Prendre conscience que le temps a passé si vite, ça peut être voir un ancien prof à la télé - si souvent qu'on commence à se demander s'il n'a pas sa carte de l'Union des artistes - dont les cheveux de gris sont en voie de passer à l'hiver. En même temps, là où on constate avec regret que soi-même on vieilit et pas nécessairement comme du bon vin, on éprouve une consolation lorsqu'on l'entend parler d'urbanisme avec la même fougue que lorsqu'on l'a connu, décochant encore ses directs et torpillant les piètres projets d'aménagement au Québec. Les cheveux sont d'hiver, mais la tête semble toujours en été.
Envoyé par - François - le mars 9, 2005 11:15 AM