vendredi, le 6 janvier 2006

En campagne - Haute voltige

Chère madame, du mot séparatiste que vous utilisez à satiété pour glorifier votre vertu fédéraliste, mes doigts vous pianotent « fédéraux » avec le même dégoût que vous avez pour les premiers. Ainsi, lorsque qu'un candidat-astronaute encore en apesanteur déclare qu'il « ...quitterait le Québec, c’est certain, parce qu’il ne pourrait pas supporter de vivre dans un Québec indépendant », ajoutant du même souffle que les souverainistes n'ont pas « [pensé] à toutes les conséquences de [leur] projet » et qu'en ce sens « c'est un peu comme lorsque les États-Unis sont allés à Bagdad. Ils ont agi rapidement, mais qu'est-ce qui vient après? », votre « peut-être été politiquement naïf » que vous lui accolez équivaut à un stupide dans ma compréhension.

Établir un parallèle entre l'« instabilité politique » des lendemains d'un vote positif à l'indépendance québécoise et le conflit irakien et avaliser cette dite évaluation comme vous le faites, c'est de la haute voltige déjà loin de la troposphère et l'oxygène vous manque. Que Marc GARNEAU se sente à l'étroit dans un Québec indépendant et qu'il crie son amour du Canada, grand bien lui fasse comme à vous. Quand vous concluez au « monologue séparatiste au Québec », de mono il n'y a qu'un. Vous écrivez que « les élections ne sont pas LE bon moment de parler bouleversement politique ». Peut-être oubliez-vous que les anciens gouvernements dont vous avez fait partie, comme ceux précédents, ont jugé de même en « temps de paix » ?Restez donc dans la garde-robe à glouglouter avec vous-même.

Envoyé par - François - le janvier 6, 2006 01:35 PM | TrackBack
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