Écrire un petit billet sur le « t » et le « beaucoup ».
Le « t » comme pronom avec son apostrophe pour lier et le « beaucoup » comme adverbe qui vient marquer la grandeur et l’intensité. Le « beaucoup » me laisse parfois songeur, comme dans la phrase célèbre « je t’aime beaucoup ».
« Je t’aime » versus « je t’aime beaucoup ». Notre adverbe, qui devrait déclamer avec force un sentiment, me semble l’atténuer, sans toutefois le banaliser comme si on disait « je t’aime bien ». La phrase n’a pas la force des trois petits mots.
Et l’apostrophe ? C’est le trait d’union entre elle et ce fort sentiment, celui qu’un « je » n’a jamais eu peur de dire, mais qui ne se commet pas facilement. Il n’est pas un « je » facile, malgré tout ce qu’il est.
Dire « je t’aime » n’est pas une envolée du moment guidée par si peu, si attirant et si invitant soit-il. Il demande beaucoup…
Envoyé par - François - le février 23, 2004 11:29 AM"beaucoup" agit à titre de justificatif et de quantitatif, alors que l'amour n'a pas besoin d'être justifié ni d'être mesuré, seulement d'exister.
Envoyé par: Pascal le février 23, 2004 01:03 PMMais y a ceux qui justifient tout par amour.
Envoyé par: Francois le février 23, 2004 01:59 PMTu parles de Claude Léveillée qui est allé à Star Académie faire pleurer les jeunes en leur disant, c'est parce que je vous aime que je fais ça...
Envoyé par: Pascal le février 23, 2004 10:10 PMPascal > meuh non... ;-)
Envoyé par: Francois le février 23, 2004 10:23 PM