Un petit clin d'oeil à Elle pour faire suite à son joli billet et parler des mots de papier.
Internet ou la mort de la lettre d’amour comme nous la connaissions, telle cette belle et grande correspondance amoureuse entre George SAND et Alfred de MUSSET. Dans ma vie, il y a eu ces lettres écrites sur le plus beau des papiers et que je lui envoyais à chaque fois comme un peu de moi. Puis, cette longue attente pour lire ses mots qui n’arrivaient jamais assez rapidement, mais qui sentaient si bon une fois l’enveloppe ouverte. Mes yeux fous se lançaient à la conquête des mots, se nourrissant de chaque droiture et chaque courbe qu’elle avait imprimé aux lettres. Toucher le papier pour toucher ce qu’elle avait effleuré et parfumé au passage de ses doigts.
Internet a tué cette sensualité en permettant la quotidienneté des échanges. Si, j’aurais souhaité que le net fût-ce présent à cette époque pour pouvoir l’écouter au jour le jour, lui dire tant de choses et être en communion avec elle. Il n’y a pas de doute. Mais c’est le geste de l’écriture qui m’a toujours plu : gribouiller, rayer, froisser le papier, lancer la boule à la corbeille, recommencer, s’appliquer et finalement écrire la lettre et la mettre dans l’enveloppe. Puis, il y a cette immense sensation de bonheur que j'ai éprouvée un jour : voir toutes mes lettres reposer sur ses vêtements dans un tiroir de commode, bien dépliées et attachées d’un ruban rouge pour mieux les retenir, de peur qu’elles ne s’envolent.
Enfin, vint un jour une lettre de quelques mots seulement et ayant eu l'effet d'un coup de poing final. Nos écrits et nos paroles, qui avaient commencé à couler d'une belle source, s'étaient étiolés depuis longtemps et cette fatalité de la vie qui s'était abattue ne l'avait que trop confirmée. J’ai alors pris les dizaines de lettres d'une histoire, les ai lues une à une pour une dernière fois avant qu'elles ne se consument par le feu de foyer pour mieux m’en exorciser.
Justement quel exorcisme permet Internet ? On ne déchire ni ne brûle aucun courriel d'amour. Mme de Sévigné décalquée en milliers d'épistoliers virtuels ?
Envoyé par: Liseron le janvier 28, 2004 12:57 PMLiseron > Moi, brûler trois ans de ma vie m'a fait un bien fou. Ça m'a pris un courage qui a commandé le geste de passer à autre chose, même si je n'oublie pas. Effacer des lettres par courriel ? Il y a une banalité du geste que je doute être libérateur. Une sélection, une touche.
Envoyé par: Francois le janvier 28, 2004 01:10 PMInternet est synonyme de consommation instantannée et jetable. Il permet de voir, de lire et même d'entendre tout ce que l'on désire en l'espace de quelques minutes et d'en disposer comme on le désire. Le courriel également permet d'exprimer des banalités que nous n'oserions pas mettre dans une lettre. D'ailleurs, combien de fois j'ai reçu des courriels avec simplement une question dans l'entête afin d'éviter d'écrire. Le courriel et messenger sont une forme détournée de téléphone : on veut savoir de quoi sans trop déranger. C'est moins pire d'écrire un courriel que de téléphoner parce que l'autre pourra au moins répondre lorsqu'il aura le temps.
Bref, on ne veut plus déranger les gens par des appels téléphonique, on ne veut plus prendre la peine d'écrire une lettre exprimant sa réelle pensée avec des phrases structurées et on ne veut surtout pas aller au bureau de poste et encore moins payer les quelques sous pour l'expédition de la lettre qui prendra quelques jours avant d'arriver à destination.
D'ailleurs, la dernière fois que j'ai envoyé une lettre, c'était pour fermer mon compte à la BNP de Saint-Étienne en France... C'est à croire que je ne connaîtrai jamais le plaisir d'écrire pour s'exprimer librement auprès des gens qui nous sont chers. Dommage !
Effacer quelques courriels est banal, c'est vrai, mais la prochaine fois, essaye de jetter ton ordinateur par la fenetre, peut-etre que ca sera un peu plus liberateur :)
Merci de me faire redecouvrir et aimer le francais, le Canada, et l'importance de bien parler et ecrire ma langue (sans accents mais avec efforts!).
lulu > C'est gentil. Merci ;c)
Envoyé par: Francois le janvier 28, 2004 10:27 PMC'est une lettre d'amour que j'ai écrite et que j'aimerai envoyer à votre site. Je vous en remercie.
A Toi,
Je suis ce bruit de page entre tes mains, ceci est ma voix, cette lettre c'est moi.
Où? Quand? Comment? Pourquoi?
Dans l'air enchanté de porter ton empreinte dans ses mouvements perpétuels, sur la terre réjouie de tes pas trouvant grâce devant ton chemin, sous les cieux étoilés où je partage le fruit de ton existence, dans le vent qui glorifie ta présence et rend hommage à ton existence. Depuis que j'ai perdu la réalité des choses, depuis que le trouble s'est niché dans mon âme éperdue, depuis que cette soif me tire vers les ténèbres de l'inconscient. Par cet élan qui m'a poussée vers toi, par le frisson qui m'envahit lorsque je te vois, par les battements fous de mon cœur lorsque tu m'approches, par ce vertige qui s'empare de moi lorsque tu me parles, ce vertige qui me berce, me bouge et m'emporte. Pour la sagesse qui s'émane de ton être, pour la noblesse de ton esprit, pour toi même…je t'aime.
Il est souvent incongru pour une jeune demoiselle d'avouer ses sentiments à l'être convoité. Néanmoins, je me permet aujourd'hui, par ce cri du cœur, le cri d'un long silence, le cri de l'amour vrai, de te faire ces aveux et te dévoiler ces pensées ensevelies, te révéler, enfin, jusqu'où m'a entraînée cette brutale douceur, cette intense frustration de l'esprit.
Je me suis renfermée dans ce silence austère. Je me suis cloîtrée dans ce mutisme amère. Je me suis réfugiée dans ce labyrinthe abyssal. Je me suis oubliée dans ce vide spirituel. Je me suis soumise à ces illusions troublantes et étourdissantes. J'ai incarcéré au fond de mon être et cet amour condamné et cette fougueuse passion que je détiens encore.
J'ai mis tout ceci sur la grandeur incontestable d'un sentiment que nous appelons AMOUR.
Je t'aime X! Je t'aime de tout mon cœur de toute mon âme! J'aime ton regard, ta voix, tes cheveux. J'aime ton enfance, ta main contre le mur, le reflet du soleil sur tes mains. J'aime ta manière de marcher, de manger, de parler. J'aime ta façon de tenir les objets, ta façon de dire bonjour, ta façon d'ouvrir les portes. J'aime le doux parfum qui s'exhale de ton corps, la chaleur de cette odeur qui me happe en grande bouffées, me couve, m'enlève, et me prend. Il suffit que je prononce ton nom pour la ressentir à nouveau…X!
Je reconnais cette amour indéniable. J'admets éprouver cet étrange sentiment dans toute son ampleur, avec toute son ardeur. Je reconnais cet amour dans tous mes gestes; Quand je mets mon regard et mon âme partout où je veux mettre mes baisers, quand je t'embrasse moralement, quand j'espère que tu l'éprouves. Quand je songe à ton arrivée dans les pas, quand j’envie le vent pour ses caresses dérobées, quand j'évite ton regard pour te dissimuler la vérité, quand je souri à persuader que tout va bien, quand je ris avec les larmes aux yeux, les larmes du cœur. Je le reconnais, je le reconnais même lorsque j'écoute les battements de mon cœur pour combler ton absence, lorsque je me livre à ces illusions pour tromper ton éloignement, lorsque je sens mon corps et transir et brûler de ton appartenance, depuis que je ne m'appartiens plus.
J'accepte de t'aimer. J'accepte de demeurer dans l'inexplicable, de chercher dans l'irréel un sens à mon existence, de sombrer dans les tourments de l'incertitude, de m'abandonner à cette passion sans lendemain, à cette histoire sans fin. J'accepte de m'oublier dans la vraisemblance de cette destinée sentimentale. Je t'aime avec ma déraison dans l'attente de reconquérir la réalité, de retrouver la raison et saisir le vrai retour des choses, dans l'espoir de recommencer à nouveau d'être moi, de me rendre à moi même.
Je t'aime X. Je t'aime non seulement pour ce que tu es mais aussi pour ce que tu as fait de moi.
Je te remercie X. Je te remercie pour me donner cette envie d'exister, pour m'offrir cette noble et irréfutable sagesse, pour m'entraîner dans l'éternel miracle du ciel, pour m'affaisser dans l'évanouissement du genre humain, pour m'emmener au-delà de l'exaltation des valeurs morales, pour me bercer entre la délicieuse mélancolie de ton éloignement et l'excitation de ton retour, pour m'enfoncer dans la rêverie égarée des mortels, pour m'assoupir dans l'ivresse affolée, pour m'entraîner dans l'enivrement éperdu, pour m'enfouir dans l'euphorie exagérée. Aujourd'hui, je suis là, face à mon destin inaccompli, face à mon histoire sans fin. Je te remercie pour me faire vivre dans l'oubli de l'amour vrai, absolu, dans l'oubli de cet amour impérissable, avec toi, loin de toi. Tu seras toujours là, tu vivras à tout jamais au fond de mon être, au fond de mon âme.
C'est une lettre d'amour que j'ai écrite. Je tiens à l'envoyer à votre site. Veuillez me prévenir de ses nouvelles. Je vous en remercie infiniment! (lamisslove@hotmail.com)
A Toi,
Je suis ce bruit de page entre tes mains, ceci est ma voix, cette lettre c'est moi.
Où? Quand? Comment? Pourquoi?
Dans l'air enchanté de porter ton empreinte dans ses mouvements perpétuels, sur la terre réjouie de tes pas trouvant grâce devant ton chemin, sous les cieux étoilés où je partage le fruit de ton existence, dans le vent qui glorifie ta présence et rend hommage à ton existence. Depuis que j'ai perdu la réalité des choses, depuis que le trouble s'est niché dans mon âme éperdue, depuis que cette soif me tire vers les ténèbres de l'inconscient. Par cet élan qui m'a poussée vers toi, par le frisson qui m'envahit lorsque je te vois, par les battements fous de mon cœur lorsque tu m'approches, par ce vertige qui s'empare de moi lorsque tu me parles, ce vertige qui me berce, me bouge et m'emporte. Pour la sagesse qui s'émane de ton être, pour la noblesse de ton esprit, pour toi même…je t'aime.
Il est souvent incongru pour une jeune demoiselle d'avouer ses sentiments à l'être convoité. Néanmoins, je me permet aujourd'hui, par ce cri du cœur, le cri d'un long silence, le cri de l'amour vrai, de te faire ces aveux et te dévoiler ces pensées ensevelies, te révéler, enfin, jusqu'où m'a entraînée cette brutale douceur, cette intense frustration de l'esprit.
Je me suis renfermée dans ce silence austère. Je me suis cloîtrée dans ce mutisme amère. Je me suis réfugiée dans ce labyrinthe abyssal. Je me suis oubliée dans ce vide spirituel. Je me suis soumise à ces illusions troublantes et étourdissantes. J'ai incarcéré au fond de mon être et cet amour condamné et cette fougueuse passion que je détiens encore.
J'ai mis tout ceci sur la grandeur incontestable d'un sentiment que nous appelons AMOUR.
Je t'aime X! Je t'aime de tout mon cœur de toute mon âme! J'aime ton regard, ta voix, tes cheveux. J'aime ton enfance, ta main contre le mur, le reflet du soleil sur tes mains. J'aime ta manière de marcher, de manger, de parler. J'aime ta façon de tenir les objets, ta façon de dire bonjour, ta façon d'ouvrir les portes. J'aime le doux parfum qui s'exhale de ton corps, la chaleur de cette odeur qui me happe en grande bouffées, me couve, m'enlève, et me prend. Il suffit que je prononce ton nom pour la ressentir à nouveau…X!
Je reconnais cette amour indéniable. J'admets éprouver cet étrange sentiment dans toute son ampleur, avec toute son ardeur. Je reconnais cet amour dans tous mes gestes; Quand je mets mon regard et mon âme partout où je veux mettre mes baisers, quand je t'embrasse moralement, quand j'espère que tu l'éprouves. Quand je songe à ton arrivée dans les pas, quand j’envie le vent pour ses caresses dérobées, quand j'évite ton regard pour te dissimuler la vérité, quand je souri à persuader que tout va bien, quand je ris avec les larmes aux yeux, les larmes du cœur. Je le reconnais, je le reconnais même lorsque j'écoute les battements de mon cœur pour combler ton absence, lorsque je me livre à ces illusions pour tromper ton éloignement, lorsque je sens mon corps et transir et brûler de ton appartenance, depuis que je ne m'appartiens plus.
J'accepte de t'aimer. J'accepte de demeurer dans l'inexplicable, de chercher dans l'irréel un sens à mon existence, de sombrer dans les tourments de l'incertitude, de m'abandonner à cette passion sans lendemain, à cette histoire sans fin. J'accepte de m'oublier dans la vraisemblance de cette destinée sentimentale. Je t'aime avec ma déraison dans l'attente de reconquérir la réalité, de retrouver la raison et saisir le vrai retour des choses, dans l'espoir de recommencer à nouveau d'être moi, de me rendre à moi même.
Je t'aime X. Je t'aime non seulement pour ce que tu es mais aussi pour ce que tu as fait de moi.
Je te remercie X. Je te remercie pour me donner cette envie d'exister, pour m'offrir cette noble et irréfutable sagesse, pour m'entraîner dans l'éternel miracle du ciel, pour m'affaisser dans l'évanouissement du genre humain, pour m'emmener au-delà de l'exaltation des valeurs morales, pour me bercer entre la délicieuse mélancolie de ton éloignement et l'excitation de ton retour, pour m'enfoncer dans la rêverie égarée des mortels, pour m'assoupir dans l'ivresse affolée, pour m'entraîner dans l'enivrement éperdu, pour m'enfouir dans l'euphorie exagérée. Aujourd'hui, je suis là, face à mon destin inaccompli, face à mon histoire sans fin. Je te remercie pour me faire vivre dans l'oubli de l'amour vrai, absolu, dans l'oubli de cet amour impérissable, avec toi, loin de toi. Tu seras toujours là, tu vivras à tout jamais au fond de mon être, au fond de mon âme.
bravo
dommage que ce ne soit pas reciprok