Immense fatigue du vide cette fin de semaine.
Stade d'intolérance pour certains mots entendus, d'autres lus.
Une chanson sur mon grand-père, son père, qu'elle m'a fait écouter vendredi soir et qui sera sur son prochain album. Grand-papa et des arbres.
- Tu aimes ?
J'ai détourné la tête pour ne pas qu'on y voie l'émotion.
Et ma mère, d'ajouter à son tour :
- Tu te souviens des quatre érables à notre ancienne maison ? C'est ton père et ton grand-père qui les avaient cueillis dans la forêt et plantés à ta naissance. Ils ne mesuraient que quelques centimètres. Ils ont le même âge que toi.
Le même âge...
Le site de Claire est très joli. Je comprends ton émotion. Dans le roman que je viens de terminer, il y a une scène qui se veut une tentative de desciption de l'amour. Et cela se résume à se subtil accompagnement des êtres, les uns envers les autres. Des liens, telles des racines, dont on ne ressent l'importance et la solidité qu'au moment d'absences ou à l'idée que ce qui est présent deviendra bientôt souvenirs.
Envoyé par: Guy Verville le février 1, 2004 03:23 PMGuy > C'est joliment dit et ça résume bien ce qu'on peut vivre. Merci.
Envoyé par: Francois le février 1, 2004 04:37 PMMes arbres à moi.
Mes certitudes enracinées.
Mes feuilles à moi.
Mes souvenirs qui volent au vent.
:)
Envoyé par: ~MariÅnGe~ le février 3, 2004 12:58 AM