Nous avions dix-sept ans et nous voulions faire du cinoche. Une journée d'hiver, en janvier ou février 1990, nous étions même allés visiter quelques cégeps montréalais qui offraient des programmes d'études où on faisait une large part au septième art. Après les admissions et les hésitations, nos pieds ont finalement collé à Québec pour deux années d'études en Lettres. Peu à peu, j'ai découvert que j'avais une grande gueule, envie de l'ouvrir pour souffler des mots plutôt que du vent, mais surtout pour mordre pour des convictions. La géographie est aussi entrée dans ma vie, puis j'ai voulu ajouter une veste d'urbaniste pour un seul objectif : faire bouger et avoir une prise sur le changement. Avec le temps, le cinéma est devenu un simple hobby.
Pour mon ami, le film a toujours été au coeur de sa vie. Il est alimentaire, certes dans le sens pécunier aujourd'hui, mais il lui permet d'associer le regard à l'écoute pour dire. Ce qu'il crée a cette qualité de questionner, de jouer avec l'esprit et de le secouer. Il y a eu ce pamphlet qui en a fait grincer plusieurs et aujourd'hui, il y a Ce qu'il reste de nous, un film sur la tragédie tibétaine qui a été présenté hors-concours lors du dernier Festival de Cannes. Je ne l'ai pas encore vu ni écouté, mais je serai certainement encore fier de mon vieux copain Hugo pour ce film engagé.
Pour en savoir plus sur le film.
Envoyé par - François - le mai 24, 2004 08:49 PM