Hier, premier gain des valeureux « défusionneux » à Québec, ceux qui prouvent que les contrôles de la gestion des trottoirs, des rues, des bacs à fleurs, des chats et des chiens font partie du sentiment d'appartenance municipal et représentent un véritable projet de société. Depuis hier soir, depuis qu'on a appris qu'il y aura des référendums pour le « démembrement » dans douze des treize anciennes municipalités qui composent la ville de Québec (seule l'ancienne municipalité de Québec n'en tiendra pas), j'ai le couteau entre les dents pour la lutte municipale à Québec.
Parmi les citoyens qui veulent retrouver leur bled, y a ceux de l'ancienne municipalité de Vanier (prononcez Vâniéééé), un trou autrefois enclavé à l'intérieur de l'ancienne ville de Québec, à l'image du Lesotho, un minuscule pays enclavé à l'intérieur de l'Afrique du Sud. Un trou, mais un trou sympatique. Or, voilà que ses citoyens ont réussi le tour de force de prouver qu'ils ont une spécificité et un caractère qui leur donne droit de recréer un royaume. C'est bien vrai et je leur concède pour plusieurs raisons. D'abord, il y a la coupe Vâniéééé, une coupe de cheveux que plusieurs habitants ont su perpétuer à travers les âges comme celui-ci, celui-là ou encore cet Adam. Vâniéééé tel un microcosme. Mais Vâniéééé, c'était aussi jusqu'à tout récemment le siège d'une superbe bibliothèque municipale au concept unique : logée au-dessus du garage municipal, ses usagers avaient un accès privilégié tant aux quelques livres de sa collection qu'à la généreuse distributrice de « peanuts » du garage que les subsides de l'ex-maire Cardinal avaient réussi à plafonner à vingt-cinq sous le coup de manivelle. Heureusement qu'il a repris le flambeau, car la Ville de Québec et le gouvernement ont investi plus d'un million de dollars pour la relocalisation de la bibliothèque, ce qui menaçait l'accès aux « peanuts ». Par contre, on aurait appris selon diverses sources que le maire avait déjà songé à y investir un montant, certes moindre, mais permettait tout de même de dépasser la superficie des lieux qui représentait tout de même 48 % de la surface recommandée par le ministère de la Culture et des Communications.
Le 20 juin, tel un Lesotho, Vâniéééé saura regagner son indépendance et comme le rocher de Gibraltar, elle se dressera face à la ville unique pour crier à nouveau son unicité.
P.S. Prêter un ton sarcastique à ce texte est signe de votre mauvaise foi. C'est un cri du coeur, à ne pas en douter...
Envoyé par - François - le mai 21, 2004 09:59 PMJe peux constater, à la lecture de ce texte, que l'auteur est totalement ignorant de la situation à Vanier. Il fait référence à la "coupe Vanier" alors que ses images indiquent clairement qu'il s'agit de la coupe Longueuil. Pour ce qui est de la bibliothèque municipale, elle n'était pas située au dessus du garage municipal, mais de l'hôtel de ville.
Ceci étant dit, je reconnais ici le ton utilisé par les "fusionistes". Des argument totalement inexacts visant à diminuer ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils ne peuvent pas prouver que les fusions sont profitables, alors ils ridiculisent les défusions. Le sarcasme n'est-il pas l'arme des faibles, de ceux qui ne peuvent s'élever autrement qu'en abaissant les autres.
Qu'on me donne des arguments valable au maintien des fusions et je considérerai le combat comme loyal. En attendant mieux vaut se taire et avoir l'air idiot que d'ouvrir la bouche et en fournir la preuve.
Envoyé par: G. Boulet le juin 11, 2004 09:32 AMCoupe Longueil, coupe Vanier... Vanier a toujours porté ce joli sobriquet à Québec. Ceci dit, quand vous mentionnez « Qu'on me donne des arguments valable au maintien des fusions et je considérerai le combat comme loyal. », j'attends ceux des défusionneux. Je pourrais vous parler de la concurrences avec d'autres aires métropolitaines, que la loi 9, car c'est ce dont il est question, sera synonyme de perte d'imputabilité pour les citoyens défusionnés, que les gouvernements se désengagent de plus en plus de responsabilités au profit des municipalités. Par exemple, le ministre de la Santé Couillard entend aux municipalités de plus de 20000 hab. le transport adapté. Que feront les bourgades ? Par ailleurs, je vous invite à lire mon article du 29 mai.
Envoyé par: Francois le juin 11, 2004 10:03 AM