vendredi, le 4 novembre 2005

Les cloches vont parler...

Fin de campagne électorale à Québec et dénouement ce dimanche. La tendance et ce qui se dessine sont inquiétants : la population est béate et presque concupiscente à l'endroit de la candidate Boucher qui devrait être élue à la mairie. L'équilibre de plusieurs de ses partisans est aussi préoccupant. Ils sont aux mamelles de cette dernière, même si la source est tarie ; la maigreur, voire le vide en termes vision de développement social et économique, et une notoriété du passé, il semble que ça attire les petites bouches. Alors, comment peut-on donner la bénédiction à si peu ? Du torrent des mots de la candidate que ses partisans avalent sous prétexte qu'ils ne flirtent pas avec la langue de bois, lesquels concernent une vision urbaine ? Aucun.

Alors, je m'adresse à eux : nous sommes en 2005, votre vote est une réminiscence et une voix pour la gérontocratie matriarcale ; la ville, ce n'est plus ce simple prestataire de services, son maire, uniquement cette mère bienveillante qui vous consolera de vos trottoirs fissurés et vos égouts qui vomissent. Ainsi, par sa taille, sa reconversion économique, les défis que posent la concurrence mondiale, le redéploiement des forces économiques, l'importance de faire du savoir une nouvelle niche, Québec doit viser plus haut qu'un simple ratatinement, le repli sur soi. Il est facile et rassurant, comme s'est employé à le faire la candidate, de jouer dans le registre des taxes et de l'augmentation des dépenses, sans les ventiler, sans distinguer celles qui sont récurrentes, sans partager les dépenses dites superflues des investissements et ignorer, consciemment ou non, le contexte précédent. Au fait, peut-être oubliez-vous qu'un Loranger défusionniste, comme le fut Boucher à cette époque, aspirant maire populiste dans son bled défusionné d'Ancienne-Lorette, a de la boue sur les mains tout en se targuant d'avoir eu une gestion financière rigoureuse...

Québec la pure sous son ciel impur aime multiplier les signes de sa ruralité, dans tout ce que ce mot peut avoir comme sens péjoratif. Élire la candidate Boucher n'en sera que la confirmation. Dimanche, mon vote ira au candidat Larose. Certains lui reprochent son manque de charisme... Je n'ai pas besoin d'une grande gueule et d'un vendeur de bagnole usagée comme maire. Certains lui reprochent d'être le dauphin du maire sortant... Je le vois comme une continuité, tout en pouvant polir l'aspect proximité que plusieurs déploraient chez le maire L'Allier. Son équipe, ce que n'a pas Boucher qui est candidate indépendante, elle m'apparait solide et cohérente avec la vision que j'aie de ma ville. Malheureusement, je crois que je serai désenchanté dimanche soir, à moins d'une soudaine lucidité dans la population.

Envoyé par - François - le novembre 4, 2005 07:23 AM
Commentaires

Je n'avais déjà pas une bonne image de la ville de Québec, mais à te lire, ça ne s'arrange vraiment pas... Que se passe-t-il, un nuage toxique a stationné au dessus de la ville et détruit les neurones de ses concitoyens ?

Envoyé par: Laurent le novembre 4, 2005 03:31 PM

Laurent > Eh oui... Un immense potentiel, mais une ville aux trop nombreux colonisés d'esprit.

Envoyé par: Francois le novembre 6, 2005 11:53 AM
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