesurer la neige fraîchement tombée. S'il ne ventait pas, on mesurait cette neige avec une simple règle, en plus de mesurer son équivalent en eau à l'aide du nivomètre, instrument dessiné pour contrer les effets du vent. Et s'il ventait, on ne mesurait que l'équivalent en eau et on multipliait par 10, car l'usage avait déterminé qu'en moyenne, un millimètre d'eau équivalait à 1 centimètre de neige.

Les choses ont changé. La mesure de la neige se fait à contrat (la sous-traitance), sans contrôle sur l'intégrité des mesures, bien que des nivomètres automatiques soient installés à divers endroits sur le territoire. Dans la région de Québec, il y en a un à l'aéroport Jean-Lesage, un autre à l'université Laval et un troisième à Beauport. Lors de la dernière tempête, ces trois appareils automatiques ont donné des mesures entre 30 et 35 millimètres, ce qui il y a dix ans aurait fait une tempête de 30 à 35 centimètres - alors que les mesures des sous-traitants, considérées comme officielles, dépassaient les 50 (ça n'avait pas l'air du tout d'une tempête de 50 centimètres, car le 4 mars 1970, nous en avions eu 40 et toute la ville avait été pratiquement paralysée).

La « réingénierie » des mesures météo aura pour conséquences :

- d'exciter les Miss Météo et autres chasseurs de records de la radio et de la télé ;

- de faire croire au bouleversement de la planète ;

- d'augmenter sensiblement les coûts du déneigement car plusieurs sous-contractants sont payés au centimètre tombé (vos impôts vont faire du chemin) ;

- d'augmenter les coûts de santé pour traiter les hivernophobes ;

- d'améliorer le sort des agences de voyages qui vendent des vols vers les pays chauds...

Mais rassurez-vous, si vous êtes encore lucides : la planète n'est pas encore détraquée.

Envoyé par: Jean le décembre 20, 2003 09:54 PM

Et que diriez-vous d'une nuit de Noël avec de la pluie ?

Le verglas sur les branches, c'est parfois féérique !

Envoyé par: Jean le décembre 20, 2003 10:06 PM

Jean > Je préfère cette grosse neige mouillée... Autrement, le verglas, seulement quand la famille est sur place...

Envoyé par: Francois le décembre 20, 2003 10:13 PM

La grosse neige mouillée, c'est beau au moment où elle tombe. Le verglas, il faut savoir attendre que le froid soit revenu pour apprécier son charme (en autant que ça n'ait pas été un déluge).

Mais ce que je préfère, ce sont les cristaux de glace par -25 °C. Le jour, ils font des halos autour du soleil et le soir, des colonnes lumineuses au-dessus des lampadaires. Et par -25 °C, les chlorures de sodium sont impuissants à nous gâcher nos hivers.

Ce sera en janvier sans doute !

Envoyé par: Jean le décembre 21, 2003 09:08 AM
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