Diable qu'il se passe si peu mais beaucoup à la fois. L'appel lancé au loin de mots demeurés sans réponse et ne sachant même pas au départ s'ils ont été entendus. Ils ont perdu l'Est depuis longtemps déjà. Tant pis et tant mieux finalement parce que ça ressemblait plus à un exercice qu'à autre chose. D'autres mots encore et ailleurs, eux bafouillés, peut-être pas assez mâchés avant. Puis ceux-là que j'avais commencés que je n'ai pas eu le temps d'écrire, de joindre entre eux pour qu'ils s'appellent des phrases, des paragraphes, des chapitres et des pages et des pages que peu auraient lus, certes, mais que j'aurais brandis fièrement en disant :
- Tenez. C'est écrit.
Comme une vérité presque. Récemment, on m'a en quelque sorte offert de les continuer. Envie de tout effacer si j'accepte et de prendre une autre voie par exemple.
Y a une femme qui parle à la télé à l'instant et qui ne dit rien. Moi aussi je ne dis rien depuis le début de ce billet, si ce n'est qu'en filigrane. Certainement le réflexe de la perte de ma parole. Au fait, on m'a demandé de la reprendre cette semaine à la radio. J'hésite. La rouille s'est installée pour parler de ce sujet en ondes. C'est si loin pour en parler, mais parler de vive voix j'entends. Je crains de trébucher dans mes idées et leur construction. Je verrai.
Bon, j'ai relu rapido le texte. Excusez si c'est décousu. Le rapiéçage à 00:35, ça ne me tente pas.
Envoyé par - François - le janvier 18, 2004 12:12 AMLe filigrane n'est que pour ceux qui te lisent...
Envoyé par: Wille le janvier 18, 2004 03:01 AM