« Si je me fie aux futures directives, je devrai tout enlever. Dois-je subir les caprices de quelques sous-fifres de la Ville ou n'en faire qu'à ma tête et ne rien modifier sur mon appartement ? Dois-je me priver de divertissement télévisuel et me contenter de tous ces postes de niaiseries et dépourvus de contenus intellectuels qu'on attrape par des antennes UHF et souffrir de la chaleur en été ? Pas question. Je suis conscient que trop d'antennes peuvent nuire surtout s'il s'agit d'un immeuble de quatre ou cinq logements tous munis d'antennes paraboliques, mais il est bon de rappeler que nous vivons dans un pays libre et démocratique. Nous ne sommes pas en Iran, à ce que je sache. Le message est donc lancé : j'ai la tête dure et je ne suis pas du genre à me laisser intimider... »
Pour commencer, je vais donner raison à l'auteur de la lettre d'opinion précédente (dont je n'ai pas le titre, ni le nom de l'auteur, car la lettre a disparu du site) que j'ai ramassée sur Cyberpresse. Je suis d'accord avec son auteur : nous ne vivons pas en Iran, pas plus que nous sommes cubains ou lybiens. Simple constat simpliste.
Le monsieur réagissait fortement à l'intention de la Ville de Québec de règlementer l'installation d'antennes paraboliques, de climatiseurs et de thermopompes, à la fois pour des raisons esthétiques que d'usage (réduction des nuisances), surtout dans les immeubles multi-logements. Et pour abonder encore en son sens, c'est aussi vrai que nous vivons dans un pays libre et démocratique. Autre simple constat, simpliste de simplisme.
Toutefois, ce pays ne s'appelle pas Utopia, où on se passerait de règlements parce que la responsabilité individuelle se confondrait avec la collective. En ce sens, ce que le monsieur qualifie de « caprices de quelques sous-fifres de la Ville », c'est en quelque sorte une mitigation au-lieu que le voisin vienne lui casser la gueule parce que le bruit de sa thermopompe l'empêche de fermer l'oeil la nuit. Puis moi, le discours du mec à la Elvis GRATTON, celui des sacro-saints droits, du « je suis conscient » mais on vit dans un pays libre, ça m'énerve parce que ça pue l'incapacité de concevoir la notion de droits et de responsabilités.
Envoyé par - François - le mai 30, 2005 12:00 PMDe plus, le règlement vise justement les nouvelles installations, pas celles qui existent déjà, à moins que je ne me trompe.
Et bien d'accord avec toi sur ce point: si le monsieur veut conserver le droit d'écouter SA TV, j'apprécie avoir le droit de protéger MA ville contre la pollution visuelle. À moins qu'une raison technique ne l'empêche d'installer sa "jolie" soucoupe dans un endroit discret, je ne vois pas raison de polluer visuellement l'entourage.
Si des frais de relocalisation des antennes sont encourus pour se conformer au règlement, il s'agit là d'une autre histoire: peut-être la communauté devrait-elle y participer par un cérdit de taxes équivalent, comme elle le fait pour encourager la diminution des déchets domestiques en subventionnant l'achat de composteurs.
Mais pour les nouvelles installations, c'est un bon coup de la ville.
Envoyé par: Michael le mai 30, 2005 08:27 PMMoi mon proprio interdit justement les paraboles. Parce que y a desfois des "neuneux" qui installent tout croche et qui font des trous partout. J'avoue aussi que côté esthétique, quand y a 12 logements et qu'il y a 12 paraboles sur une façade.. c'est pas top :)
Envoyé par: Looange le mai 31, 2005 07:51 AM