samedi, le 15 mai 2004

Autre temps

Hier matin, feuilletant mon journal et zigzagant parmi les articles, j'ai lu cette lettre d'opinion au sujet du débat actuel sur les défusions municipales et de l'éventuel référendum sur ce qu'on a nommé le démembrement de l'actuelle ville de Québec. L'auteur cerne la problématique quand elle considère d'abord qu'il s'agit d'un affrontement inter-générationnel entre des citoyens qui ont des visions municipales divergentes.

D'un côté, il y a les « défusionneux » issus d'une génération pour qui une ville n'est qu'un prestataire de services : je paie des taxes pour ramasser les ordures, déneiger les rues, boucher les trous dans l'asphalte, nettoyer les parcs, etc. Malgré mon respect pour les « vieux » (une chance que mes parents ne me lisent pas... Et je n'ose pas parler du 3e âge...), il y a beaucoup de têtes grises qui meublent les rassemblements de « défusionneux », animés par une quelconque nostalgie que je m'explique bien mal. Puis, les entendre parler de leur sentiment d'appartenance me fait toujours sourire, un peu comme ces vieux gâteux qui radotent : Ah ! Dans mon temps...

Le monde n'est plus ce qu'il était : l'information est accessible à profusion et circule rapidement, la concurrence s'internationalise et la culture comme le savoir sont devenus des mots-clés de notre réussite et es villes sont appelées à jouer un rôle accru dans la réussite de nos sociétés. J'aime bien ce texte de Patrick Le Galès sur la notion de gouvernance urbaine, surtout lorsqu'il parle de la ville comme un acteur collectif qui a acquis « davantage de poids politique, d'autonomie, de moyens. » Pour preuve, il y a eu au Canada la formation d'une coalition des dix plus importantes villes du pays et qui entend négocier directement avec le gouvernement fédéral. Québec est actuellement la neuvième ville la plus populeuse et son maintien dans le groupe sera précaire si elle est disloquée. Un exemple.

La structure politique de la ville de Québec n'est pas parfaite et peu innovante, mais elle a le mérite de canaliser les énergies pour bâtir sur une plus grande cohérence territoriale, économique et sociale. Un défi. Voilà ce qui devrait animer la population et les acteurs politiques plutôt que cette espèce de masturbation du plus beau comme le proposent les « défusionneux ».

Envoyé par - François - le mai 15, 2004 12:36 PM
Commentaires
Envoyer un commentaire





< br />


Conserver les infos. perso.?




Code de sécurité :