C'est le propre du pamphlet d'attaquer le gouvernement et les institutions, comme c'est le cas de Les voleurs d’enfance, le film du journaliste Paul ARCAND. Le synopsis est le suivant :
« À chaque année au Québec, 25 000 signalements d'enfants battus, abandonnés ou abusés sexuellement sont retenus par la Direction de la protection de la jeunesse. Et près de 40% des bébés qui meurent dans la province décèdent à cause de la violence de leurs parents.
Cette situation explique le fait que près de 30 000 enfants soient pris en charge par la DPJ jusqu'à l'âge de 18 ans. Mais cet organisme d'État est-il en mesure de répondre adéquatement aux besoins des jeunes? Le journaliste et documentariste Paul Arcand présente les témoignages d'enfants et d'adultes victimes d'abus de toutes sortes, et interroge politiciens, travailleurs sociaux et membres de la magistrature sur leur perception du problème. En outre, Arcand dénonce les incuries d'un système bureaucratique qui ne semble pas toujours se préoccuper du mieux-être de ceux dont ils ont la charge. »
Pour être honnête, je n'ai pas vu le film, mais si pour un documentaire-pamphlet comme Bowling for Columbine de Michael Moore il doit y avoir un recul pour faire la nuance, la charge émotive d'un film sur la maltraitance d'enfants exige aussi un tel exercice. C'est trop tentant de faire des sérieuses carences d'un système son échec, comme tirer sur l'État devient la satisfaction des individus revanchards sans qu'ils ne veuillent faire le propre examen des choix et des valeurs auxquels ils adhèrent.
Envoyé par - François - le octobre 10, 2005 12:52 PM