Parce que le Québec est un éternel été pour les miss météo et les pleutres, la météorologie médiatique qui se targue de tendances pseudo-scientifiques sur quatorze jours casse déjà du sel (sic) sur le dos de l'hiver. Novembre et ses dents de scie ne sont qu'un début ; mois des morts, tel le présage au défilé des édentés de la saison blanche, novembre annonce décembre. Et, comme ce dernier est la suite logique du premier, il n'y a pas de doute que nous avançons vers la saison des jérémiades et des lamentations. La tempette (sic) qui est la tempête d'urbains des dernières heures nous en convainc. Alors allons-y de quelques boules de neige en pleine gueule, chers lecteurs.
D'abord, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, la science météorologique a cédé au marketing ; ici, les observateurs nourrissent un peu plus le complexe québécois par rapport à sa nordicité, faisant mentir le poète. Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver, chanta-t-il. Mon pays ce n'est pas un pays, c'est un tiers-monde climatique, vous dis-je. De cette nordicité refoulée, un jour j'écrivis pour mon mémoire de maîtrise qu'elle est la prise en compte d'un milieu de vie dans une zone froide fortement associé à l'humidité, la neige et les vents. De fait, la nordicité exige une philosophie de développement qui conduit à proposer des solutions originales, satisfaisantes et durables aux problèmes politiques, économiques, culturels et urbanistiques. Autrement dit, il faut dépasser la perception que la nordicité est uniquement le « Grand Nord » et les terres des Inuit. La notion du nord est en bien relative, en définitive.
Par ailleurs, seulement le vocabulaire « bâtardise » un plus notre hiver, sous prétexte d'une vulgarisation de l'information. Je vous présente la plus récente trouvaille que j'ai décrochée chez Météomédia, la neige roulée :

Poétique, mon oeil et nous sommes loin de la prose de monsieur Jourdain. On dirait plutôt l’invasion de chardon de Russie, ces boules d’herbe des plaines de l’Ouest qui roulent dans les bons vieux films westerns.
Dernière remarque : lorsque par malheur le ciel annonce une neige prochaine, les citoyens réclament qu’on la ramasse avant qu’elle ne soit tombée. De territoire fortement marqué par la saison froide, nous sommes passés à une époque de disparition de l’hiver dans la ville, soit une « désaisonnisation ». En quelque sorte, c’est l’existence d’un paradoxe : autrefois plus pénible à vivre, l’hiver était relativement accepté, alors qu’aujourd’hui il est l’objet de constantes lamentations et récriminations.
À quand l'article pour Urbanité !
Envoyé par: Lacasse le novembre 25, 2005 01:45 PMDaco Dac, François. Je comprends ton point de vue.
Mais la température du corps humain fait qu'on vit artificiellement en ce pays. On l'a vu avec le verglas. Oui, je sais nos ancêtres, nos arrières-grands-parents, les Inuit ont su composer avec. Aujourd'hui, l'électricité, les bottes, les centres d'achat et les petites bûches nous aident à passer au travers.
Seulement, le froid et le vent agressent mon thermostat vital et je n'y peux rien. J'ai beau le combattre, je le perçois comme un agent hostile à ma survie... Je ne rêve pas de Rio ou de Naples mais, il me semble que de nombreuses contrées ont des climats qui facilitent les rapprochements avec la Nature, ce qui n'est pas notre cas ici: oui, c'est vrai, je ne trippe pas sur le ski de fond ou le patin à glace...
Oui, je sais, la Nature sous la glace possède ses attraits. Mais quand même, le froid fait mal... Je m'en passerais si facilement!
;-)
Envoyé par: Serge Alain le novembre 25, 2005 09:44 PM