Il n’aura suffi qu'une trace involontaire, bien insignifiante et loin d'un de tes mots dits ou écrits pour que se réveille les odeurs. L'effluve euphorisante et envoûtante de ton cou comme l'odeur plus repoussante de l'air charbonnier des villes et des villages en hiver. Il n'aura fallu qu'une empreinte pour entendre à nouveau le r de mon prénom rouler dans ta bouche pour me dire le beau, le laid. Qu'une petite marque pour sentir dans le lointain temps ta bouche et tes lèvres pincées et rejointes, me remémorer le passage de tes cheveux derrière tes oreilles et revoir des corps explorés et exaltés sous les doigts.
La décennie marquée, ayant tout répandu puis avalé mes émotions depuis longtemps, mais n’ayant rien oublié avec cette sérénité de l'âge, il y aurait ces choses graves à te dire comme ce mot bien simple : merci. Dakujem.
Envoyé par - François - le janvier 23, 2004 10:47 PM