mercredi, le 3 mars 2004

M'y noyer

Si j'avais pu, j'aurais eu la chance de m'occuper de la maison à Kamouraska durant quelques jours au printemps. Y être pour attendre près du fleuve que les glaces se fondent dans le lit du fleuve et son eau, marée haute, marée basse et regarder le printemps s'éveiller, y être avec elle pour son éveil au matin. Chaque matin.

Pour le peu de temps que j’y passerais, mes levers seraient certainement entre l’aube et l’aurore. Comme les petits jours sont encore frisquets au pays de ce fleuve, faire craquer le feu pour ajouter à la lumière du jour est encore de mise, même si l'hiver entre dans sa retraite annuelle. Les bûches de bois craqueraient et le feu crépiterait dans le poêle, comme le plancher du haut sous ses pas. En regardant et en écoutant le plafond, je saurais qu'elle s'habille pour descendre. Le son serait plus écho quand elle avalerait chaque marche de l’escalier pour le descendre, puisque la cage sous lui est vide. Au bout du salon, ce serait moi qu'elle verrait devant les grandes fenêtres, planté à observer la marée qui fuit au loin.

Envoyé par - François - le mars 3, 2004 01:32 PM
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