Du haut de ses 324 ans et de chacun des anneaux de son tronc qui sont autant en nombre que son âge, qu'est-ce qu'il en a vu des choses le vieil arbre du parc du château de Versailles.
Maintenant que le géant est mort et que son livre est ouvert, j'aurais bien aimé lire entre ses anneaux, car au-delà des variations climatiques qui y sont inscrites, peut-être y a-t-il les marques de la révolution, les chuchotements de Madame la Marquise ou la colère d'un homme, jadis roi ?
Envoyé par - François - le février 9, 2005 01:17 PMOui, Un vieil arbre abattu est un temps d'émotion et de mémoire.
En 99 notamment le vent a eu trop souvent raison de leur âge avec un irrespect évident.
Je cris qu'ici c'est encore un reste de ce phénomène.
pierrot > Vois-tu, je ne parlerais d'irrespect, mais de défi. Comme si la fureur du vent défiait ceux qui se tiennent debout. C'est triste cette perte de patrimoine, mais on ne peut en vouloir aux éléments, à mon avis.
Non, je crois que l'irrespect, c'est celui des hommes, les industriels, qui les fauchent aveuglément en piétinant si fort le sol que les graines de la relève peineront à faire leur nid.