Les résidents de Pointe-de-Sainte-Foy retrouvent dans leur quartier le boisé des Compagnons-de-Cartier, un espace résiduel d'une forêt beaucoup plus vaste, sauvé par la Commission de la capitale nationale du Québec qui l'a acquis en 2001, le substituant ainsi aux visées de promoteurs urbains.
Le promeneur y retrouve un sentier de 1,5 km où il pourra apercevoir de jolies formations végétales et parfois un petit goinfre qui voudra qu'on lui tende quelques arachides.
Le sentier du boisé

Si pour la Commission le boisé se caractérise par « ...sa fermeture sur les constructions environnantes, [permettant] à l'utilisateur de jouir d'un sentiment d'immersion en pleine nature », qu'il constitue une « rupture visuelle avec le milieu urbain... » et qu'au final la « présence de sa masse végétale marque fortement l'image de ce quartier résidentiel développé dans un contexte naturel », le promeneur-critique, même du dimanche, sera estomaqué du ton chlorophyllien de ces affirmations, surtout en ce qui a trait au développement résidentiel dans un « contexte naturel ».
Le vert nature, c'est bien joli et ça fait propre sur une carte, mais la couleur devient rapidement un vert malade pour plusieurs, parmi lesquels il y a des promoteurs, mais aussi des urbanistes et des élus qui ont une chose en commun ; comme la nature, ils ont horreur du vide. De bon aloi, car ça fait partie de leur nature, les promoteurs ont une vision pécuniaire de la nature qu'ils meubleront d'immobiles, mais les seconds jouent parfois d'un violon qui sonne faux ; le dit « contexte naturel », élus comme urbanistes en ont une vision primaire et simpliste. C'est notamment le cas de Pointe-de-Sainte-Foy et du secteur de la rue du Campanile, une rue à vocation mixte résidentielle-commerciale. En prévision d'un futur billet sur cette dernière, mentionnons simplement qu'elle et le milieu naturel auraient dû être les assises du développement, ce qui n'est pas le cas ici.
La nature vert-de-gris
Le vert n'est qu'un dépôt pour le gris à proximité
Bonjour François !
Merci pour tes petits messages et pour ton blog, que je suis en train de découvrir.
Juste une question, tu vis au Canada ?
A bientôt,
Aurore/Alatvia
Aurore > Je t'en prie. J'aime beaucoup lire le récit de ton expérience. Et oui, je vis au Québec.
Envoyé par: Francois le août 23, 2005 04:31 PM