Un quai vu. Un quai rêvé.
Malgré les meurtrissures de la maçonnerie du premier et le bois neuf dont est bâti le deuxième, ces deux ouvrages sont chacun un rempart. L'un repousse et défie encore les attaques du fleuve en dépit de ses plaies béantes, et c'est surtout sur celui-ci que je me suis projeté à maintes reprises vers l'avant. L'autre, bien plus beau, baigne et s'avance dans une mer de calme, issue de l'imaginaire. Malheureusement, ce quai était certainement fabriqué de pin, un bois mou qui pourrit rapidement, contrairement à la pruche pour qui les éléments et le temps auraient eu moins de prise. Un quai de l’éphémère sur lequel on s’aventure, le temps d’un regard.