dimanche, le 1 février 2004

Les hommes qui cueillaient des arbres

Immense fatigue du vide cette fin de semaine.
Stade d'intolérance pour certains mots entendus, d'autres lus.
Une chanson sur mon grand-père, son père, qu'elle m'a fait écouter vendredi soir et qui sera sur son prochain album. Grand-papa et des arbres.
- Tu aimes ?
J'ai détourné la tête pour ne pas qu'on y voie l'émotion.
Et ma mère, d'ajouter à son tour :
- Tu te souviens des quatre érables à notre ancienne maison ? C'est ton père et ton grand-père qui les avaient cueillis dans la forêt et plantés à ta naissance. Ils ne mesuraient que quelques centimètres. Ils ont le même âge que toi.
Le même âge...

Envoyé par - François - le février 1, 2004 11:53 AM
Commentaires

Le site de Claire est très joli. Je comprends ton émotion. Dans le roman que je viens de terminer, il y a une scène qui se veut une tentative de desciption de l'amour. Et cela se résume à se subtil accompagnement des êtres, les uns envers les autres. Des liens, telles des racines, dont on ne ressent l'importance et la solidité qu'au moment d'absences ou à l'idée que ce qui est présent deviendra bientôt souvenirs.

Envoyé par: Guy Verville le février 1, 2004 03:23 PM

Guy > C'est joliment dit et ça résume bien ce qu'on peut vivre. Merci.

Envoyé par: Francois le février 1, 2004 04:37 PM

Mes arbres à moi.
Mes certitudes enracinées.
Mes feuilles à moi.
Mes souvenirs qui volent au vent.

:)

Envoyé par: ~MariÅnGe~ le février 3, 2004 12:58 AM
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