Voici ce qui s'offre à nos yeux lorsque nous sommes à Bratislava et qu'on regarde de l'autre côté du Danube : la cité de Petrzalka où vivent plus de 100 000 personnes dans d'immenses complexes d'habitations. Croyez-moi, on s'y perd facilement... Désolé pour la piètre qualité de la photo : les marques du temps. Avant que vous vous demandiez ce qu'il y a dans l'espèce de saucoupe volante posée au-dessus du pont, c'est un restaurant. Du moins, c'en était un à l'époque.

Effectivement, Bratislava est une ville qui porte les séquelles d'utopies politiques et urbanistiques désuettes. Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Transposer le sentiment de non-ville que l'on trouve à Sarcelles me semble déplacé. Après tout, qu'a-t'on trouvé de mieux depuis comme moyen de mettre la ville à la campagne? Peut-être notre périurbanisation franchouillarde? Je suis assez nostalgique du temps où Vienne et Bratislava étaient reliées par un tramway. Critiquer Bratislava est facile. Je plains toutefois beaucoup plus l'urbaniste en chef de Los Angeles ou ses épigones des lotissements contemporains.
Envoyé par: Jérôme le mars 2, 2006 08:53 AM