Je n'ai pas fini de me marrer avec ces adeptes de prolongement d'autoroutes à Québec qui ont repris du service depuis des mois. Plus exactement depuis que le gouvernement libéral dit gratter les fonds de tiroirs pour les ministère de la santé et de l'éducation, mais veut dépenser pour des bouts de route. Politiquement, c'est encore une recette qui paie..
En passant, une petite parenthèse rapide aux lecteurs pour vous situer dans un dossier qui m'échauffe, le prolongement d'une autoroute en boulevard urbain. Alors voici une belle donnée et corrigez-moi si je suis dans le champ avec mes chiffres : Québec compte environ 20 kilomètres d'autoroutes pour 100 000 habitants, alors que pour une grande ville comme Montréal ou Toronto, ce ratio tombe sous les 10 km/100 000 hab. Alors, malheureux de devoir ralentir et d'allonger leurs parcours de deux kilomètres, des citoyens revendiquent depuis trente ans un prolongement de l'autoroute prévu initialement à cette période.
Or, ce matin, un des pro-du Vallon (du nom de l'autoroute) qui se drape de vert en se qualifiant d'environnementaliste, défendait le scénario à l'étude parce qu'il empiéterait que très peu dans le parc à proximité. Le boulevard urbain n'aurait alors pas d'impact sur la faune et la flore.
Question : si une autoroute passe en bordure de votre terrain au lieu de passer à travers, votre qualité de vie en sera-t-elle moins affectée ?
Ensuite, le même énergumène arguait que les deux à trois kilomètres supplémentaires qu'il doit parcourir avec sa bagnole en l'absence du prolongement créent de la pollution, pollution qu'il éviterait avec cette construction. Belle cohérence... Comme si la destruction, la construction et l'ajout de voitures n'en produiront pas.
Le projet se fera, j'en suis plus que convaincu, car il y a des vieux réflexes en matière transport qu'on n'a pas perdus en ce pays.
Envoyé par - François - le mai 5, 2004 03:40 PMC'est pas pour éviter de faire deux km de plus en voiture qu'on demande le prolongement de l'autoroute Du vallon, c'est pour désangorger les routes du cartier. Présentement, il y a autant de circulation sur la rue La Broussaille que sur un boulevard. C'est dangereux pour les enfants et sa gâche nôtre qualité de vie!