samedi, le 28 janvier 2006

Un trop bref sursaut

Hier soir, ce n'est pas le fait que le bonhomme ait commencé à faire ses parties de jambes en l'air carnavalesques qui me rendit joyeux, gentil, attentif et indulgent comme une Janette qui dirait : « Mon pauvre petit .5, comme je compatis... Réduit à un vulgaire rat de laboratoire, il ne faut pas prendre le mors aux dents, petit ! Continue à courir dans ta roulette, lui dirais-je : ça te donnera au-moins l'impression d'avancer. » Non, je n'ai quand même pas le coeur dans la main pour en arriver à tant de compassion et de pitié, à moins que cette dernière ne soit synonyme de mépris.

J'ai plutôt revu et écouté avec joie un vieux prof d'urbanisme - j'écris vieux, mais ça ne fait que quelques années et surtout, il est encore fringant, urbanistiquement parlant à tout le moins ;c) - qui a débattu de la question suivante à la télévision : pour ou contre les péages routiers ? À froid, je suis contre mais pas au nom du principe d'équité ; en y réfléchissant, j'y vois surtout un moyen par lequel on mettrait en branle un mécanisme de financement de projets de routes, ponts, etc. en prétextant l'amortissement plus rapide des coûts, d'où des choix politiques électoralistes douteux qui vont sous-estimer les effets des dits projets sur le territoire, notamment sur l'environnement. Ce fut le boost de ma soirée.

Envoyé par - François - le janvier 28, 2006 12:14 PM | TrackBack
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