Cet article mérite réflexion ; d'une politique de ciruculation qui génère obligatoirement des mécontents, il y a le difficile exercice de la mitigation des inconvénients et surtout, de la conciliation de l'usage de l'espace.
Les auteurs font référence à une étude économique qui juge du « ...coût élevé de cette politique [nouvelle politique de circulation de Paris] qui fait perdre du temps, consommer davantage de carburant, stagner la pollution, donc les nuisances. » Or, ce type d'étude prend souvent en compte des comportements initiaux - ceux qu'on veut changer - et les paramètres associés. Par exemple, ça m'apparaît évident qu'un automobiliste tournera plus longtemps avec les nouvelles règles de circulation, mais il faura aussi vérifier combien parmi l'ensemble des conducteurs vont troquer la voiture pour le transport en commun ou le covoiturage. Enfin, vite comme ça, il y a cet autre paramètre dans la même foulée : le temps. L'activité économique n'est-elle pas malléable dans le temps, en ce sens qu'à l'image de la nature, elle a horreur du vide et qu'elle réussira à se nicher sous d'autres formes, surtout dans nos milieux urbains ? Bref, qu'il y a une période de transition.
Envoyé par - François - le janvier 22, 2006 12:04 PM | TrackBack