mercredi, le 28 avril 2004

Amputation municipale

Je lis souvent mon Devoir du samedi en retard. C'est l'avantage de l'abonnement en PDF : les fichiers traînent dans l'ordi et on consulte le journal plus aisément quand bon nous semble. En plus, ça ne fait pas de doigts sales.

Dans sa chronique de samedi, le journaliste Jean DION me fait toujours sourire. Cette fois, il ironisait sur le nouveau vocabulaire à la mode dans le dossiers des défusions municipales au Québec.

L’autre jour, je m’en allais chercher mon exemplaire des études sur les défusions en ambulance (ce ne sont pas les défusions, bien que malades, qui étaient en ambulance, mais moi, qui, étant très pressé de connaître le contenu des études, avais fait un Wilfred de mon moi-même, d’ailleurs je chante aussi mal que lui et j’adore aller à Valleyfield) lorsque j’appris à mon irréfragable ahurissement qu’il ne fallait plus dire « défusion » mais « démembrement ». Très castrateur, comme image. Ainsi, tout comme les défusionnistes, pardon, les démembrementeurs avaient comme slogan des trucs du genre « Touche pas à mon Boucherville », les fusionnistes pourront lancer « Touche pas à mon membrement ».

Si du reste un parti voulait prôner la dédéfusion, il devrait donc parler de « remembrement » ou, comme ils disent à Bay d’Urfay, « remember, man ». À nouveau, ce remembrement pourrait être contesté, ce qui ouvrirait la porte à la création de l’école déremembrementale.

Enfin, c’est très compliqué, et c’est très grave aussi.

Source : Le Devoir, 24-25 avril 2004, B2.

Envoyé par - François - le avril 28, 2004 01:43 PM
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