Avec la réélection de W. (je vends la peau de l'ours...), il y a une consolation : le climat « tendu » États-Unis-Canada depuis l'invasion en Irak et le refus canadien de s'y joindre nous évitera d'aller y mettre les pieds. Je m'explique. Selon une analyse que j'ai entendue, Kerry au pouvoir adoucirait la position des États-Unis en étant moins unilatéraliste, cherchant à créer une coalition d'états pour l'Irak. C'est sans surprise que notre grande et valeureuse (sic) armée s'y joindrait.
Envoyé par - François - le novembre 2, 2004 10:46 PM
Non, non... faut pas vendre la peau de l'ours trop vite... j'ai encore confiance.
Les analyses à Radio-Canada (jusqu'à ce que je me couche à minuit 30, y en avait marre), étaient intéressantes. Une journaliste qui couvre les USA nous disait que Kerry/Bush, c'était un peu blanc bonnet, bonnet blanc. Les démocrates parlaient amplement eux aussi de Dieu durnat la campagne, 52% des électeurs (les pro-Bush) ne vont pas tous à la messe, que la politique extérieure américaine ne changera pas du jour au lendemain et que, de toute façon, les deux chambres étant républicaines, Kerry aurait eu beaucoup de mal à infléchir quoi que ce soit de significatif. De plus, les démocrates sont beaucoup plus protectionnistes que les républicains. Enfin, que ce soit Bush ou Kerry, le président aura à faire face à une population encore plus divisée qu'avant. Le pays commence à être ingouvernable, sociologiquement parlant, c'est ça qui fait un peu peur. Ce n'est pas tant le maintien au pouvoir des républicains qu'il faut craindre, mais bien la radicalisation de la société américaine.
Envoyé par: Guy le novembre 3, 2004 08:18 AMClément > Confiant en ce lendemain de veille ? J'espérais au-moins la « victoire » au suffrage universel de Kerry, mais on est loin.
Guy > Je soupçonne que les appels à Dieu étaient électoralistes. Pour le blanc bonnet blanc, ça se recoupe c'est indéniable. Si on regarde la carte électorale, on remarque nettement la fracture t Bush sait l'exploiter.